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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:25

Pour changer et parce qu'aujourd'hui je suis trop feignante pour faire des transitions, notre séjour à la Martinique sera raconté par des chiffres:

10-05-12 - lemarin5 - le nombre de jours passés au mouillage du Marin, dans le sud. Nous en avons profité pour faire - entre autres - les formalités d'entrée et de sortie de la Martinique, le plein d'eau et de fioul, les courses, la lessive, et autres petites choses passionnantes de ce type.

23 - le nombre de bidons de 5 et 10 L utilisés pour faire le plein d'eau grâce à un plaisancier avec qui nous avons sympathisé et qui nous a permis d'utiliser son robinet. Economie réalisée: 1,56 € - mais on aime bien passer du temps à tenir des bidons sous un robinet trop haut.
(sachant que le coût de l'eau est de 1,2€ pour 100 litres, ceux qui sont fan de maths peuvent probablement en déduire le nombre respectif de bidons de 5 et 10L).

10-05-12 - fortdefrance3 - le nombre de cocktails au rhum lors de notre première soirée au bar du port qui nous ont suffit pour passer une très très mauvaise journée du lendemain - c'est fou comme ils les font chargés. La fois suivante nous avons été plus prudents et le résultat a été un retard de seulement une heure par rapport à l'heure de lever habituelle.

2 - le nombre de jours pendant lesquels nous avons troqué notre mode de transport à voile et vent pour un mode de transport à roue et à essence, moins écologique mais plus pratique pour aller explorer l'intérieur de l'île.

30 - le nombre de minutes qu'il nous a fallu pour trouver une place à Fort-de-France dans les rues étroites et les parkings encombrés de la grande ville de Martinique. Nous n'y sommes pas restés très longtemps après ça, peu emballés par la visite. Vue du haut d'une des collines de la ville, la baie de Fort-de-France est assez spectaculaire, mais une fois dans le centre on est un peu déçus : les rues sont colorées mais l'architecture est assez laide et les jolis bâtiments sont rares.

10-05-12 - montee4h30 - heure à laquelle on a mis le réveil pour aller faire une grande balade sur la montagne Pelée, pour ne pas arriver trop tard et éviter de marcher aux heures chaudes de la journée. En vérité, ce fut un échec, en partie à cause des embouteillages de Fort-de-France, par où la route passait, et en partie parce que dès 8h du matin le soleil tape comme en plein midi (c'est l'inconvénient d'être sous les tropiques). Mais tout de même, même en vacances prolongées on met le réveil de temps en temps...

1902 - l'année de l'éruption de la montagne Pelée qui a détruit le village de Saint-Pierre et constribué au développement de Fort-de-France. Maintenant Saint-Pierre est un village de pêcheurs un peu endormi où on peut voir au détour d'une rue les ruines d'anciens bâtiments (et aussi, paraît-il, la cellule d'un prisonnier, seul survivant de l'éruption dans la ville grâce à l'épaisseur des murs de sa prison, mais on ne l'a pas trouvée).

31% - la pente moyenne de la randonnée pour aller au sommet de la montagne Pelée. Pour notre première randonnée depuis l'Argentine nous croyions avoir choisi une balade tranquille - distance courte et dénivelé raisonnable - mais nous avions négligé de faire le calcul du ratio dénivelé/kilométrage, ce qui a son importance comme nous l'avons découvert un peu plus tard quand il a fallu s'aider des mains pour franchir les dernières centaines de mètres. 10-05-12 - montagnepeleeNous sommes tout de même arrivés au bout, et là nous avons crapahuté dans le cratère (qui contrairement à ce que nous pensions, n'est pas un cercle bien net et il y a encore plein de montées et de descente pour aller de l'autre côté) pour aller voir la splendide vue sur la Martinique.  En guise de splendide vue nous avons eu surtout de très beaux nuages, mais heureusement quelques éclaircies nous ont permis de distinguer quelques bouts de côte avec des jolies baies, des coulées de laves assez impressionnantes et beaucoup de vert partout.

11 - le numéro d'une petite route départementale que nous avons prise pour découvrir l'intérieur de la Martinique. On commence à repérer quelques espèces dans l'incroyable luxuriance de la végétation qui nous épate toujours autant: bananiers, balisiers, arbres à pain, manguiers, bambous... De temps en temps il y a des maisons et une église enfouies dans la verdure sur les pentes des collines, c'est très joli.

10-05-12 - tonneaux40% - le pourcentage d'alcool dans le rhum vieux de la distillerie que nous avons visitée. La visite, par audio-guide, n'était pas très palpitante mais nous avons tout de même appris la différence entre le rhum agricole et le rhum industriel (le premier est distillé directement à partir dus jus de canne tandis que l'autre est un sous-produit de la fabrication du sucre), et que le rhum, comme le whisky, est mis à vieillir dans des fûts de bourbon américain. La médiocrité de la visite a été heureusement compensée par la séance de dégustation qui a suivie.

2 - le nombre de distilleries où nous sommes allés faire des dégustations - pas du tout pour boire le plus possible, non, mais si on veut se faire un palais il faut bien tester différentes marques. A chaque fois c'était très instructif: possibilité de goûter le rhum blanc en ti-punch, des rhums vieux d'âge différent, du rhum vieilli "sous bois", du rhum "VSOP" (entre 4 et 5 ans), et même des versions assez prestigieuses. Je tiens à préciser que le conducteur a été très raisonnable et n'a fait que tremper ses lèvres dans quelques verres.

10-05-12 - baiegrenadexx (chiffre probablement illégal) - le nombre de litres de rhum achetés pour faire notre stock des dix prochaines années. Il faut bien profiter de notre mode de transport, certes très lent, mais qui au moins ne limite pas le poids des bagages...

1 - le nombre de voiliers rencontrés dans la baie de Grenade, sur la côte est de la Martinique. Ce contraste avec la surpopulation du mouillage du Marin s'explique par la mauvaise réputation de cette côte: hauts-fonds, récifs, rochers... Mais les courageux qui ne se laissent pas rebuter par ces difficultés découvrent des petites baies coincés entre des presqu'îles et des îlots tout à fait charmantes.

1,5 - la profondeur (en mètres) minimum rencontrée lors de nos slaloms entre les récifs pour rentrer dans la baie de Grenade. Le tirant d'eau de Coyotico étant de 1,6m, c'est là que les courageux cités ci-dessus ont eu quelques sueurs froides en se demandant s'ils n'auraient pas mieux fait de rester dans un mouillage confortable...
10-05-12 - nous
8 - le nombre d'îlots éparpillés dans la baie de Saint-François, toujours sur la côte est de la Martinique. Il y a une grande zone de hauts-fonds sableux entre certains de ces îlets, surnommée "la baignoire de Joséphine", particulièrement réputée pour se baigner, et paraît-il, boire le ti-punch le week-end avec les jambes dans l'eau. Nous n'avons pas sacrifié à la coutume car nous avons visité l'endroit un mardi matin vers huit heures, mais même sans ti-punch c'est plutôt agréable, et on peut y voir des gros concombres de mer et de magnifiques étoiles de mer jaune vif très impressionnantes.

10-05-12 - grain12 - le nombre (approximatif) de grains rencontrés pendant les vingt-quatre heures qu'il nous a fallu pour parcourir les 110 milles qui séparent la côte est de la Martinique de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, où nous sommes arrivés ce matin. De jour, de nuit, des gros nuages noirs qu'on voit venir de loin ou des petits nuages gris qui nous tombent dessus sans prévenir, on a eu le droit à toutes les versions... Le bon côté c'est que la traversée a été assez rapide et pleine d'action, l'inconvénient c'est que notre temps de sommeil a été sensiblement réduit par rapport à nos dix heures quotidiennes.

On devrait tout de même pouvoir trouver l'énergie d'aller faire les formalités d'entrée à la Guadeloupe, acheter un peu de frais et même peut-être trouver un café internet...

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commentaires

celine 17/05/2010 10:46



Salut Jeanne


 


Je vois que tu es fin prête pour revenir prendre un poste de reporting. Ah l'amour des chiffres...



Chloé 13/05/2010 21:53



20 bidons de 5 litres et 3 bidons de 10 litres ?


(on s'amuse comme on peut...)


Super le résumé de la martinique, bon retour



jeanne 14/05/2010 00:32



je ne me rappelle plus (il me semble qu'on avait 4 bidons de 10L) mais ça colle donc tu dois avoir raison (ou alors je me suis trompée dans mes calculs de prix de l'eau:-)



jm 13/05/2010 16:40



Même sans les transitions, c'est très agréable à lire; il y a une sorte de suspens quant au prochain chiffre, un peu à la manière d'une promenade dans un endroit totalement inconnu, quand on ne
sait pas ce qu'on va trouver au prochain détour.



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