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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 00:07

10-05-17 - cartespostalesNous ne sommes pas restés assez longtemps, ni en Guadeloupe, ni en Martinique pour faire des comparaisons pertinentes, mais notons tout de même une volonté sur ces deux îles de confondre le touriste qui a la chance de les parcourir l'une après l'autre - à moins qu'il ne s'agisse du manque d'imagination des découvreurs-nommeurs.
En effet, la similarité des noms de lieu dans les Antilles Française est assez étonnante: après avoir quitté le Cul-de-Sac du Marin de Martinique, nous sommes entrés dans le Petit Cul-de-Sac Marin pour aller mouiller devant Pointe-à-Pitre; Rivière-Salée, Morne-rouge et le Lamentin sont des nom également partagés par différentes rivières, collines et villages. Et c'est sans parler des saints les plus populaires des Antilles françaises, Saint-François et Sainte-Anne, qui ont chacun une ville en Martinique et en Guadeloupe...
Même les vendeurs de cartes postales s'emmèlent les pinceaux puisqu'ils semblent confondre allégrement les deux îles, comme le montre la photo qui accompagne cette note de blog.
Heureusement, pour se démarquer (et rendre l'orientation du touriste encore plus intuitive) la Guadeloupe a son incongruité toponymique bien à elle, qui fait de Basse-Terre la partie de l'île au relief le plus haut, et de Grande-Terre la partie la plus petite et la plus plate.

Tout ceci ne nous a pas empêchés de visiter la Guadeloupe, à nouveau à bord d'une voiture de location - et sans nous perdre.

10-05-17 - basseterreNous avons commencé par aller à la découverte de Basse-Terre - là où se trouve le volcan de la Soufrière, si vous avez bien suivi -. Nous étions motivés pour faire l'ascension de la montagne, où à défaut, marcher jusqu'aux chutes de Carbet, grande attraction de cette partie de l'île, mais la fréquence des averses (toutes les quinze minutes environ) et le peu de visibilité (500 mètres maximum) ont refroidi notre enthousiasme et nous avons opté pour le plan B, c'est à dire, tour de Basse-Terre en voiture. Ce circuit, certes moins sportif, avait l'avantage d'être nettement moins humide. Ce plan B ne nous a pas emballés, avec une route qui n'offre que peu de jolies vues et des villages généralement sans grand intérêt. Il faut avouer que les paysages de mer sont toujours moins sympathiques quand il n'y a pas de soleil... On retiendra la route de la traversée et ses vues sur la montagne (entre les nuages), quelques anses étroites au fond desquelles sont mouillés des barques de pêcheurs, des pélicans qu'on voit voler au ras de l'eau ou flotter au gré des vagues, et des zones de forêt tropicale dense, étonnamment différente de celle qu'on a pu voir en Martinique.

10-05-17 - grandeterreContrairement à nos attentes, la visite de Grande-Terre s'est révélée plus agréable que celle de la partie montagneuse. Les paysages vallonés de champs de canne à sucre et de bananiers, avec la tâche plus sombre d'un arbre - souvent un manguier - qui vient réhausser tout ce vert clair sont vraiment jolis. De temps en temps on aperçoit un moulin à sucre, plus ou moins en ruines.
Lorsque l'on va tout au nord ou tout à l'est de Basse-Terre, on trouve des vues étonnantes, qui rappellent plus la Bretagne que les Caraïbes: falaises abruptes, grottes, écume blanche... et pluie, car le temps reste aux grains et autres averses.
Et puis il y a aussi les plages de carte postale ("celles qu'on voit sur les affiches dans le métro" nous dit notre dépliant touristique), qui sont effectivement très jolies et dont on a profité pendant les éclaircies.

10-05-17 - pointeapitreEt Pointe-à-Pitre? Nous y sommes tout de même restés 3 des 5 jours passés au mouillage... Pointe-à-Pitre nous a paru être une ville plutôt sympathique, avec un marché animé, une grande place, des petites rues pleines de commerces et même une librairie assez grande où nous avons refait notre stock de livres. Mais il faut avouer que nous n'avons fait que de rares et brèves promenades dans la capitale de Guadeloupe. Plusieurs raisons à cela: 1. c'est à une demi-heure à pied de la marina à l'entrée de laquelle nous mouillons (mais en temps normal cela ne nous effraie pas); 2. pour rejoindre le centre ville il faut soit emprunter l'autoroute soit traverser un quartier assez folklorique: petites cases en bois et tois de tôle dans divers états de délabrement, dames particulièrement aimables avec les hommes seuls et vendeurs de substances illicites. Ayant une fâcheuse tendance à imaginer des bandits de grand chemin un peu partout, j'ai moyennement apprécié la balade; et 3, motif peu avouable mais probablement le plus juste, nos besoins vitaux (superette et internet) étant remplis par des commerces à l'intérieur même de la marina, nous n'avons ressenti ni la nécessité ni la motivation de surmonter les obstacles sus-cités.

Mais maintenant, fini la pause flemmardise, nous quittons Pointe-à-Pitre demain (normalement) pour entamer notre grand trajet de retour, avec une dernière étape aux Saintes, petit archipel du sud de la Guadeloupe. A moins que ce ne soit notre avant-dernière escale, si nous nous arrêtons à nouveau dans une des îles du nord des Antilles. C'est que c'est long, 2500 miles jusqu'aux Açores...


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commentaires

Marie Christine 18/05/2010 21:46



Ben oui c'est long, les nouveaux articles vont nous manquer. J'espere que tu auras le temps de nous peaufiner de superbes pages d'écriture et peut être même de croquis et de dessins. Bonne
route à tous les deux et à très bientôt à lire votre traversée.



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