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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 00:07

10-05-17 - cartespostalesNous ne sommes pas restés assez longtemps, ni en Guadeloupe, ni en Martinique pour faire des comparaisons pertinentes, mais notons tout de même une volonté sur ces deux îles de confondre le touriste qui a la chance de les parcourir l'une après l'autre - à moins qu'il ne s'agisse du manque d'imagination des découvreurs-nommeurs.
En effet, la similarité des noms de lieu dans les Antilles Française est assez étonnante: après avoir quitté le Cul-de-Sac du Marin de Martinique, nous sommes entrés dans le Petit Cul-de-Sac Marin pour aller mouiller devant Pointe-à-Pitre; Rivière-Salée, Morne-rouge et le Lamentin sont des nom également partagés par différentes rivières, collines et villages. Et c'est sans parler des saints les plus populaires des Antilles françaises, Saint-François et Sainte-Anne, qui ont chacun une ville en Martinique et en Guadeloupe...
Même les vendeurs de cartes postales s'emmèlent les pinceaux puisqu'ils semblent confondre allégrement les deux îles, comme le montre la photo qui accompagne cette note de blog.
Heureusement, pour se démarquer (et rendre l'orientation du touriste encore plus intuitive) la Guadeloupe a son incongruité toponymique bien à elle, qui fait de Basse-Terre la partie de l'île au relief le plus haut, et de Grande-Terre la partie la plus petite et la plus plate.

Tout ceci ne nous a pas empêchés de visiter la Guadeloupe, à nouveau à bord d'une voiture de location - et sans nous perdre.

10-05-17 - basseterreNous avons commencé par aller à la découverte de Basse-Terre - là où se trouve le volcan de la Soufrière, si vous avez bien suivi -. Nous étions motivés pour faire l'ascension de la montagne, où à défaut, marcher jusqu'aux chutes de Carbet, grande attraction de cette partie de l'île, mais la fréquence des averses (toutes les quinze minutes environ) et le peu de visibilité (500 mètres maximum) ont refroidi notre enthousiasme et nous avons opté pour le plan B, c'est à dire, tour de Basse-Terre en voiture. Ce circuit, certes moins sportif, avait l'avantage d'être nettement moins humide. Ce plan B ne nous a pas emballés, avec une route qui n'offre que peu de jolies vues et des villages généralement sans grand intérêt. Il faut avouer que les paysages de mer sont toujours moins sympathiques quand il n'y a pas de soleil... On retiendra la route de la traversée et ses vues sur la montagne (entre les nuages), quelques anses étroites au fond desquelles sont mouillés des barques de pêcheurs, des pélicans qu'on voit voler au ras de l'eau ou flotter au gré des vagues, et des zones de forêt tropicale dense, étonnamment différente de celle qu'on a pu voir en Martinique.

10-05-17 - grandeterreContrairement à nos attentes, la visite de Grande-Terre s'est révélée plus agréable que celle de la partie montagneuse. Les paysages vallonés de champs de canne à sucre et de bananiers, avec la tâche plus sombre d'un arbre - souvent un manguier - qui vient réhausser tout ce vert clair sont vraiment jolis. De temps en temps on aperçoit un moulin à sucre, plus ou moins en ruines.
Lorsque l'on va tout au nord ou tout à l'est de Basse-Terre, on trouve des vues étonnantes, qui rappellent plus la Bretagne que les Caraïbes: falaises abruptes, grottes, écume blanche... et pluie, car le temps reste aux grains et autres averses.
Et puis il y a aussi les plages de carte postale ("celles qu'on voit sur les affiches dans le métro" nous dit notre dépliant touristique), qui sont effectivement très jolies et dont on a profité pendant les éclaircies.

10-05-17 - pointeapitreEt Pointe-à-Pitre? Nous y sommes tout de même restés 3 des 5 jours passés au mouillage... Pointe-à-Pitre nous a paru être une ville plutôt sympathique, avec un marché animé, une grande place, des petites rues pleines de commerces et même une librairie assez grande où nous avons refait notre stock de livres. Mais il faut avouer que nous n'avons fait que de rares et brèves promenades dans la capitale de Guadeloupe. Plusieurs raisons à cela: 1. c'est à une demi-heure à pied de la marina à l'entrée de laquelle nous mouillons (mais en temps normal cela ne nous effraie pas); 2. pour rejoindre le centre ville il faut soit emprunter l'autoroute soit traverser un quartier assez folklorique: petites cases en bois et tois de tôle dans divers états de délabrement, dames particulièrement aimables avec les hommes seuls et vendeurs de substances illicites. Ayant une fâcheuse tendance à imaginer des bandits de grand chemin un peu partout, j'ai moyennement apprécié la balade; et 3, motif peu avouable mais probablement le plus juste, nos besoins vitaux (superette et internet) étant remplis par des commerces à l'intérieur même de la marina, nous n'avons ressenti ni la nécessité ni la motivation de surmonter les obstacles sus-cités.

Mais maintenant, fini la pause flemmardise, nous quittons Pointe-à-Pitre demain (normalement) pour entamer notre grand trajet de retour, avec une dernière étape aux Saintes, petit archipel du sud de la Guadeloupe. A moins que ce ne soit notre avant-dernière escale, si nous nous arrêtons à nouveau dans une des îles du nord des Antilles. C'est que c'est long, 2500 miles jusqu'aux Açores...


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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:25

Pour changer et parce qu'aujourd'hui je suis trop feignante pour faire des transitions, notre séjour à la Martinique sera raconté par des chiffres:

10-05-12 - lemarin5 - le nombre de jours passés au mouillage du Marin, dans le sud. Nous en avons profité pour faire - entre autres - les formalités d'entrée et de sortie de la Martinique, le plein d'eau et de fioul, les courses, la lessive, et autres petites choses passionnantes de ce type.

23 - le nombre de bidons de 5 et 10 L utilisés pour faire le plein d'eau grâce à un plaisancier avec qui nous avons sympathisé et qui nous a permis d'utiliser son robinet. Economie réalisée: 1,56 € - mais on aime bien passer du temps à tenir des bidons sous un robinet trop haut.
(sachant que le coût de l'eau est de 1,2€ pour 100 litres, ceux qui sont fan de maths peuvent probablement en déduire le nombre respectif de bidons de 5 et 10L).

10-05-12 - fortdefrance3 - le nombre de cocktails au rhum lors de notre première soirée au bar du port qui nous ont suffit pour passer une très très mauvaise journée du lendemain - c'est fou comme ils les font chargés. La fois suivante nous avons été plus prudents et le résultat a été un retard de seulement une heure par rapport à l'heure de lever habituelle.

2 - le nombre de jours pendant lesquels nous avons troqué notre mode de transport à voile et vent pour un mode de transport à roue et à essence, moins écologique mais plus pratique pour aller explorer l'intérieur de l'île.

30 - le nombre de minutes qu'il nous a fallu pour trouver une place à Fort-de-France dans les rues étroites et les parkings encombrés de la grande ville de Martinique. Nous n'y sommes pas restés très longtemps après ça, peu emballés par la visite. Vue du haut d'une des collines de la ville, la baie de Fort-de-France est assez spectaculaire, mais une fois dans le centre on est un peu déçus : les rues sont colorées mais l'architecture est assez laide et les jolis bâtiments sont rares.

10-05-12 - montee4h30 - heure à laquelle on a mis le réveil pour aller faire une grande balade sur la montagne Pelée, pour ne pas arriver trop tard et éviter de marcher aux heures chaudes de la journée. En vérité, ce fut un échec, en partie à cause des embouteillages de Fort-de-France, par où la route passait, et en partie parce que dès 8h du matin le soleil tape comme en plein midi (c'est l'inconvénient d'être sous les tropiques). Mais tout de même, même en vacances prolongées on met le réveil de temps en temps...

1902 - l'année de l'éruption de la montagne Pelée qui a détruit le village de Saint-Pierre et constribué au développement de Fort-de-France. Maintenant Saint-Pierre est un village de pêcheurs un peu endormi où on peut voir au détour d'une rue les ruines d'anciens bâtiments (et aussi, paraît-il, la cellule d'un prisonnier, seul survivant de l'éruption dans la ville grâce à l'épaisseur des murs de sa prison, mais on ne l'a pas trouvée).

31% - la pente moyenne de la randonnée pour aller au sommet de la montagne Pelée. Pour notre première randonnée depuis l'Argentine nous croyions avoir choisi une balade tranquille - distance courte et dénivelé raisonnable - mais nous avions négligé de faire le calcul du ratio dénivelé/kilométrage, ce qui a son importance comme nous l'avons découvert un peu plus tard quand il a fallu s'aider des mains pour franchir les dernières centaines de mètres. 10-05-12 - montagnepeleeNous sommes tout de même arrivés au bout, et là nous avons crapahuté dans le cratère (qui contrairement à ce que nous pensions, n'est pas un cercle bien net et il y a encore plein de montées et de descente pour aller de l'autre côté) pour aller voir la splendide vue sur la Martinique.  En guise de splendide vue nous avons eu surtout de très beaux nuages, mais heureusement quelques éclaircies nous ont permis de distinguer quelques bouts de côte avec des jolies baies, des coulées de laves assez impressionnantes et beaucoup de vert partout.

11 - le numéro d'une petite route départementale que nous avons prise pour découvrir l'intérieur de la Martinique. On commence à repérer quelques espèces dans l'incroyable luxuriance de la végétation qui nous épate toujours autant: bananiers, balisiers, arbres à pain, manguiers, bambous... De temps en temps il y a des maisons et une église enfouies dans la verdure sur les pentes des collines, c'est très joli.

10-05-12 - tonneaux40% - le pourcentage d'alcool dans le rhum vieux de la distillerie que nous avons visitée. La visite, par audio-guide, n'était pas très palpitante mais nous avons tout de même appris la différence entre le rhum agricole et le rhum industriel (le premier est distillé directement à partir dus jus de canne tandis que l'autre est un sous-produit de la fabrication du sucre), et que le rhum, comme le whisky, est mis à vieillir dans des fûts de bourbon américain. La médiocrité de la visite a été heureusement compensée par la séance de dégustation qui a suivie.

2 - le nombre de distilleries où nous sommes allés faire des dégustations - pas du tout pour boire le plus possible, non, mais si on veut se faire un palais il faut bien tester différentes marques. A chaque fois c'était très instructif: possibilité de goûter le rhum blanc en ti-punch, des rhums vieux d'âge différent, du rhum vieilli "sous bois", du rhum "VSOP" (entre 4 et 5 ans), et même des versions assez prestigieuses. Je tiens à préciser que le conducteur a été très raisonnable et n'a fait que tremper ses lèvres dans quelques verres.

10-05-12 - baiegrenadexx (chiffre probablement illégal) - le nombre de litres de rhum achetés pour faire notre stock des dix prochaines années. Il faut bien profiter de notre mode de transport, certes très lent, mais qui au moins ne limite pas le poids des bagages...

1 - le nombre de voiliers rencontrés dans la baie de Grenade, sur la côte est de la Martinique. Ce contraste avec la surpopulation du mouillage du Marin s'explique par la mauvaise réputation de cette côte: hauts-fonds, récifs, rochers... Mais les courageux qui ne se laissent pas rebuter par ces difficultés découvrent des petites baies coincés entre des presqu'îles et des îlots tout à fait charmantes.

1,5 - la profondeur (en mètres) minimum rencontrée lors de nos slaloms entre les récifs pour rentrer dans la baie de Grenade. Le tirant d'eau de Coyotico étant de 1,6m, c'est là que les courageux cités ci-dessus ont eu quelques sueurs froides en se demandant s'ils n'auraient pas mieux fait de rester dans un mouillage confortable...
10-05-12 - nous
8 - le nombre d'îlots éparpillés dans la baie de Saint-François, toujours sur la côte est de la Martinique. Il y a une grande zone de hauts-fonds sableux entre certains de ces îlets, surnommée "la baignoire de Joséphine", particulièrement réputée pour se baigner, et paraît-il, boire le ti-punch le week-end avec les jambes dans l'eau. Nous n'avons pas sacrifié à la coutume car nous avons visité l'endroit un mardi matin vers huit heures, mais même sans ti-punch c'est plutôt agréable, et on peut y voir des gros concombres de mer et de magnifiques étoiles de mer jaune vif très impressionnantes.

10-05-12 - grain12 - le nombre (approximatif) de grains rencontrés pendant les vingt-quatre heures qu'il nous a fallu pour parcourir les 110 milles qui séparent la côte est de la Martinique de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, où nous sommes arrivés ce matin. De jour, de nuit, des gros nuages noirs qu'on voit venir de loin ou des petits nuages gris qui nous tombent dessus sans prévenir, on a eu le droit à toutes les versions... Le bon côté c'est que la traversée a été assez rapide et pleine d'action, l'inconvénient c'est que notre temps de sommeil a été sensiblement réduit par rapport à nos dix heures quotidiennes.

On devrait tout de même pouvoir trouver l'énergie d'aller faire les formalités d'entrée à la Guadeloupe, acheter un peu de frais et même peut-être trouver un café internet...

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 14:00

Et voilà le dernier épisode de la série sur la pêche à la traîne.

nota 1: Pour les besoins du dessin, le découpage du poisson se fait sur le bois du cockpit, mais en vrai Axel travaille au fond du cockpit, et il n'y a donc PAS de trace de sang indélébile sur le beau teck de Coyotico.

nota 2: maintenant que notre cocotte ne fuit presque plus et qu'on a renouvelé notre stock de gros sel, on va pouvoir varier les moyens de conservation (conserves et salaisons), et ne pas miser sur le seul séchage, qui n'est pas le meilleur moyen quand le temps est un peu humide...

 

peche4

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 01:28

10-05-02 - lemarinCa y est, on a trouvé où s'étaient cachés les bateaux de plaisance qui sont censés parcourir les Antilles: ils se sont tous installés au Marin, grande baie au sud de la Martinique, où nous sommes arrivés hier après-midi.
La manoeuvre d'arrivée s'est apparentée à la circulation dans Paris le samedi après-midi: slalom entre les bateaux qui quittaient la baie à la queue leu leu et ceux qui venaient y mouiller, puis galère pour trouver une place raisonnablement grande dans cet immense parking à bateau et stationnement dans un créneau étroit entre quatre monocoques et deux catamarans.

 

10-05-02 - pitonssoufriereA part ça, la navigation depuis Bequia s'est déroulée sans difficulté. Seul incident: un sac poubelle jeté à la mer par erreur, qu'il a fallu aller chercher (on ne tue pas les bébés tortue, nous). Au moins cela nous a donné l'occasion de tester une nouvelle fois la manoeuvre de l'homme à la mer...


Comme le trajet est assez long depuis Port-Elizabeth, nous avons mouillé furtivement pour la nuit à Sainte-Lucie, dans la baie de la Soufrière. Furtivement, car nous sommes arrivés de nuit et repartis au lever du jour, sans faire les formalités d'entrée dans le pays (mais il paraît que si on ne descend pas à terre, on n'a pas besoin de faire les papiers). Le panneau "interdit de mouiller" que nous avons découvert sur la plage en nous levant, à 50 mètres de là où nous avions jeté l'ancre, nous a encore plus encouragés à ne pas nous attarder dans ce pays. Dommage, car nous avons tout de même eu le temps d'admirer les deux pitons qui surplombent cette baie, et la vue est vraiment jolie. On ne peut pas tout faire...

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:53

10-04-30 - catamaransPour nous qui venons du Brésil il est très dépaysant de faire de la croisière aux Antilles. Là où c'était un petit évènement de croiser un voilier au détour d'une rivière peuplée de pirogues, nous sommes supris de voir moins de ving-cinq bateaux dans un mouillage réputé (il paraît que c'est la fin de la saison). Là où tous les bateaux étaient des modèles souvent anciens, typés grande croisière, on rencontre surtout des énormes catamarans de location et autres gros bateaux flambant neuf. Mais là où l'eau était limoneuse voire franchement marron, on trouve de l'eau transparente, ce qui a tout de même certains avantages...

10-04-30 - tobago caysDu coup, on s'est mis à l'heure des Antilles. On se baigne plusieurs fois par jour et Axel a gratté un peu la coque pour donner au bateau l'air un peu plus présentable (et accessoirement, gagner quelques dizièmes de noeuds pour prochaines navigations). Mais les "boat-boys", qui viennent en barque proposer aux voiliers qui arrivent dans un mouillage une bouée pour s'amarrer ou des produits frais ne s'y trompent pas: ils ont compris que la manne à dollars était ailleurs et nous ne sommes pas trop sollicités, juste de quoi acheter du pain frais le matin quand il n'y a pas d'approvisionnement à portée d'annexe.

Aux Grenadines les îles sont plates et plutôt arides, et la principale attraction réside dans les lagons et récifs de corail. Nous sommes donc allés mouiller quelques jours aux Tobago Cays, petits îlots déserts avec un récif plein de poissons. 10-04-30 - tortueDans ce paysage de carte postale nous avons passé beaucoup de temps munis de nos masques, palmes et tubas, pour aller voir les poissons multicolores qui peuplent le récifs de corail: bleus, jaunes, verts, à rayures, à pois... Ils sont magnifiques et peu farouches, et on a presque l'impression de nager parmi eux, c'est vraiment impressionnant. Très impressionnant aussi le requin qu'on a aperçu, même si c'est un "dormeur" qui est censé être inoffensif (et de fait, il avait l'air assez paisible). Du côté des plages on a vu plein de tortues brouter des algues au fond de la mer, c'est assez magique aussi. Et même si on voit régulièrement des tortues venir respirer non loin du bateau (y compris dans des baies peuplées de bateaux comme celle de Bequia) nous ne nous sommes pas lassés et il y a toujours un de nous deux pour crier "là! une tortue!".
10-04-30 - plongee

 

10-04-30 - annexeLes villages aussi ont leur intérêt: à Clifton, sur le bout de caillou qu'est Union Island, nous avons trouvé un gars qui a réparé la moteur de l'annexe, et ça, ça vaut son pesant d'or: maintenant on peut sillonner les mouillages pour aller d'un récif à l'autre et faire un aller-retour au village voisin si on a oublié d'acheter des citrons verts.
Port-Elizabeth, à Bequia, est un village fort sympathique, mais ce qui nous a vraiment plu, ce sont les manguiers qu'on trouve sur le bord des routes. On peut y ramasser sans souci des quantités de mangues, ce qui nous a occupé pendant une bonne demi-journée: ramasser les mangues, les peler, et faire la confiture. Entre ça et les conserves du poisson que nos voisins de mouillage nous ont donné, nous n'avons même pas eu le temps de nous baigner. La vie est dure...

10-04-30 - conservesContrairement à ce que nous avions entendu dire sur l'amabilité des Antillais, les habitants des Grenadines sont plutôt sympathiques: on discute avec les vendeurs de fruits des mérites comparées des graviolas du Brésil et de ceux de Bequia,
on ramasse les mangues dans un jardin dont on nous a ouvert le portail, et on se fait même remettre dans le droit chemin par un gars qui voyait bien qu'on avait pris une route qui ne menait pas à la plage. Ambiance plutôt agréable donc, à voir si ça se confirme dans les îles françaises.

Nous devrions d'ailleurs nous diriger demain vers la Martinique, avec probablement une pause rapide à Saint-Lucie pour éviter la navigation de nuit.


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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 20:15

Parce qu'entre deux plongées dans les eaux claires des Grenadines, je "travaille" un peu, voici le troisième épisode de la série sur la pêche à bord.

Les premiers épisodes sont ici et .

peche3

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 22:24

Le mot qui caractérise le mieux notre traversée depuis les îles du Salut jusqu'aux Grenadines est : interminable. La semaine prévue, qui nous paraissait pourtant une estimation plutôt pessimiste, s'est transformée en dix longs jours.

Tout s'est ligué contre nous:
-  Pas de vent - les alizés qui étaient censés nous pousser sur une partie du trajet étaient probablement trop fatigués de leur longue traversée de l'Atlantique: on a eu si peu de vent qu'il a fallu sortir le génois léger puis le spi et même comme ça on n'a pas dépassé les 3 noeuds (sachant que la vitesse de croisière de Coyotico est autour de 5 noeuds, c'est assez lamentable).
- pas de poisson - on en a vu plein mais aucun n'a daigné goûter à nos leurres,
- un stock de livres réduit à peau de chagrin - il nous reste les mille pages de "Mythologie comparée" et quelques classiques-qu'il-faut-qu'on-lise-mais-qui-n'ont-pas-l'air-marrant-du-tout,
10-04-24 - palmisland- et pas de batteries - sans vent et avec un petit panneau solaire, nous nous sommes retrouvés à nous laver les dents à la lueur de la lampe frontale et à devoir choisir entre le GPS et le feu de mat. Et inutile de dire que les ordinateurs sont restés éteints pendant tout le trajet (mais je suis fière d'annoncer que j'ai survécu sans séquelles à ce sevrage forcé).
... pour la première fois le désoeuvrement s'est invité à bord de Coyotico.

Le bon côté, c'est qu'après dix jours à dormir treize heures par nuit (forcément, sans batterie, quand il fait noir on est obligés de dormir) on est en pleine forme pour aborder les activités intenses qui nous attendent aux Antilles: baignade, bronzage, plongée... Les Grenadines, avec leur eau transparente, les plages de sable blanc, les récifs de corails et les cocotiers nous mettent dès maintenant dans l'ambiance "farniente tropical"...

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 20:45

Notre dernière étape en Amérique du Sud s'est avérée aussi intéressante sur le plan gastronomique que sur le plan touristique.

10-04-24 - fruitsTout d'abord, nous avons encore goûté de nombreux fruits exotiques - vraiment exotiques, de ceux dont on se demande si ce sont des fruits et des légumes et dont le nom nous est complètement étranger :
- la pomme cannelle, qui a une vague tête d'artichaut mais l'intérieur laiteux au goût léger de cannelle.
- la caïmite, fruit rond à la peau violette et à la pulpe blanche qui se mange à la petite cuillère
- le ramboutan, variété de litchi à peau épaisse et à poil dru
- le paré-pou, fruit d'un palmier, qui a une consistance et un goût proche de la chataîgne, mais un gros noyau.
- le comou, autre fruit de palmier, qui est très bon en glace et rappelle le goût de l'açai que nous avions découvert au Brésil.

Voilà pour les nouveautés. Mais nous avons aussi découvert des aspects inédits de fruits que nous pensions connaître. Ainsi, la papaye verte râpée s'est avérée excellente en salade, et nous avons trouvé une sorte de banane, la banane à cuire, qui se mange en légume, bouillie ou revenue à la poêle. Ca, c'est la théorie. Mais les premières papayes que nous avons achetées, vendues comme vertes par la marchande, étaient en réalité assez mûres, ce qui fait que notre première salade de papaye râpée avait le goût de la papaye mûre10-04-24 - couac (à la vinaigrette) et la couleur de la carotte, au lieu de ressembler à une salade de chou blanc râpé comme attendu; quant à nos premières bananes, pas assez cuites, elles avaient le consistance farineuse de la patate à moitié crue. Finalement, à force de tentatives plus ou moins infructueuses, nous avons fini par obtenir des résultats tout à fait excellents.

Côté protéines, on a testé plusieurs des poissons pêchés dans les rivières guyanaises, en particulier l'acoupa, à la chair fine qui ressemble un peu au bar. Nous les achetions à la halle aux poissons de Kourou, à environ cent mètres du ponton où les pêcheurs viennent décharger le produit de leur pêche...
Moins frais, le poisson boucané a un fort goût de fumé mais reste tendre et constitue un excellent pique-nique.

Le couac est une autre découverte majeure de notre séjour en Guyane. Sous ce nom curieux se cache une sorte de semoule de manioc, faite à partir d'une variété de manioc dont le jus est toxique et qu'il faut presser pour rendre comestible. Avec du citron, des oignons et des sardines, c'est vite fait, très bon et, paraît-il, très utilisé par les gens qui vont explorer la forêt amazonienne. Nous on l'a testé en début de traversée quand personne ne veut faire la cuisine et ça marche très bien aussi!

10-04-24 - soupeOutre ces aliments spécifiques de la Guyane - ou du moins de la région de l'Amazone - on trouve aussi de nombreux restaurants et cantines qui proposent de la cuisine laotienne, apportée par les Hmongs. Soupes au pâtes, beignets et divers gâteaux sont une étape à part entière d'un circuit gastronomique guyanais.
Et puis bien sûr, il ne faut pas oublier la gastronomie française! Notre escale en Guyane a été l'occasion de retrouvailles émouvantes avec des produits tels que camembert (même si ceux qu'ils vendent ne sont pas tous bons, en particulier je vous conseille de vous méfier de la marque "Gérard" si un jour vous croisez un spécimen), saucisson, sans oublier la vraie moutarde de Dijon... c'est fou comme ça transforme une vinaigrette.

 

10-04-24 - fromages

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 20:36

Entre Kourou et Saint-Laurent du Maroni

10-04-24 - manaAprès avoir découvert la région de Cayenne, nous avons parcouru - toujours grâce à Chantal et Paulo - le nord-ouest de la Guyane, jusqu'à Saint-Laurent du Maroni.

La route (car il n'y en a qu'une, coincée entre la forêt et la côte) traverse de la forêt dense et des zones un peu plus défrichées, où on voit parfois sur le bord de la route des tas de boîtes aux lettres rouillées qui indiquent la présence d'une piste et d'un groupe de maison. Autre signe de la présence d'habitations, il y a fréquemment sur le bas côté des étals - de la simple planche surmontée d'un auvent de palmiers à la cabane avec des murs - où les habitants proposent à la vente le produit de leur terrain: courges, manioc, patates douces, ponch maison...

10-04-24 - peinturesAu hasard des arrêts nous découvrons les villages de la campagne guyanaise. Maisons en bois, en tôle ou crépies, toits en feuilles de palmier, fenêtre à croisillons, pilotis, rue de sable ou goudronnées... les villages changent de physionomie avec le type des habitants: Hmong, Noirs, Amérindiens. Cependant on y trouve généralement trois points communs: une rivière bordée de végétation luxuriante, une église au toit de tôle, et une supérette, plus couramment appelée "chinois" d'après ceux qui la tiennent.

Quelques images de ce parcours sur la route entre Kourou et Saint-Laurent: des belles peintures sur bois dans une église décorée par un ancien bagnard, une ancienne léproserie où des maisons restaurées abritent quelques familles au milieu des ruines, le sinistre camp de la transportation à Saint-Laurent où les détenus étaient rassemblés à leur arrivée en Guyane, un bateau échoué transformé en île de verdure sur le Maroni... sans oublier les gendarmes qui contrôlent l'identité des voyageurs à Iracoubo, en rangers et mini-shorts moulants très seyants (et au vu de la chaleur, probablement plus confortables qu'un pantalon).


Les tortues

10-04-24 - tortue nuitNous nous sommes arrêtés pour la nuit à la pointe nord-ouest de la Guyane, près de la plage des Hattes, réputée pour l'importante population de tortues marines qui vient y pondre.
Après nos précédents échecs en matière d'observation de tortues, nous avons cette fois décidé de ne pas nous limiter aux heures du jour, et nous sommes donc allés nous promener de nuit avec une lampe de poche.

Mais l'observation des tortues de nuit, c'est technique: il ne faut jamais éclairer la tête des tortues, ne pas prendre de photos au flash avant qu'elles aient commencé à pondre (et seulement par derrière), ne pas les éclairer quand elles reviennent vers la mer, et de manière générale, utiliser le moins possible la lumière de nos lampe, sous peine de risquer de les désorienter et de les empêcher de retourner à la mer.
Ces recommandations en tête, nous voici donc partis, par une nuit sans lune, à essayer de distinguer dans le sable mou des tas sombres qui pourraient être des tortues sur leur nid, et dans le sable dur des traces qui pourraient être le trajet d'une tortue récemment sortie de l'eau; tout en allumant de temps en temps la lampe lorsqu'un tas sombre ou des traces nous paraissent suffisamment convaincants.

Après avoir passé quelque temps à déambuler sur la plage, nous les avons vues, tarata tsoin tsoin! Et plusieurs d'entre elles qui plus est: "petites" (pas plus de 1m de long) tortues vertes qui s'enfuyaient à notre approche, et une grosse tortue luth, bien plus paisible, que nous avons repérée au moment où elle finissait de creuser son nid.
10-04-24 - tortue jourNous avons passé un long moment assis dans le sable à observer cette montagne sombre d'où on voyait tomber les oeufs un à un, ronds et blancs. Imperturbable malgré son public et malgré les volontaires du parc naturel qui sont venus l'identifier et la mesurer, la tortue a tranquillement fini sa ponte, elle a rebouché son trou, brassé le sable pour cacher l'endroit exact de son nid, puis elle est repartie péniblement vers la mer et a disparu dans l'eau noire.

Moins fantasmagorique mais plus photogénique, une tortue attardée le lendemain matin m'a permis (le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt) de voir la tortue-luth dans son ensemble et pas seulement son arrière-train à la lueur d'une lampe de poche. Je peux donc confirmer que c'est vraiment une bête impressionnante, avec ses grandes nageoires, sa carapace bleue marine et son bec au bout de la tête ridée. Ca valait le coup de mettre le réveil.


Les îles du Salut

10-04-24 - iles salutNotre dernière étape en Guyane a été aux îles du Salut, juste en face de Kourou.
L'aura sinistre qui entoure ce nom (c'est là que se trouvaient le bagne le plus connu de Guyane, qui a "accueilli", entre autres, Dreyfus) ne se retrouve pas sur les îles. A première vue, il s'agit de trois gros cailloux couverts de végétation luxuriante, avec des dizaines de cocotiers penchés sur l'eau (presque) bleue. Si on cherche bien, on trouve des bâtiments plus ou moins restaurés, à la fonction assez floue - il n'y a pas de panneaux et on a ratée la visite guidée de la journée.
En fait, le véritable intérêt de cette visite est la balade dans la forêt, magnifique, où on croise de nombreux animaux: agoutis, oiseaux divers, singes.

Axel en a aussi profité pour faire le plein de noix de coco. Depuis qu'il a découvert que même les noix pas fraîches peuvent contenir de l'eau et de la coprah, il ramasse toute noix pas trop moisie qu'il peut trouver, et le nombre de cocotiers qui poussent sur les îles du Salut laissaient augurer d'une récolte exceptionnelle. Hélas, les agoutis, ces rongeurs qui paraissaient si mignons, ont le même centre d'intérêt et il a été difficile de trouver des noix de coco qu'ils n'aient pas ouvertes. Malgré ces "sales bestioles" (elles ne sont plus si sympa finalement) Axel a fait un petit stock qui nous a fourni un peu de frais pendant la traversée jusqu'aux Antilles.

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 20:29

... aux Grenadines, et plus précisément à Clifton, sur Union Island. Eau verte, corail et cocotiers, on est bien aux Antilles!

Je profite de cette première connexion internet pour poster les dernières notes sur la Guyane; un petit mot sur la traversée suivra bientôt.

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