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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:16

Tout d'abord, un peu d'histoire et de géographie.
Porto Santo et Madère sont les deux îles principales de l'archipel de Madère, découvert au début du XVème siècle par un dénommé Zarco (je le sais parce qu'à force de voir que la moitié des rues et des hôtels des deux îles, plus un supermarché, portaient ce nom, j'ai fini par aller chercher sur internet ce que ça voulait dire).
Malgré leur proximité (moins de 100km), les deux îles, volcaniques toutes les deux, n'ont pas du tout le même climat: autant Porto Santo est jaune et sèche, autant Madère est verte et humide.
(Fin de l'introduction historico-géographique).


Pour nous, le contraste fut rude entre les derniers jours de la traversée (pendant lesquels nous avons passé pas mal de temps allongés, si vous vous rappelez) et la visite de Madère, île volcanique caractérisée (entre autres) par son absence de terrain plat.
Nous avons pourtant essayé de nous mettre en jambe en commençant par une petite randonnée tranquille sur la côte de Porto Santo (falaises noires et eau bleue), avec une pointe à 163 mètres d'altitude (ben oui, j'ai dit une petite rando tranquille), mais cela n'a pas été suffisant.
Car à Funchal, port principal de Madère, non seulement nous avons parcouru la ville (où la moindre visite d'église ou de château nécessite l'ascension d'une colline escarpée) mais en plus nous avons exploré les montagnes environnantes (avec un sommet à 1129 mètres cette fois, c'est plus honorable, même si nous avons fait la moitié de la montée en téléphérique).


J'aimerais dire que le paysage valait le coup d'avoir des courbatures pendant les deux jours suivants (y compris aux mollets, où je ne savais pas que c'était possible) mais hélas les sommets de Madère ont la fâcheuse tendance d'accumuler les nuages à partir de 500 mètres d'altitude. On a donc eu des magnifiques panoramas blancs, où l'oeil imaginatif pouvait distinguer des variations dans l'opacité du brouillard (voir photo).

A plus basse altitude il faisait beau, donc on a quand même profité des levadas, chemins typiques bordés d'un canal d'irrigation, et des jardins encore très fleuris malgré la saison.











Aujourd'hui nous partons pour les Canaries. Avec un peu de chance et si nous continuons sur la même moyenne, nous devrions y être avant le mois de novembre...

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:23

Nous voici enfin à Madère! (plus précisément à Porto Santo, l'île juste à côté de Madère)


Après être resté coincés trois jours à Gibraltar - trois jours de pluie qui plus est - nous avons fini par craquer et partir vers Madère mardi (29 septembre) matin, bien que la météo n'annonce pas un vent très fort. Au moins, elle ne prévoyait ni orage, ni tempête. A posteriori, on se demande si on ne serait pas arrivés plus tôt en ayant patienté plusieurs jours de plus à Gibraltar... Mais bon, en vrai on ne veut pas savoir.


Toujours est-il que nous avons mis sept longs jours pour faire les 570 miles (environ 1000 km) qui nous séparaient de Madère. Je vous laisse calculer la vitesse moyenne...


J1 (mardi, donc): le vent est bon et on avance bien. La nuit, on slalomme entre les filets dérivants des bateaux qui pêchent au large du Maroc, pêcheurs qui corsent le jeu en ayant leurs lumières verte/rouge inversées. Malgré cela nous nous en sortons bien et nous n'en heurtons presque aucun.
Il fait beau et le moral est très bon ("on a bien fait de partir, ils doivent encore avoir de la pluie à Gibraltar, ha ha")


J2 : le vent a faiblit, mais nous avançons toujours. Nous profitons du temps calme pour faire un exercice d'homme à la mer, avec la généreuse participatiopn de Wilson, le pare-battage. Malgré des manoeuvres au moteur un peu approximatives, surtout au premier essai, je suis fière d'annoncer que j'ai sauvé Wilson, deux fois.
Autres évènements notables: une baleine (ou autre grosse créature qui souffle de l'air) nous a accompagnés un petit moment, et on a pêché un poisson. Le moral est toujours bon.


J3: Le vent est complètement tombé, les voiles sont affalées et on a mis une toile pour nous protéger du soleil. On recule, car il y a du courant qui nous emmène vers le nord-est, à l'opposé de là où nous voulons aller.
Je sors alors mon téléphone magique qui donne la météo à sept jours, pour voir à quoi on peut s'attendre les prochains jours, et s'ils ne vaut pas mieux aller directement aux Canaries. Mais là, catastrophe, c'est impossible! J'avais envisagé la panne, la chute dans l'eau, l'absence de réseau... mais pas l'oubli du code PIN, qui m'a valu de bloquer la carte SIM. Eh oui, vous pensiez que ça n'arrivait jamais, Jeanne l'a fait. Il n'y a plus qu'à attendre Madère pour débloquer tout ça, et se contenter de la météo à deux jours de Météo France.
En attendant, le vent a repris, mais à ce rythme, on va mettre dix jours pour atteindre Madère.
Moral: proportionnel au vent, c'est à dire, faible.


J4 : L'absence de vent commence à avoir un effet fâcheux sur notre batterie, que le panneau solaire seul n'arrive pas à recharger. Du coup, plus question d'utiliser les ordinateurs pour autre chose que la lecture des cartes, plus de lumière la nuit pendant le quart, et l'électronique est réduite au strict minimum  (je n'ai plus le droit d'aller regarder le GPS toutes les cinq minutes pour savoir quelle distance nous sépare encore de Madère).
On se console en jouant au scrabble et en jetant de la nourriture aux deux poissons pilotes qui ont choisi notre bateau comme baleine d'adoption. Comme nous n'allons vraiment pas vite, ils n'ont aucune difficulté à faire des écarts pour attraper ce qu'on leur donne et revenir ensuite à l'étrave.
Le moral est un peu remonté avec le vent qui est certes faible, mais qui a le mérite d'exister.


J5: C'est la catastrophe. Le vent est (encore) tombé et n'arrive même pas à gonfler le spi, et il fait tellement chaud que nous renonçons à prendre l'apéro pour fêter la moitié du parcours, c'est dire.
Le moral est dans les chaussettes, d'ailleurs Axel recommence à parler de laisser tomber le bateau pour acheter un cheval, voire même de rentrer à Paris et de se remettre à SAP, ce qui montre bien la profondeur de son désespoir.


J6: on voulait du vent, on l'a eu. Le seul problème (eh oui, on n'est jamais contents) c'est qu'il nous arrive de face, ce qui fait qu'on est obligé de faire du près. Concrètement, ça se traduit par une inclinaison du bateau de 20 à 30° sur le côté, avec des mouvements désordonnées de bas en haut. Se tenir debout est impossible, pour être assis il faut déployer des trésors d'équilibre et se déplacer tient à la fois de l'escalade et du parcours d'obstacle. Quant à effectuer des opérations a priori simples comme faire la cuisine, s'habiller ou aller aux toilettes, cela relève de l'exploit. Nous avons donc passé la majeure partie de cette journée allongés, ce qui est un peu lassant à la longue. Du coup le moral n'est pas très bon, malgré le vent.


J7: même chose que J6, avec en plus de la pluie et du vent irrégulier. On en a marre, mon stock de romans policiers est en train de diminuer à vitesse grand V et Madère n'approche pas vite. Dire que les alizés portuguais étaient censés nous pousser tranquillement tout le long, c'est une belle arnaque...
Nous finissons par arriver ce matin après une nuit assez désagréable. Heureusement, il fait beau, les gens de la douane et de la marina sont sympas, et même nos voisins de pontons qui viennent aussi de Gibraltar et qui, eux, n'ont mis que quatre jour pour faire le trajet... Mais bon, l'important c'est d'être arrivés!



PS il y a plein de photos de nos escales espagnoles sur notre site, pour ceux qui ont encore du temps à perdre après cette longue note...

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 17:33
Ceci est une note pour rassurer tous ceux qui pensent que nous ne mangeons que des boîtes de conserve.

Il est vrai que ça représente une part de notre régime alimentaire, mais on profite quand même des escales pour faire le plein de frais et de produits locaux, sans oublier bien sûr les poisson qu'on pêche qui améliorent bien l'ordinaire!

Parmi les aliments qui nous ont marqués depuis que nous sommes partis de Bandol:

Notre dernier cammenbert, emporté de France! C'est avec émotion que nous l'avons terminé, bien obligés car il menaçait de s'enfuir traitreusement de sa boîte.


Le produit de notre pêche: avouez qu'il a l'air tout à fait comestible, accompagné de sa sauce tomate-oignon et de ses pois cassés! (oeuvre d'Axel)


Les escales à Alicante et Cartagène nous ont permis de découvrir plein de spécialités espagnoles toutes plus bonnes les unes que les autres.

Le classique mais toujours bon turron en particulier a eu un franc succès. Par contre on ne l'a trouvé facilement qu'à Alicante, du coup lorsque nous avons voulu renouveler notre stock à Cartagène, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir qu'il n'en vendaient pas en supermarché... Il a fallu aller jusqu'au Corte Inglés à l'autre bout de la ville (du moins à l'échelle de nos jambes) pour enfin en trouver. Depuis, on le mange petit bout par petit bout pour le faire durer...


On a aussi découvert les empanadas, sortes de chaussons fourrés à divers parfums, généralement salés. La version au "pisto" (sorte de ratatouille) a eu tellement de succès auprès d'Axel qu'il s'arrêtait ensuite devant toutes les boulangeries pour voir s'ils en vendaient.


Dans les autres classiques espagnols, on a goûté le brandy de jerez, pas mauvais en apéro, et le fromage de brebis sec ("curado") qui est vraiment très bon. d'ailleurs on en a acheté au moins deux kilos pour tenir la traversée jusqu'à Madère. Je n'oublie pas non plus la charcuterie: on a bien envisagé d'emporter un jambon entier (il y en a des beaux dans tous les supermarchés) mais on a renoncé, c'est un coup à se découper des doigts à chaque fois qu'on voudrait une tranche. On y repensera au retour!


Enfin, dans un genre tout à fait différent et plus du tout espagnol, on a craqué en passant au Morrison's de Gibraltar:


PS on est toujours coinces a Gibraltar pour cause de vent inexistant...

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:02
Bon bah tout est dans le titre : on est a Gibraltar pour quelques jours. Il y  a plein de petroliers et on n'a meme pas eu de place au port ... Du coup on a mouille sur une plage de l'autre cote de la frontiere (mais le cafe internet est a Gibraltar, d'ou les accents absents. ) On va sur le rocher a pied en traversant la piste de l'aeroport (photo), et on doit montrer nos passeports le matin en allant acheter nos bouteilles de whisky ;-)

C'est pas tres joli mais on aime bien l'ambiance decalee des pubs anglais. On a aussi fait une belle rando jusqu'au sommet du rocher (sans prendre le telepherique... plus de photos des que jeanne les a triees) On a aussi vu pleins de singes. D'accord plus souvent en peluche que le long de la rando, mais quelques uns quand meme !

On prevoit de partir vers Madere des que la meteo le permet. Ce sera notre premiere grande traversee ...

Nous profitons de cette note pour remercier nos commentateurs, ca nous fait toujours tres plaisir de les lire !

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:25

Pour ceux qui rêvent devant les photos de baleines et de dauphins, voici une autre espèce que nous croisons fréquemment, et plus particulièrement le long de la côte d'Alicante à Cartagène:


... les avez-vous reconnues? ...


mais oui, il s'agit de magnifiques méduses, qui arborent ici une teinte jaune tout à fait seyante. De quoi décourager toute velléité de baignade...

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:15

I'm back!!
La gastro est oubliée, je suis à nouveau sur pieds pour profiter de Cartagène, après avoir un peu raté Alicante...


La côte entre Alicante et Cartagène est pour une bonne partie couverte de grands immeubles et de maisons, sans verdure ni relief, ce qui fait un paysage plutôt monotone et assez laid. On était donc assez contents d'arriver après deux jours à zigzaguer contre le vent (techniquement, ça s'appelle tirer des bords, je sais, mais je laisse le vocabulaire de spécialiste à Axel).




Cartagène est une ville assez petite, pas très jolie malgré les diverses ruines antiques qu'on peut y voir, mais très animée.
Tout d'abord, samedi soir nous avons eu la bonne surprise de voir qu'un feu d'artifice et un concert avaient été organisés pour notre arrivée (bon, il est aussi possible que ça ait un rapport avec la régate qui se terminait ce week-end), ça fait plaisir.

Les jours suivants l'animation n'a pas diminué car nous sommes tombés en plein milieu de la fête annuelle "Carthaginois et Romains" qui semble être une reconstitution des batailles puniques. L'impression que ça donne est que la moitié de la ville est déguisée en centurions, sénateurs, amazones, femmes romaines, et autres personnages antiques. Certains sont sur des estrades et font revivre Hannibal et les autres (du moins on suppose, notre espagnol nous a fait un peu défaut à cette occasion), mais on en voit aussi beaucoup déambuler dans la rue, à des terrasses de café (avec lunettes de soleil) ou en train de téléphoner...
On croise également de temps en temps des processions de légions romaines (ou carthaginoises, on n'a pas encore réussi à faire la différence entre les deux) accompagnées de tambours et de groupe de femmes en toge (dont certaines avec des poussettes, tant pis pour l'anachronisme). On apprécie particulièrement les tambours quand ils font le tour du port à minuit...

Bref, en plus de faire les courses, la lessive, le plein d'eau et autres activités utiles, on s'est bien amusés.

Le programme des jours qui viennent est : cap sur Gibraltar. La météo annonce du vent d'est (mais pas d'orage!) à partir d'aujourd'hui. On va essayer d'en profiter pour aller directement à Gibraltar.

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:01
Pendant la traversée avortée vers Carthagène, Jeanne m'avait dit qu'elle essaierait de faire une analyse comparative des magazines féminins à travers les différents pays que nous aurons le plaisir de découvrir. Elle ne m'avait aucunement parlé d'une étude des services de santé !

Après une bonne nuit de repos pour nous remettre de la traversée, nous partons explorer Alicante. La vieille ville avec ses ruelles ombragées et son chemin de croix, le fort, les cafés, les bars à tapas. D'un coup Jeanne me dit qu'elle n'est pas au meilleur de sa forme, et nous propose de nous arrêter sur un banc. Pour qui connait la miss, c'est exceptionnel ! Après divers épisodes plus ou moins scabreux, nous nous retrouvons d'abord dans un petit bistro où je pense que déjeuner requiquera Jeanne. Que nenni. Le patron du bistro nous propose d'appeler le 112 pour avoir un avis médical. Le 112 nous envoie alors vers un centre médical local, où Jeanne est prise en charge, après un petit évanouissement très spectaculaire dans le hall. (après consultation de l'intéressée, elle aurait juste souhaité s'allonger dans un endroit tout à fait inadapté... No Comment). Les médecins du centre ont l'air d'avoir des doutes, et nous orientent vers l'hopital du coin, pour faire des analyses plus poussées.
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Nous montons alors dans une ambulance qui nous emmène au CHU de San Juan. On y passe toute l'après midi. Avec Jeanne en train d'agoniser sur son lit, les médecins qui la réhydratent et font leurs analyses, et moi qui suis un peu perdu dans ce milieu que je ne connais pas. Finalement, les médecins rendent leur verdict : au riz blanc et à l'eau, Jeanne n'a qu'une gastroentérite. On a quand même l'impression que les moyens déployés étaient un peu surdimensionnnés ! Nous revenons alors au bateau où ma chérie prend possession d'un gros sac de couchage et d'une couverture polaire. Ca a l'air d'aller mieux ce soir.

On attend maintenant que le l'hopital nous envoie la facture, pour vérifier que notre nouvelle assurance santé fonctionne bien... Et elle a intérêt à bien fonctionner !

Bon sinon Alicante ça a l'air très joli. On va rester une nuit de plus, pour que Jeanne se remette et qu'on puisse visiter un peu !

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 14:59
Tout commence par ce beau matin du 14 septembre. Il y a eu des orages toute la nuit, mais ça a l'air de se calmer, et de toute façon, la météo annonce la fin de cet épisode orageux. Nous décidons donc de partir de bon matin, en esperant parcourir les 120 miles qui nous séparent de Cartagène pendant les 24 suivantes, et arriver au petit matin.

Après avoir relevé l'ancre, nous partons sous 1 ris dans la grand voile et le genois lourd. Après avoir passé la pointe Nord Ouest de Formentera, nous voyons un gros nuage d'orage se profiler à l'horizon. Ca, c'était prévu. Par contre, ce qui n'était pas prévu, c'est la petite trombe que nous voyons, légèrement sous notre vent. Je n'avais jamais vu de ces phénomènes auparavant, seulement entendu parler. C'est très impressionnat. En fait il s'agit de mini-tornades qui se forment quand la mer est suffisament chaude et que le temps est orageux. On m'a toujours dit que c'était dangereux localement, mais qu'il suffisait de ne pas passer trop près pour rester en sécurité. J'attends sur ce point la confirmation des experts ! Bref nous passons sans souci la matinée à slalommer entre les orages, et nous progressons à cinq noeuds de moyenne vers Cartagène.

Pendant l'après midi, le temps est au beau fixe, et nous marchons à six noeuds sous le soleil avec le vent dans le dos. Toujours cap sur Cartagène.

La nuit arrive, avec un petit nuage un peu noir à l'horizon. Je prends le premier quart pour essayer de négocier au mieux ce petit orage. En quelques heures, je suis devenu expert sur le réglage du régulateur d'allures.En effet, le vent tient en moyenne 30 minutes, et varie ensuite en force et en direction.

Quand je réveille Jeanne pour son quart à 02H, le vent semble s'être à peu près établi, et nous marchons à cinq noeud dans le sud ouest, notre destination. Au début, tout va bien. Puis Jeanne me réveille plusieurs fois pendant la nuit suite à de petites rafales d'orages. Rien d'inquiétant.
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Par contre, à 5h30, le vent commence à souffler vraiment fort. Nous devons affaler la grand voile pour étaler la rafale d'orage. Les éclairs illuminent le ciel tout autour de nous. Nous décidons de couper l'électricité du bord pour limiter les risques en cas de foudroiement du bateau. Par conséquent, nous devons exercer une veille encore plus attentive, car nous ne sommes plus visibles des autres bateaux. Heureusement, il ne passe personne à part un petit cargo. Et là, il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre que l'orage veuille bien passer.

Dès que le gros du grain est passé, je reprends la barre. Le vent a disparu, mais pas la mer qui reste assez forte, avec environ deux mètres de creux du sud ouest. Le bateau est secoué dans tous les sens, nous ne pouvons rien faire. (à part être malade ;-) Puis le vent semble se rétablir, mais change toutes les 10 minutes de force et de direction. Ca va durer jusqu'à 14H. Lorsque le vent se rétablit, nous décidons d'un commun accord de nous rerouter vers Alicante où nous sommes actuellement.

Jeanne alias conseillère communication et paparazzi officielle a pris quelques photos et films de cette nuit, mais rien ne saurait décrire ce que nous avons traversé !

Bilan : 36 heures pour parcourir 120 miles... On espère que les navigations suivantes seront plus reposantes !

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 14:52
 null                                                                                                                                                                                                                            Rien de particulier à raconter sur notre escale aux Baléares. Après avoir longé les côtes de Majorque et d'Ibiza, nous avons mouillé devant la plage d'Espalmador, pour profiter de l'eau chaude et transparente, des bains de boues, et des filles qui font du naturisme. (bon d'accord, officiellement ça non ! ) Note de Jeanne : il y a aussi des hommes qui font du naturisme. Donc voilà, on s'est baigné, on s'est baladés sur les rochers, on s'est rebaignés, on a nagé avec les poissons, on a photographié le bateau, on a renagé et puis on est allés au village d'à côté, à Formentera, pour récupérer la météo de notre traversée vers Cartagène. On s'est rebaignés avec les poissons, nos palmes, masques et tubas, et puis on est repartis le lendemain matin, pour une (peu glorieuse) traversée.



PS : Espalamador c'est quand même une super belle plage, même pour celles et ceux qui ne pratiquent pas le nudisme !

PS' : on a aussi vu pleins de gros yachts, et Coyotico était sans doute le plus petit bateau du mouillage, alors qu'en temps normal, il est plutôt dans la bonne moyenne.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 12:42

La journée de vendredi a été consacrée à la navigation vers Ibiza, avec un vent toujours aussi poussif et un soleil toujours aussi chaud. Encore une fois, on est arrivés en vue de la côte dès le matin, mais il nous a fallu une bonne partie de la journée pour contourner l'île et arriver au mouillage prévu, à Formentera, au sud d'Ibiza.


Les bateaux se sont fait de plus en plus nombreux, et au lieu de voir des cargos ou des ferrys comme les jours précédents, on a croisé une quantité de bateaux à moteurs qui allaient très vite (probablement pour impressionner les filles en bikini à l'arrière) et de catamarans avec la musique à fond et chargés de gens en maillots de bain.


Peu de temps avant d'arriver, le miracle a eut lieu: la ligne qu'on traînait à l'arrière du bateau depuis deux jours s'est mise à tressauter, et après l'avoir remontée à bord Axel a décroché un magnifique poisson! D'après notre livre sur la pêche,l s'agirait d'une bonite. Quelques minutes après Axel lui avait coupé la tête et l'avait vidée, par contre il a fallu attendre plus de deux heures avant de pouvoir goûter enfin le produit de notre pêche (très bon d'ailleurs, avec un peu de citron, de tomate et d'herbes). Belle façon de fêter notre arrivée au mouillage après trois jours de navigation...

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