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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 23:07

Deux semaines après le retour, il est temps de conclure ce blog.

Tout d'abord, merci à tous ceux qui nous ont lu, ceux qui ont mis des commentaires mais aussi les lecteurs silencieux qui ont contribué à faire augmenter le "blog rank", statistique tout à fait inutile mais néanmoins suivie avec attention par la responsable communication... C'est encore mieux de voyager quand on a l'impression de partager l'expérience!

Je dis bien voyager et non "partir en vacances". Notre périple a été (injustement!) assimilé à des grandes vacances mais le voyage au long cours est bien différent du tourisme intensif que nous avions pu pratiquer auparavant. Le rapport au temps change complètement : plutôt que d'accumuler les visites on prend le temps de s'imprégner de l'atmosphère de chaque escale. En faisant les marchés et en papotant avec les vendeurs des magasins, en flanant dans les rues et en regardant les gens depuis la terrasse d'un café on se sent bien mieux immergés dans la vie locale qu'en courant les musées.

Depuis deux semaines, bien sûr, nous avons quitté ce rythme tranquille du voyage en bateau pour retrouver le rythme (comparativement) frénétique de la vie à terre. Sans compter qu'il faut se réhabituer à dormir sous une couverture, mettre les pieds dans des chaussures fermées et fréquenter des visages pâles...
Mais bon, nous ne nous laissons pas abattre et bien qu'on nous ait parfois prédit un retour difficile ("vous allez voir, ça va être horrible"), nous restons optimistes et nous n'avons pas encore entamé le stock d'anti-dépresseurs emportés dans la pharmacie de bord en cas de gros coup de blues. Après tout, trouver un nouveau boulot, emmenager dans une nouvelle ville, construire une nouvelle vie, c'est une autre aventure...

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 14:03

10-08-31 - arrivee cap vert

1 – Meilleure traversée

A : Traversée aller de l'Atlantique, au portant, dans les alizés.

J : Guadeloupe – Açores : allure confortable, batterie chargée à bloc et bonne bouffe.


2 – Meilleur souvenir de traversée

A : En arrivant au Cap Vert avec le génois lourd tangonné, parce qu'on allait vite!

J : Le plancton phosphorescent qui met des étoiles dans le sillage du bateau par les nuits sans lune. (et aussi, les dauphins qui jouent autour de l'étrave).


3 – Pire traversée

A : Retour entre Gibraltar et Bandol : pétole ou près et du clapot.

J : Açores-Lisbonne : du près, du près, encore du près!


4 – Meilleur endroit

A : Dans un mouillage, avec une eau chaude, transparente, des cocotiers, et un beau coucher de soleil !

J : Le cockpit de Coyotico : chez nous, terrasse avec vue...


10-08-31 - noixdecoco5 – Meilleure découverte gastronomique

A : Coco seco (parce qu'on peut la ramasser sans avoir à grimper en haut du cocotier).

J : La noix de coco fraîche et le jus d'açai (parmi plein d'autres!).


6 – Le truc le plus infâme qu'on ait mangé

A : Je n'ai pas souvenir de spécialité particulièrement infectes, en général je ne garde que les bons souvenirs !

J : Le cajou!!


7 – Meilleure noix de coco

A : Au Brésil, après une longue balade dans le Pelourinho.

J : Celles ouvertes sur le bateau au milieu d'une traversée (et aussi, la première en arrivant à Salvador).


8 – Meilleur apéro

A : A chaque fois qu'on a trouvé des gens rigolo pour le partager avec nous.

J : Une caïpirinha dans le Pelourinho, un soir de samba.


10-08-31 - torres del paine9 – Meilleure balade

A : Torres del Paine

J : Le W!

 

10 – Meilleurs douaniers

A : A Kourou celui qui nous a dit de nous acheter un fusil pour traverser les eaux surinamaises.

J : En Guyane, ils nous racontaient leurs missions dans la mangrove à la chasse au trafiquant.


11 – Pires douaniers

A : Ceux qui nous renvoient à l'autre bout de la ville alors qu'on croyait avoir rempli tous les papiers.

J : Au Brésil, où il fallait remplir des tonnes de papiers en douze milles exemplaires, qu'ils photocopiaient ensuite (ça fait beaucoup de papier...).


12 – Meilleure surprise

A : Que notre couple ait survécu à notre aventure malgré la promiscuité.

J : L'intimité ne tue pas le couple!


13 – Plus grosse déception

A : Il n'y avait pas de singes au Brésil.

J : El Chaltén: le « paradis des randonneurs » est un village franchement moche où les nuages ont une fâcheuse tendance à masquer le paysage.


10-08-31 - jaime quand ca penche14 – Plus grosse dispute

A : on ne s'est jamais vraiment disputés en bateau. Mais maintenant on n'est pas d'accord sur l'endroit où on aimerait s'installer...

J : une grande question existentielle : est-ce qu'une amande, c'est gras?


15 – Plus grosse frayeur

A : Quand je me suis endormi pendant mon quart en arrivant aux Canaries et que j'ai vu un cargo nous foncer dessus en me réveillant.

J : Irrationnelle : quand le bateau gite à plus de 20° ; (plus ou moins) justifiée : les trombes et les orages entre les Baléares et Alicante ; démesurée : quand on a cru que l'éolienne était tombée en panne (le drame).


10-08-31 - tobago cays16 – Meilleur mouillage

A : A chaque fois qu'on arrive après une traversée longue et/ou difficile, avec cocotiers et eau transparente. Les Tobago Cays méritent quand même le détour !

J : En face du monastère de São Francisco do Paraguaçu; sur le Guadiana; aux Tobago Cays.


17 – Pire mouillage

A : Fernando de Noronha, parce qu'on a coincé notre ancre par quinze mètres de fond et avec des rouleaux.

J : Aucun, quand c'était nul on s'en allait.


18 – Meilleur port

A : Il n'y a pas de meilleur port, il n'y a que des meilleurs mouillages (et s'il faut en citer un : Horta, parce qu'on peut mouiller dans le port...).

J : Salvador, on y a croisé plein de gens sympa.


19 – Pire port

A : Portimão et tous les ports qui croient que parce qu'on fait de la voile on a un budget illimité.

J : Portimão! Cher, snob, et loin de tout.


20 – Plus beau paysage

A : La remontée du rio de Camamu, et dans un style différent, le Torres del Paine.

J : Choix difficile! Torres del Paine, le Teide aux Canaries, la Chapada Diamantina.


10-08-31 - ponte tortue21 – Meilleur moment

A : Regarder les étoiles de l'hémisphère sud pendant les navigations au sud de l'Equateur, pendant que le bateau trace dans les alizés.

J : La première douche après chaque traversée. Et aussi: voir la ponte des tortues en Guyane, boire un jus de fruit sous nos premiers cocotiers sur une plage de Fernando de Noronha, prendre une leçon de tango à Buenos Aires...


22 – Pire moment

A : A chaque fois qu'il a fallu réparer le moteur (heureusement pas très souvent).

J : Traversée Baléares Alicante, où je me suis dit que j'avais fait une grave erreur en m'embarquant dans cette galère. Et de manière générale, les trois premiers jours de chaque traversée...


23 – Ce qu'on sera content de retrouver

A : Une douche chaude tous les jours.

J : En plus de la famille et des amis :

- une vraie salle de bain (surtout depuis que les toilettes sont cassées et qu'il nous faut utiliser le seau, système très efficace mais non sans quelques menus inconvénients)

- un vrai lit double

- ma carte bleue (depuis qu'on me l'a piratée entre la Guadeloupe et les Açores, je me fais entretenir... Cool mais pas toujours très pratique!).


10-08-31 - cest la belle vie24 – Ce qui va nous manquer

A : Se réveiller chaque matin dans un endroit différent et paradisiaque.

J : Ne pas mettre de réveil, prendre l'apéro le soir en arrivant dans un joli mouillage, la liberté d'aller où on a envie, le temps...


25 – Ce qui ne nous manquera pas

A : Tirer des bords au près et veiller toute la nuit à cause des pêcheurs quand on arrive près des côtes.

J : Le mal de mer!


26 – Rencontre la plus mémorable

A : Tous les gens qu'on a croisés étaient mémorables et ça fait partie du plaisir du voyage de pouvoir échanger et partager.

J : Flavien le psychopathe qui nous a raconté comment il a lancé des cocktails molotov sur les gars qui essayaient de le pirater au large de Trinidad et Tobago. Et plein d'autres : les Français fous du Cap Vert, Josh le psychiatre alpiniste, Bob le belge blasé...


27 – Où sont les plus jolies filles et les plus jolis garçons

A : Plus jolies filles : Espagne. Pour les beaux gosses, je ne regarde pas trop, mais après myself of course, je dirais peut être les argentins.

J : En Argentine, c'est là qu'ils/elles sont les plus élégant(e)s.


28 – Ce qu'on regrette de ne pas avoir fait

A : Pas grand chose à part une nuit en forêt en Guyane. J'ajouterais également l'achat d'un chapeau de cow-boy brésilien à Salvador.

J : L'île de Santo Antão au Cap Vert, Flores aux Açores, la dernière partie du W, plus de dessins. (mais globalement, c'était quand même pas mal).


29 – Ce qu'on regrette d'avoir fait

A : Pas grand chose.

J : Rien!


30 – Plus gros problème de communication

A : Avec les douaniers de Salvador.

J : A la radio quand on me répond « shcrrshrrschrr » alors que je demande s'il y a de la place dans le port.


31 – Plus mauvaise surprise chez le/la coéquipier(e)

A : Elle n'a jamais voulu apprendre à naviguer.

J : Sa mauvaise humeur (vraiment incompréhensible!) quand il faut sortir régler/réparer le régulateur d'allure, de nuit et sous la pluie.


 32 – Meilleure surprise chez le/la coéquipier(e)

A : Elle est quand même restée...

10-08-31 - arrivee bandolJ : Ses compétences de skipper-garde-malade-cuisinier, tout en même temps!


 33 – Ce dont on est le moins fier

A : Ne pas avoir réussi à réparer le moteur à Salvador alors que je savais comment m'y prendre (en théorie).

J : Mes progrès (quasi nuls) en navigation.


34 – Ce dont on est le plus fier

A : Avoir réussi à ramener le bateau à bon port sans casse majeure, et qu'on soit restés ensemble.

J : Être partie, et avoir tenu le blog (à peu près) régulièrement.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 08:48

Le voyage de Coyotico c'est :

 

monnaies- 346 jours de voyage dont 102 nuits au port, 125 au mouillage et 119 en mer;

- plus de 12 000 miles parcourus en bateau (et quelques milliers de kilomètres supplémentaires en avion, bus, voiture, scooter, train, à cheval et à pied... il ne nous manque que le parapente, la montgolfière et le sous-marin).

- 9 pays et 7 monnaies différentes.

- 11 600 photos (avant tri) soit environ 27 Go – « seulement » 1229 photos ont été publiées sur notre site, imaginez à quoi vous avez échappé...

- 120 notes de blog (et pas loin de 47 500 mots!).

 

 

 

stock bouteillesEt en vrac, quelques autres chiffres également passionnants :

- 370 : heures de navigation au moteur (dont 180 en Méditerranée, où vu la densité du trafic il est franchement déconseillé de faire du sur-place en attendant que le vent se lève).

- 3 : vidanges du moteur du bateau (dont 2 en Méditerranée).

- 41 : jours (parmi ceux où nous étions au mouillage) où nous avons pu profiter d'un moteur d'annexe en état de fonctionner (il a donc fallu ramer les 84 jours restants).

- 26 : durée (en jours) de la traversée la plus longue, entre la Guadeloupe et les Açores.

- 140 : cartes postales envoyées (chiffres approximatif).

- 33 : litres d'alcools divers rapportés à bord de Coyotico (dont la moitié environ de rhum). On a un peu stressé quand un hélicoptère de la douane nous a survolés juste avant l'arrivée à Bandol, mais en fait ce n'est pas tant que ça: on a croisé des gens qui avaient acheté 50L de rhum au Cap Vert!

- 44 : jours où nous n'avons pas dormi sur Coyotico (principalement en Argentine, mais aussi 2 jours à Madère et 1 en Guyane).

 

brouillons

- 32 : pages de brouillon pour faire la dizaine de dessins du blog.

- 744 : plus haut score au Scrabble, cumulé à deux. Les longues soirées de navigation nous ont permis de perfectionner notre technique...

 

 

Certains ont demandé à connaître aussi le nombre de vraies douches prises par l'équipage pendant l'année, mais cette donnée est classée secret défense et ne sera donc pas dévoilée. Mais pas d'inquiétude, depuis notre retour nous nous réhabituons doucement à une fréquence de visites à la salle de bain un peu plus adaptée au monde civilisé (on ne sait jamais, ça pourrait nous faire du mal).

 

 

Et puis les chiffres ça sert aussi à compter les euros, et en bonne contrôleuse de gestion (il faut que je peaufine dès maintenant mon argumentaire d'entretien d'embauche) j'ai construit un fichier Excel très perfectionné pour gérer notre argent, avec suivi de nos dépenses par catégorie et par escale, prévisions, re-prévisions, objectifs, et bien sûr plein de magnifiques diagrammes : camemberts, histogrammes, et j'en passe.

 

L'utilité d'un suivi aussi précis a été contesté par une partie de l'équipage, mais maintenant je peux vous présenter nos dépenses de façon extrêmement précise. En pratique je pense que le détail qui suit a surtout de l'intérêt pour un éventuel candidat au départ, mais sait-on jamais, il y en aura peut-être un qui tombera sur cette note au hasard d'une recherche google! En tout cas, comme Axel pour le côté technique c'est le type d'infos qui m'aurait bien intéressée avant de partir...

 

Nos dépenses courantes (entre le départ et le retour à Bandol, donc sans inclure la préparation du bateau, les assurances et autres frais de préparatifs) ont été d'un peu plus de 20 € par jour et par personne, réparties comme suit :

cammenbert-copie-1

 

Quelques détails pour éclairer un peu ces chiffres :

Le plus gros poste de dépense est sans surprise l'alimentation, dont environ 30% pour la part « restaurant ». Ce dernier chiffre est assez élevé à cause de notre mois en Argentine mais aussi parce qu'au Brésil manger dans un restaurant au kilo revient moins cher que d'acheter sa nourriture en supermarché – nous avons cuisiné pendant toutes les autres escales.

Le poste "taxes et frais de port" recouvre pour 90% le coût des marinas (pour nos 102 nuits de port), les taxes dans les pays que nous avons visités étant faibles ou nulles.

La catégorie nommée "bateau" est un fourre-tout où j'ai mis tout ce qui est lié au fonctionnement du bateau, depuis le petit matériel jusqu'aux guides en passant par la facture du mécano. Mais comme on n'a eu que très peu de soucis techniques les dépenses ont été limitées et l'essentiel (60%) est pour le carburant.

La catégorie loisirs est également assez diverse, mais la plus grosse part est dédiée aux visites (musées, parcs naturels, etc), aux livres et magazines, et aux occasionnels cafés, jus de fruits ou bières (pas si occasionnels que ça en vérité, mais bon...).

La proportion relativement importante des dépenses dédiées au transport est pour les trois quarts due à notre escapade en Argentine (bizarrement, l'avion et le bus sont des modes de déplacement moins économiques que le bateau). Le reste couvre les diverses locations de voiture et scooter (8 jours en tout). L'hébergement est également lié pour la plus grosse part à notre mois en Argentine.

 

 

Mais je vous rassure, nous garderons de notre voyage autre chose que quelques chiffres et un gros fichier Excel!

A ce propos demain apparaîtra sur ce blog le "questionnaire de Proust" pour évoquer les aspects les plus marquants de cette année, du meilleur mouillage à la spécialité culinaire la plus infâme en passant par les bons et les mauvais côtés de chaque équipier, et plein d'autres questions tout aussi intéressantes...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 14:03

Nous voici donc de retour à bon port. Après quelques milliers de miles parcourus je vous propose un petit bilan technique, des choses qui nous ont servies, de celles qu'on aurait bien voulu avoir, et des trucs qu'on avait emmenés, et qui ne nous ont pas été très utiles ! En gros c'est ce qu'on aurait bien voulu lire avant de partir.

 

1) Ce qui nous a servi :

 

10-08-21 - merveilleAvant toute chose, on avait un bateau qui avait été fiabilisé au cours des années lors des croisières estivales en famille. De toute cette année, nous n'avons cassé qu'une drisse de génois au Brésil et le hale bas de grand voile un peu avant les Açores. Même si Coyotico a des défauts, notamment son incapacité à faire du près dans le petit clapot, on a vraiment apprécié sa robustesse, son volume intérieur, et sa facilité de manœuvre.

 

Le détecteur de radar nous a permis de passer de longues nuits sereines dès qu'on avait quitté les plateaux continentaux et leurs lots de pêcheurs. Ce petit boîtier qui ne consomme presque rien nous avertit par une alarme bien sonore dès qu'un cargo, un bateau de pêche, ou n'importe quoi avec un radar allumé passe dans un rayon de 5 à 10 M. Comme au large tout le monde (à l'exception des plaisanciers, rares) a un radar allumé en permanence, on peut rester au chaud dans le bateau.

 

10-08-21 - panneausolaireNotre éolienne et notre petit panneau solaire nous ont permis d'avoir les batteries du bord chargées en permanence, sans avoir à mettre en route le moteur. L'inconvénient d'une éolienne, c'est qu'elle ne débite pas lorsque le vent apparent est inférieur à 3 beaufort. Si c'était à refaire, on embarquerait plusieurs m² de panneaux solaires supplémentaires, sur un portique à l'arrière du bateau. On ajouterait également une ou deux batteries de service (on n'en n'avait qu'une) pour pouvoir utiliser les ordinateurs du bord sans arrière pensée. Dans le même esprit, on remplacerait toutes les ampoules néon et feux de position par des LED qui consomment nettement moins.

 

10-08-21 - regulateurLa quasi intégralité de notre voyage s'est faite sous régulateur d'allure. C'est un système fiable et robuste, simple, donc -super important- réparable avec les moyens du bord, ce qui n'est pas le cas des pilotes électroniques. La panne qui revient le plus souvent chez les «tourdumondistes » que nous avons croisés est liée à leur pilote électrique : électronique, vérins, qu'ils soient sur secteur ou extérieurs, lâchent à tour de rôle et sans prévenir. Et il est impossible de trouver les pièces localement.

 

Ce n'était pas prévu initialement, mais nous sommes partis avec un téléphone satellite qui s'est avéré bien pratique pour récupérer la météo (grib.us) lorsqu'on a quitté les alizés, et également pour prévenir nos proches lors des longues traversées. Le coût de l'appareil neuf est prohibitif, mais le forfait 1 an 500mn revient quasiment au même prix qu'un portable métropolitain. Il faut donc revendre le téléphone au retour !

 

Nous avons mis longtemps à faire réparer le petit HB 2CV de notre annexe. On a ramé des Baléares à Salvador, en passant par Gibraltar et les Canaries. C'est tout à fait faisable. Néanmoins, on était content que notre moteur soit réparé pour les mouillages souvent ventés des antilles. Une bonne annexe rigide avec dame de nage doit pouvoir pallier avantageusement et à moindre coût à un moteur HB. Sans compter les risques de vol qui sont sensiblement diminués. Pour rappel, on nous a fauché notre hélice à Lisbone, donc depuis on rame à nouveau.

 

10-08-21 - minuteurOn était contents de pouvoir compter sur notre ancre CQR et ses cinquante mètres de chaîne, en particulier dans les mouillages des îles de l'Atlantique, où les fonds tombent brusquement, et dans les fleuves tropicaux où ils sont de mauvaise tenue. Ainsi équipés, on a l'esprit plus tranquille quand on laisse le bateau au mouillage quelques jours.

 

Enfin, pour finir avec le matériel indispensable, le minuteur de cuisine. A bord, il sert à tout. Pour la cuisine bien sûr, mais aussi lorsqu'on doit faire des quarts : 15 minutes de sommeil avant le bip bip fatidique. Lorsqu'un cargo se présente à l'horizon, quand on débranche le détecteur radar le temps que le cargo s'en aille, alors on met le minuteur à sonner pour être sûr qu'on ne se rendorme pas pendant ce temps, au cas où il faudrait corriger la route. Ou bien toutes les deux heures dans la pétole pour vérifier qu'on ne fait pas trop d'erreurs de cap sous régulateur d'allure. Bref on ne partirait plus sans !

 

2) Ce qu'on avait emporté et qui ne s'est pas avéré très utile

 

10-08-21 - bluNous avions également emporté une BLU pour capter la météo. Si on a capté RFI jusqu'au cap vert, les ondes sont restées muettes au Brésil et pendant la traversée de retour. Le signal est souvent brouillé, plein d'interférences, et est sensible aux conditions météo. Par contre, lorsqu'on recommence à capter, c'est chouette de pouvoir écouter des radios françaises. Et c'est gratuit, contrairement au satellite !

 

Nos vestes de quart on passé beaucoup de temps dans la penderie. On ne les a vraiment utilisées que pour manoeuvrer lors de la traversée Açores-Lisbone. Le reste du temps, un t-shirt suffisait. Et pendant les averses tropicales, on sortait le bon vieux ciré Cotten, autrement plus étanche que n'importe quel « tissu technique », a mon avis de vastes arnaques. On navigue en effet différemment au long cours et sur un weekend : en voyage, quand il fait mauvais, on ne sort que pour manoeuvrer, sinon on est bien au chaud dans le carré !

 

On avait à bord un petit frigo 12/220V qu'on n'a jamais utilisé, à cause de sa consommation électrique. On vit très bien sans, même si on a souvent regretté de ne pas avoir de bière fraîche à bord ! Les fruits et légumes, même sous les tropiques se conservent très bien dans un tiroir aéré, les yaourts 2 jours, même à 38°. Le fromage (sec hein, pas du chèvre frais) se garde sans soucis une ou deux semaines, même s'il devient un peu huileux sur la fin. Seule la viande se conserve mal. Mais on a fait quelques conserves maisons, et on a acheté de la viande séchée qui se garde très bien.

 

3) Ce qu'on n'avait pas et qu'on aurait bien aimé avoir

 

10-08-21 - biminiLes bateaux de nos amis qui avaient un cockpit long et profond, avec une table nous ont souvent fait rêver... Le cockpit extrèmement réduit de Coyotico (1m x 50cm x 30cm) permet de s'assoir pour lire, mais il est impossible d'écrire, de dessiner, où de travailler un peu longtemps sur les ordinateurs à cause de l'absence de table. Je ne parle même pas de quand on a des invités à bord !

 

Pour continuer sur le cockpit, on a installé, pendant toute la période où on était sous les tropiques, un petit bimini, qui nous a permis de passer du temps dehors, en mer, et à l'ombre. Et, parce qu'on n'était plus obligés de se terrer dans le carré de 9H à 17H, ça nous a changé la vie !

 

10-08-21 - manoeuvres avantPendant les longues traversées, j'ai souvent rêvé d'un peit autoradio qui nous aurait permis d'écouter des MP3 sans vider la batterie du bord, et avec un son de meilleure qualité que sur les ordinateurs. On commence quand même à être dans le détail et le superflu !

 

Le bateau n'a pas d'enrouleur de génois, et parfois, dans les conditions changeantes de l'Atlantique nord, on aurait bien aimé ne pas trop aller se faire tremper sur la plage avant avec des voiles gorgées d'eau à changer. Mais bon, on vit quand même bien sans. Et les voiles à endrailler ont quand même un plus joli profil que les enrouleurs.

 

 

Pour conclure, je dirais que le bateau idéal n'existe pas. Par contre, certains aspects sont plus importants que d'autres. Parmi les critères importants, je citerai notamment la robustesse, la fiabilité, et aussi la facilité de nettoyage ! Nous n'avons pas eu à courir après les fournisseurs et à passer notre temps en bricolages divers et variés. Nos escales ont donc été de vraies escales et on a pu passer du temps à explorer ces nouveaux horizons. C'était un vraiment un super voyage !

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 19:05

Nos repas au Portugal et en Espagne étaient moins exotiques que de l'autre côté de l'Atlantique, mais on a tout de même très bien mangé, et plusieurs bonnes surprises méritent d'être signalées.

10-08-21 - bacalhau a brasAu Portugal, parmi les nombreuses manières d'accomoder le poisson (surtout les sardines et la morue), on a bien aimé le plat qui s'appelle "bacalhau a bras", sorte de mélange de riz, morue, oeuf et autres ingrédients, pour former un tout pas très présentable mais très bon.
En Espagne, nous avons adopté la mode des tapas que ce soit au restaurant ou sur Coyotico. A côté des classiques tortilla, jambon, fromage, nous avons découvert le salmorejo, sauce qui ressemble à du gazpacho épais, à manger avec des oeufs durs et des lardons, et les patatas bravas, pommes de terre frites dans des épices et accompagnées d'une sauce piquante.

10-08-21 - tapas
10-08-21 - patisseriesPour terminer le repas, tant le Portugal que l'Espagne proposent d'innombrables patisseries en tout genre, dont nous avons testé un assez large échantillon (pure curiosité scientifique, bien sûr). On retiendra le délicieux pastel de Belem, typqiue de Lisbonne, avec sa pâte feuilletée remplie de crème; les "tortas de aceite", sortes de galettes parfumées à l'anis qu'on trouve dans le sud de l'Espagne et qui sont meilleures que ne laisse supposer leur nom ("tarte à l'huile").
Enfin, on a trouvé une patisserie nommée "turron de Cadix" (c'est un gros bout de pâte d'amande à l'oeuf) mais on a des doutes sur l'authenticité de cette spécialité : on soupçonne la boulangerie qui les vend d'avoir donné ce nom à cette patisserie dans le but d'attirer le touriste friand de couleur locale et non parce qu'elle est effectiviement répandue dans la région, car on n'en a jamais trouvé ailleurs (en tout cas, leur stratégie a fonctionné avec nous...).

10-08-21 - turron cadiz
10-08-21 - gazpachoEnfin, abordons le chapitre des boissons, qui pour une fois ne parle pas que d'alccol!
Dans la catégorie "boissons fraîches", la plus répandue est le "granizado", mélange de jus de fruit (souvent du citron) et de glace pilée. La plus insolite est le gazpacho : cette "soupe froide" de tomate, poivron et concombre est généralement servie dans un verre et est effectivement très rafraîchissante, d'autant plus que ce n'est pas du tout sucré. 10-08-21 - granizado et horchataMais le prix du plus bizarre revient à la horchata, boisson à base de "chufa" (souchet en français, pour ceux que la traduction aide) qui est une sorte de tubercule (je crois). Cela donne une boisson à l'aspect lacté, au goût assez étrange et différemment sucrée selon les endroits (plus en Andalousie, moins à Barcelone). Car poussée par l'esprit aventurier de l'exploratrice, j'ai goûté plusieurs fois cette chose bizarre, pour en étudier tous les aspects. Mais je dois dire qu'à chauqe fois j'ai lorgné avec envie sur la boisson d'Axel, moins exotique mais plus apétissante...

Pour l'apéro, nous avons bu en Espagne de la sangria (forcément) et au Portugal du vinho verde, sorte de vin blanc sec légèrement pétillant et plutôt sympa, et aussi du Porto, plus classique mais très bon aussi. Avec modération bien sûr!

 

 

 

10-08-21 - amandesJe ne peux pas terminer cette note de blog sans aborder le sujet des amandes, qui représentant la grosse déception gastronomlique de cette étape. Nous en avons trouvé en quantité sur des arbres sur les collines autour du Guadiana. Comme les amandiers étaient sur les bords de la route, sans clôture et sans maison à proximité, nous avons rempli nos poches, tout contents et en nous demandant pourquoi diable personne ne les avaient pas ramassées avant nous. Nous avons eu la réponse dès notre retour su le bateau, quand les amandes se sont avérées très amères. Un petit tour sur internet nous ayant appris que les amandes amères contiennent un poison assez méchant, nous nous sommes résignés à les jeter (non sans les avoir gardées un petit moment, en espérant que miraculeusement elles finissent par prendre un goût normal).

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 19:03

Nous sommes revenus hier à Bandol, notre point de départ, après une traversée tranquille environ un tiers voile et deux tiers moteur.
Nous sommes en train de préparer un bilan de notre voyage, et pour prolonger le plaisir (le nôtre en tout cas...) il se fera en trois notes de blog : un bilan en chiffres, un bilan technique, et un questionnaire type Proust (meilleur endroit, meilleure traversée, etc).
S'il y a un thème qui vous intéresse particulièrement ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous en faire part nous essaierons d'y répondre!

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:10

10-08-18 - costabravaLa navigation entre Barcelone et le nord de l'Espagne est plutôt agréable : la côte est jolie, avec des calanques, des collines escarpées et des villas cachées dans la verdure. Mais quand on se rapproche on se rend compte que chaque petite anse est bondée de bateaux, à moteur ou à voile, et dans notre recherche chimérique du "petit mouillage tranquille" nous sommes arrivés plus vite que prévu au Cabo Sebastian, et nous avons même poussé jusqu'à Cadaqués, où nous sommes actuellement.

Cadaques est un village tout à fait charmant mais un peu décevant pour l'autoproclamée "ville de Dali": nous n'avons réussi à voir que deux tableaux de lui, tout les deux format carte postale ou à peine plus grand. Nous qui n'étions venus (presque) que pour lui, on est un peu frustrés!

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:07

10-08-18 - barceloneEn bons touristes nous avons fait le tour des principales attractions de la ville de Barcelone.

Nous avons d'abord parcouru le centre ville : Las Ramblas, ses restaurants et ses hommes-statues; la cathédrale et son cloître planté de palmiers (inattendu mais très joli); les petites rues de la vieille ville bordées de vendeurs de glace et de magasins branchouilles (et aussi celles avec tags sur les portails et linge aux fenêtres)...

L'étape suivante dans notre exploration de Barcelone a été - forcément - le circuit Gaudi. Nous avons fait le tour des principaux lieux et bâtiments liés à l'artiste Barcelonais, en commençant par le parc Güell, un grand jardin décoré par Gaudi. On y trouve un peu de tout, de l'affreux comme du plutôt joli : des maisons aux formes bizarroïdes, des bancs couvertes de mosaïques aux motifs colorés, des arcades imitant des formations rocheuses et/ou d'arbres (ce n'était pas très clair)... Nous aurions aussi pu admirer un célèbre dragon-lézard s'il n'avait pas été masqué par des foules de gens en train de se faire prendre en photo face à la bête. Heureusement, pour compenser, dans un tout autre genre mais tout aussi exubérant que du Gaudi, nous avons croisé au détour d'un chemin un guitariste en marcel et pantalon léopard qui avait presque autant de succès que le lézard-dragon.

10-08-18 - parcguell
10-08-18 - sagradafamiliaNous avons ensuite fait un tour à la Sagrada Familia, impressionnante construction sans plan bien reconnaissable, et très hétéroclite : tours et flèches à volonté, des fenêtres gothiques, quelques statues très stylisées, de la mosaïque... La palme du bizarre revenant aux grappes de pamplemousses et autres fruits (on a cru reconnaître des bananes) qui couronnent certaines tourelles. Un ensemble assez déconcertant, donc, qui nous a laissé sceptiques tous les deux.
Après ça, les deux maisons dessinées par Gaudi qui étaient les dernières étapes de notre circuit, nous ont paru presque normales, bien que leur façade soit franchement... bizarre (c'est fou comme ce mot revient fréquemment quand on parle de Gaudi).

Et puis comme Barcelone est réputée pour sa vie nocturne, nous avons aussi fait un tour du centre ville by night. Les rues étaient à peu près aussi animées qu'en plein jour, surtout sur la place de la cathédrale où il y avait un bal (oui oui, un bal, avec merengue et cha cha cha). De restaurant en bars à tapas le temps passe vite, mais nous ne sommes pas restés jusqu'au bout de la nuit, seulement jusqu'aux environs de 1h du matin. Petits joueurs pour une soirée espagnole, mais suffisamment tard pour observer les policier barcelonais qui à cette heure parcourent les rues de la ville pour vérifier que personne ne boit plus dehors. On les a même vu fouiller les palmiers du port à la lueur de la lampe torche pour voir si personne n'avait planqué d'alcool dedans, ça ne rigole pas!

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:08

annexe4-1

 

Mais malgré tous ces points positifs, on est quand même bien contents quand on a réussi à réparer le moteur :

 

annexe4-2

 

 

Nous partons aujourd'hui de Barcelone pour la dernière étape de notre parcours, qui va nous ramener à Bandol d'ici la fin de la semaine prochaine, après quelques petites escales autour du cap San Sebastian au nord de l'Espagne.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 16:55

10-08-11 - ruecadizCadix a une cathédrale, des gros remparts et des forts qui donnent sur la mer, des jolies rues étroites dans le quartier médiéval, des patios plein de verdure et d'azulejos, des rues piétonnes et des beaux bâtiments du temps où la ville était le port pour le Nouveau Monde.
Mais en fait Cadix est une ville à vivre plutôt qu'à voir : il faut se promener dans les petites rues qui donnent presque toutes sur la mer, faire du lèche-vitrine au milieu des gens qui vont à la plage ou reviennent du marché, visiter l'exposition d'un peintre péruvien dans un des vieux fort, faire de la balançoire dans un jardin peuplé de dinosaures en plastiques (étonnament réussis), applaudir au tournage de la chorégraphie géante (la moitié de Cadix y a participé) d'un clip pour une marque de rhum cubain sur la place de la cathédrale, suivre les "itinéraires touristiques" tracés en bleu, orange ou violet sur les trottoirs, qui tournent parfois en rond ou disparaissent mystérieusement, manger des glaces et regarder les pêcheurs des remparts lancer leurs lignes et nourrir les chats du port avec des bouts de poissons.


10-08-11 - alcazarSéville, que nous sommes allés visiter en train, est plus flamboyante : il y a l'imposante cathédrale et son clocher, la célèbre Giralda; l'Alcazar, son jardin et ses magnifiques patios de l'époque arabe, qu'on dirait sortis de l'Alhambra; le quartier Santa Cruz, dédale de ruelles si pittoresques... Mais malgré l'accumulation d'attractions touristiques Séville est loin de la ville-musée qu'on pourrait attendre. Seuls les touristes ont l'idée saugrenue de se promener sous le soleil de plomb de midi (44° au termomètre de la place Don Juan de Austria) mais on découvre régulièrement des indices d'une vie locale : dans l'ombre des minuscules bars qui sont presque aussi nombreux que les églises, dans la fraîcheur (relative) des jardins, ou à l'abri des bâches tendues d'un immeuble à l'autre dans les rues étroites du centre commerçant. Cette impression se précise vers la fin de l'après-midi, quand Séville se réveille de la sieste et s'anime tout d'un coup : la chaleur est plus supportable, les cafés se remplissent et la foule qui déambule devant les magasins du centre se densifie.
Mais nous n'avons eu qu'un bref aperçu des différents visages de Séville, puisque notre train nous a ramenés à Cadix vers 20h. On reviendra...
10-08-11 - seville

Ce n'est pas en train mais en ferry que nous sommes allés à Puerto de Santa Maria, une des trois villes habilitées à produire du vin de Jerez (ou Sherry, pour les anglais qui ont du mal à prononcer la Jota), où nous avons visité une des caves, ou "bodegas".

10-08-11 - bodegaLa visite de la cave est courte et peu spectaculaire : ce n'est qu'un grand hangar où l'on peut voir des rangées de tonneaux, empilés sur trois étages. La partie de la production réservée à la famille et aux amis du propriétaires n'a rien de remarquable non plus, à part sa taille (assez considérable) et la présence de dédicaces plus ou mojns lisibles sur un grand nombre de tonneaux.
Heureusement, le discours de la guide était très intéressant; on apprend entre autres choses que l'appellation "Jerez" recouvre en fait au moins cinq sortes de vins bien distinctes, et que la caractéristique principale de leur élaboration (outre la variété de raisin et le lieu géographique) est un curieux système à base de transvasements annuels d'une partie du vin d'un tonneau dans un autre.

Mais la meilleure partie de cette visite a été (sans surprise, me direz-vous) la dégustation : à l'heure idéale (un peu avant 14h, parfait pour l'apéro), nous avons pu goûter aux cinq principaux types de vin dont le mode de fabrication nous avait été expliqué un peu plus tôt, du plus sec (le "fino") au plus doux (le "pedro jimenez", tellement sucré que l'on dirait de la liqueur de raisin sec). Et, délicate attention, pour accompagner tout ça et éviter qu'on se cogne dans les murs en repartant, nous avions aussi des cacahuètes, chips et autres biscuits à grignoter.
Seul bémol : au vu de la quantité servie il nous aurait fallu un peu plus de temps entre chaque vin pour ne pas avoir à se dépêcher de vider son verre pour avoir droit au suivant. Mais bon, on ne peut pas tout avoir...

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