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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 12:30

Fernando de Noronha était notre point d'entrée au Brésil, nous avons donc passé quelques heures à la capitainerie du petit port de Santo Antonio pour obtenir tous les papiers qui nous permettraient de circuler sans trop de soucis sur l'île et dans le reste du Brésil.
Il y a eu les reçus des taxes perçues par le parc naturel (environ 3/4 d'heure pour calculer le montant, taper et imprimer trois reçus en deux exemplaires chacun), puis il a fallu attendre la policia federal qui s'est aimablement déplacée jusqu'à la capitainerie pour s'occuper de nos cartes d'entrée dans le territoire et des papiers d'entrée et de sortie du port. En attendant, nous avons laborieusement papoté moitié en français moitié en portugais avec la police militaire (c'est d'ailleurs la première fois que j'ai vu écrit "police" sur un T-shirt accompagné d'un short), mais notre vocabulaire limité et notre méconnaissance des temps autres que le présent a rendu la discussion un peu difficile. Après environ une heure et demie d'attente on avait abandonné la conversation et la policia federal a fini par arriver (vu que l'île fait environ 10 km de long sur 4 de large, ils devaient avoir des gros problèmes à régler avant de venir nous voir), et nous avons donc rempli le reste des papiers.
Puis, toutes formalités accomplies, nous sommes partis à la découverte de l'île, ou du moins la partie autorisée, car comme c'est un parc naturel une bonne partie des sentiers n'est accessible que si on prend un guide.
 

Fernando de Noronha est réputé pour ses plages paradisiaques, sa faune et sa flore.
Les plages sont telles que décrites dans les dépliants publicitaires: sable blanc et mer bleue, sans constructions ni surpopulation pour gâcher le tableau. Nous avons parcouru à peu près toutes les plages de l'île accessibles (car non, nous n'avons pas lézardé sur ces plages paradisiaques toute la journée même si c'était très tentant.) et nous n'avons rencontré que quelques surfeurs et autres baigneurs, et une ou deux personnes dans des hamacs à l'ombre.
La flore est plus décevante puisque nous n'avons pas vu grand chose à part des arbustes rabougris, des lianes qui envahissent les arbustes en question, et quelques cocotiers pour bien montrer qu'on était sous les tropiques.
Par contre, la faune est effectivement très riche: à terre des varans de komodo et des marmottes (à moins que ce ne soient leurs lointains cousins, à vrai dire on ne les a vu que de loin, mais les lézards étaient vraiment énoormes); dans les airs plein d'oiseaux de tailles diverses, généralement blanc, noir, marron ou dans une combinaison de ces trois couleurs.
En ce qui concerne la faune sous-marine, nous n'avons pas opté pour le mode de découverte privilégié qui est de se faire traîner avec masque et tuba derrière un petit bateau à moteur mais nous avons quand même pu voir plein de poissons rayés, des gris moins exotiques et un un gros rond qui ressemblait à un poisson perroquet. Et même une tortue de mer, qui est venue nous voir au moment où on essayait de remonter l'ancre, qui s'était traîtreusement coincée sous un rocher et refusait de quitter Fernando de Noronha.


La traversée jusqu'à Bahia a beaucoup ressemblé à celle depuis le Cap Vert: lecture - studieuses cette fois, pour arriver un peu renseigné en Amérique du Sud -, mal de mer et pêche - la principal prise étant un gros poisson que nous avons identifié comme un barracuda, qui a commencé à sentir très fort très rapidement et dont nous avons jeté une partie. Il nous reste à goûter les filets salés et séchés qu'Axel a préparés, d'ailleurs si quelqu'un sait comment on cuisine du poisson séché on est intéressé! On a encore un bout de dorade dur comme du bois qui traîne dans le bateau depuis les Canaries, il faut vraiment qu'on s'en débarrasse. Axel veut le manger mais j'ai comme des doutes...

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commentaires

celine 03/12/2009 14:17


Et les conserves , vous y avez pensé ?

Du barracuda mariné à faire gouter à vos collègues à votre retour, c'est tentant  .


FORENSI Véronique 03/12/2009 13:57


Pour cuisiner du poisson séché, l'idéal c'est d'avoir du lait... Le laisser tremper et cuisiner ensuite comme du poisson frais... Mais encore faut-il trouver le lait
Un vrai bonheur de vous lire,
Bon vent moussaillons
PS : pas étonnant les délais sur les formulaires brésiliens... Certains de l'équipe SAP chez Ingéncio sont en plein de dedans, c'est les "Nota fiscal"


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