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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:41
aconcaguaMendoza était décrite par notre guide comme "stunningly picturesque", d'où notre passage par ici. En réalité, si la ville est très agréable (grandes places ombragées et rues piétonnes), le principal intérêt réside dans la célèbre cordillière qui s'étend à l'ouest. Nous avons aperçu les premiers sommets enneigés en arrivant en bus mais une fois en ville, il est impossible de les revoir, même en grimpant sur la plus haute colline de la ville : ils sont cachés par une chaîne de montagnes plus basse mais plus proche.

Autant la plus haute colline de la ville était à notre portée, autant la haute montagne est un peu trop loin (150 km), nous nous sommes donc résignés à y aller en bus avec un guide. L'intérêt du guide c'est qu'on apprend plein de choses : saviez vous qu'un chemin de fer traversait les Andes jusqu'en 1975, année où il a été détruit côté Chilien par Pinochet qui craignait une attaque des Argentins ? Et que les condors mâles se suicident en se laissant tomber du haut de la montagne quand leur femelle meurt ? (pas par amour, mais parce qu'ils sont aveugles et ont besoin d'elle pour se nourrir ; c'est décevant, hein ! )

L'inconvénient, c'est qu'on voit le paysage depuis les fenêtres du bus : collines arides de la précordillière, vallées encaissées de la cordillière frontale, et enfin, cerise sur le gâteau, l'Aconcagua (plus haut sommet de l'Amérique du sud) est sorti des nuages juste au moment où nous faisions nos vingt minutes de marche dans le parc naturel du même nom - juste assez pour nous donner envie d'y revenir.

Heureusement notre prochaine étape est Bariloche, où nous devrions pouvoir randonner sans guide ni bus.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 22:25
P1060669A notre arrivée à Buenos Aires, le choc linguistique fut rude. Pour nous qui avions l'habitude d´avoir au moins une semaine de préparation psychologique avant d'aborder une nouvelle langue, devoir dire merci aux hôtesses en portugais et bonsoir au douanier en espagnol a été difficile!
La transition est d'autant plus compliquée que les argentins ont une prononciation particulière, qui fait ressembler certains de leurs mots plus au portugais qu'à l'espagnol, et qui rend pas mal d'autres franchement incompréhensibles. Mais on ne désespère pas, on va bien finir par ajuster notre oreille et arrêter de dire "obrigado/a" à la place de "gracias".

Le premier contact avec Buenos Aires est très dépaysant quand on vient du Brésil tropical, probablement moins quand on arrive d'Europe. Les avenues sont larges et goudronnées, les immeubles pourraient être haussmaniens et il y a des cafés et des librairies à tous les coins de rue: on se croirait presque revenus à Paris, si la majorité des hommes ne portaient pas leurs cheveux ondulés mi-longs (ce qui ne leur va pas si mal que ça).

Nous visiterons Buenos Aires plus longuement lorsque nous reviendrons en février, car nous partons dès ce soir pour Mendoza, à l'ouest de l'Argentine. On va à cette occasion pouvoir tester les fameux bus argentins et leurs sièges inclinables.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 14:18

La première chose que nous avons faite en revenant à Salvador après notre expédition sur le Rio Paraguaçu a été de ressortir nos pantalons et chemises propres pour une nouvelle série de formalités chez nos amis les douaniers. En effet, l'autorisation que nous avait délivrée la douane à notre arrivée au Brésil expirait en février, et nous voulions la prolonger de trois mois. Mais ce qu'on pensait devoir n'être qu'une simple prolongation s'est avéré être un long processus, avec constitution d'un dossier de plusieurs pages et visite de divers bureaux. Un peu comme la maison des fous dans les douze travaux d'Astérix, la barrière de la langue en plus...
Tout cela a finit par aboutir à un papier (un de plus...) qui nous donne l'autorisation de laisser le bateau tout seul au Brésil pendant que nous partons en Argentine. 

10-01-19 - bahianaisesLes formalités ont été d'autant plus longues qu'elles ont été interrompues par un jour férié: il sera dit que nous ne passerons pas une semaine à Salvador sans assister à des festivités quelconques! Cette fois-ci, c'était la fête du Lavagem do Bonfim, très populaire à Salvador. Il semblerait qu'à l'origine ce soit une célébration religieuse, avec grande procession jusqu'à l'église de Bonfim, à environ sept kilomètre du centre-ville, lavage des marches par des bahianaises en costume traditionnel et nombreuses prières à Nosso-Senhor do Bonfim. En pratique, la signification religieuse se perd un peu au milieu des cortèges de partis politiques, des chars de musique et des groupes de percussions, sans oublier bien sûr les innombrables vendeurs de bière et boissons fraîches.
Nous avons suivi la procession jusqu'à l'église, et nous avons pu constater à cette occasion que le seul jour où les bahianais sont en basket, c'est le jour du Lavagem do Bonfim. Nous, pensant faire couleur locale, nous étions encore en tongs... Nous avons donc eu l'immense plaisir d'avoir les pieds parfumés à la bière (c'est fou ce que les gens sont maladroits) et écrabouillés régulièrement, en particulier à la fin du parcours quand la foule se densifie.

10-01-19 - lavagemNous sommes arrivés trop tard à l'église de Bonfim pour voir la cérémonie de lavage des marches, par contre on a pu voir les gens qui accrochaient des rubans colorés porte-bonheur à la barrière devant l'église, pour s'assurer de la protection de Notre-Seigneur do Bonfim.
Au retour, dans le courant de l'après-midi, le parcours de la procession était toujours aussi densément peuplé, des chars et des groupes de gens continuaient à affluer vers Bonfim. A croire que toute la ville s'était rassemblée sur les sept kilomètres d'avenues qui séparent le centre ville et la presque-île de Bonfim... Sept kilomètres de beau bazar!

10-01-19 - bagagesA part cette journée de fête, notre semaine a été principalement occupée par des tâches moins amusantes: courses, rangement du bateau, et toutes les petites choses à faire qui n'ont l'air de rien mais qui prennent du temps. Nous avons tout de même trouvé le temps de devenir des habitués de la boulangerie du coin; maintenant le serveur nous reconnaît et s'étonne quand on ne prend pas notre part de gateau habituel...

Nous sommes maintenant fin prêts pour le départ: les polaires ont été dépoussiérées et rangées au fond des sacs à côté de la tente et des sacs de couchage. Notre avion décolle cet après-midi pour arriver à Buenos Aires en fin de soirée. Là, nous avons réservé deux nuits d'hôtel, et ensuite... on verra!


Nous essaierons de continuer à donner des nouvelles de temps en temps sur ce blog, mais sans ordinateur ça sera un peu plus compliqué. Quant au site, il y a eu une mise à jour aujourd'hui, mais ensuite il faudra attendre notre retour, dans environ un mois, pour les prochaines nouvelles.

A bientôt!

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:47
Boire et manger au Brésil est une longue série de découvertes, car non, la nourriture brésilienne ce n'est pas que la caipirinha et les haricots noirs! La preuve avec cette note de blog-fleuve.

 

10-01-16 - sucosLes fruits

 

On en trouve partout sur les marchés, sur les étals des vendeurs à la sauvette dans les rues de Salvador. En plus des fruits "exotiques" qu'on connaît en France et qui ont ici un goût merveilleux (ananas et mangue en particulier, sans oublier la noix de coco fraîche, que contrairement à ce que je croyais, on ne cueille pas marron sur les cocotiers...) on découvre tout un tas d'autres fruits aux formes bizarres et aux noms intraduisibles (en tout cas pas par notre petit dictionnaire acheté au Portugal). Pour la plupart, on comprend cependant qu'ils n'aient pas eu de succès à l'exportation, car à quelques exceptions près leur goût va généralement du franchement bizarre au carrément immonde (voir le paragraphe sur le caju, dans le chapitre "expérimentations hasardeuses").

 

10-01-16 - bebidasLe meilleur moyen de tester les fruits locaux est de goûter les jus variés proposés par tous les restaurants, bar et stands de vente à emporter. Parmi les plus exotiques: la goyave (Axel a testé pour vous, apparemment ce n'était pas fantastique), l'acerola (sorte de cerise), le graviola (on n'a pas terminé la bouteille), l'açai (au goût de fruit rouge, vraiment bon). Je m'arrête à ceux qu'on a testé, mais il y en a encore plein de variantes (chaque région ayant en plus ses fruits locaux), qu'ils servent en particulier en cocktail avec de la cachaça ou de la vodka.

 

Un autre fruit typique du Brésil (et plus précisément d'Amazonie) est le guarana, il n'y en a pas sur les étals de Salvador, par contre il a beaucoup de succès en tant que soda. Il est censé avoir tout un tas de propriétés merveilleuses et il est au moins aussi populaire que d'autres boissons à bulles plus connues (mais tout de même moins populaire que la grande bouteille de bière, servie dans une thermos pour qu'elle ne se réchauffe pas trop vite).

 

 

Manger

 

10-01-16 - havanaComme on ne vit pas seulement d'amour et de jus de fruit, il faut aussi penser à manger. On peut faire ses courses, mais les supermarchés sont loin de centre et il est plus facile et moins cher d'acheter de la nourriture toute faite. On peut acheter à un vendeur de rue des brochettes de viande, des coxinhas (beignets en forme de goutte, à la pomme de terre fourrés à la viande) ou des pasteis, sorte de beignets plats, fourrés au fromage ou au poulet; ou bien on peut aller dans cette merveilleuse institution qu'est le restaurant au kilo. On prend une assiette, on y met tout ce qui nous fait envie (crudités, riz, haricots, salade de fruit, beignets de toutes sortes, plats de viandes, lasagnes...) et la balance à la sortie nous dit combien on doit payer. C'est fantastique, car on peut goûter tout un tas de plats différents, par contre cela a l'inconvénient de pousser la personne peu raisonnable à composer des assiettes gargantuesques. Mais j'ai fait beaucoup d'efforts, et maintenant j'arrive à manger le contenu de mon assiette sans avoir besoin de faire la sieste dans la demi-heure qui suit.

  10-01-16 - pastel

 

Les spécialités

 

Outre les coxinhas et pasteis, nous avons testé une autre sorte de beignet, typique de Salvador: l'acarajé. C'est un beignet frit dans l'huile de dendê (huile de palme) et fourré avec le vatapa, une sauce aux fruits de mer, quelques morceaux de tomate et des crevettes séchées. Cette spécialité vaut plus pour les stands, tenus par des bahianaises en vêtements et coiffe blancs, que pour le goût (mais peut-être qu'on n'a pas testé les meilleurs).

 

Une autre spécialité typique, servie dans tous les restaurants à touristes du Pelourinho est la moqueca, sorte de ragoût aux fruits de mer et servi avec du farofa (farine de manioc parfumée avec de l'onion), des haricots, du riz et du vatapa. Le farofa, le riz et les haricots accompagnent d'ailleurs à peu près tous les plats. Le tout est plutôt bon.

 

10-01-16 - docesEt en dessert, quand on en a marre de manger des fruits, on peut tester une des innombrables sucreries produites par l'industrie brésilienne.

La goiabada, sorte de pâte de goyave, a son rayon dans toutes les supérettes. C'est un peu la confiture d'ici, d'ailleurs Axel l'a bien compris et il en mange avec ou sans pain à toute heure de la journée. Si on préfère la noix de coco, il y a la cocada, sorte de bonbon à base de noix de coco et de sucre. Il y a aussi la version banane (séchée ou sous format pâte) et la version à base de palmier ("doce de boliti"). Si on trouve que tout ça a encore trop goût de fruit on a la rapadura, qui est fabriquée exclusivement à base de canne à sucre et qui est parfait en randonnée pour son rapport poids/calories. Et puis, moins typique du Brésil mais tout de même bien répandu, on a le "doce de leite", sorte de caramel en barre.

 

 

Les expérimentations (plus ou moins) hasardeuses

 

Quand on n'y connaît rien et qu'on tente des expériences culinaires inédites, on a parfois des surprises...


Dans la catégorie "bonnes surprises", on a:

10-01-16 - queijo- l'açai na tigela (littéralement: "açai dans un bol"): on a testé ça alors qu'on ne savait ni ce qu'était l'açai, ni ce qu'était la tigela, mais on venait d'arriver au Brésil et on n'avait pas encore été refroidis par des expériences douteuses. On a eu l'agréable surprise de se retrouver avec un bol rempli de jus de fruit épais, de granola (sorte de muesli local) et de glace pilée. Dit comme ça ça n'a peut-être pas l'air terrible mais en vrai c'est rafraichissant et ça cale bien, en plus d'être bon.

- les brochettes au fromage: lorsqu'on a vu des vendeurs réchauffer des brochettes de fromage sur le petit réchaud rempli de braises, posé à même le trottoir, on s'est méfié. Puis Axel a décidé de tenter l'aventure, et il s'est avéré que leur fromage, pourtant pas sensationnel froid, est franchement bon une fois fondu, légèrement grillé et saupoudré d'herbes...

- les frites d'aipim: qui aurait dit que ce légume, qui a l'air d'être une sorte de manioc (je n'ai pas compris la différence avec l'autre racine qu'ils vendent sous le nom de mandioca et qui est également traduit par "manioc" dans les menus des restaurants), ferait des frites aussi bonnes que des frites de pommes de terre?

Dans la catégorie "avis partagés" on a le bolo de carima, gâteau à base d'amidon de manioc particulièrement dense. Pour Axel c'est bien trop lourd, moi j'aime beaucoup mais c'est vrai qu'il ne faut pas en prendre une tranche (ils les font très généreuses) à quatre heures, c'est un coup à sauter le repas du soir.

10-01-16 - graviolaDans la catégorie "expériences ratées" on a eu:

- Le farofa: c'est bon avec des morceaux de viande ou un plat en sauce. La première fois qu'on en a mangé, on a pris ça pour accompagner des coquillages et du crabe, et ça n'allait pas du tout: on n'a pas trop su quoi en faire et à la fin du repas on s'est retrouvés avec un grand bol de farine presque intact.

- Le graviola: ce fruit, vert à piquants à l'extérieur et blanc à l'intérieur, n'a pas l'air d'être fait pour être mangé cru: il n'a pas vraiment de goût et une texture franchement bizarre. 10-01-16 - acarajeNos voisins de mouillage nous ont conseillé de faire du jus, mais il aurait fallu un mixeur car la pulpe du fruit n'était pas juteuse du tout. Nous avons fini par le jeter, mais pas encore découragés, nous avons acheté du jus de graviola pour tester le goût. Il reste encore les deux tiers de la bouteille et on a définitivement abandonné les tests sur le graviola...

- Les acarajés: avant d'acheter la vraie version du célèbre beignet bahianais, nous avons voulu en fabriquer nous même. Nous avons donc acheté une boîte qui disait "préparation pour acarajé", avec la recette derrière. Nous avons suivi scrupuleusement les indications, nous avons battu la pâte pendant quinze minutes, nous avons enfumé le bateau avec les vapeurs d'huile de dendê, mais nous ne savions pas à l'époque qu'il fallait aussi préparer du vatapa pour fourrer les beignets, et nous avons trouvé ça un peu fade... Une autre expérience, cette fois avec la boîte de "préparation pour vatapa" nous a convaincus qu'il valait mieux les acheter tout faits.

 

Dans la catégorie "expériences hasardeuses", le caju mérite un paragraphe à lui tout seul.

10-01-16 - cajusNotre premier contact avec le caju a été dans un supermarché, en voyant des bouteilles de jus de caju côtoyer celles de mangue nous avons été intrigués et nous avons décidé d'expérimenter la chose. Plus tard, nous avons reconnu sur les étals de Salvador ce même fruit, à l'aspect d'un poivron rouge-orangé avec une excroissance bizarre, en forme de croissant, à son extrémité. Ce n'est qu'en voyant que les noix de cajou, vendues non loin, avaient le même nom que le fruit, que nous avons fait le rapprochement entre l'excroissance en question, et la noix qu'on mange à l'apéritif.

Décidément, ce fruit devenait de plus en plus marrant, et nous avons donc décidé d'en acheter quelques uns, pour les examiner de plus près. Ils ne les vendaient que par lots de dix, mais nous étions confiants et nous sommes repartis avec nos dix cajus. Nous avons alors senti leur odeur et on a commencé à se dire qu'on avait peut-être été un peu téméraires...

10-01-16 - metamorphposesducajuLa texture du fruit, visqueuse et assez répugnante, ne donnait pas envie de le manger tel quel, nous avons donc opté pour l'option "jus de fruit frais", jus qui avait le goût de l'odeur et une texture vaguement rapeuse. Il nous restait alors neuf cajus et une grande bouteille de jus concentré... Axel a trouvé ça moins mauvais que moi, il s'est donc dévoué pour boire le jus en bouteille et presser quelques fruits, mais il en est resté quatre qui doucement moisi avant qu'on ne se résolve à les jeter.

Restait les noix: nous avions dix noix de cajus disponibles pour notre prochain apéro. Mais lorsque nous avons essayé d'ouvrir la coque en bois qui est accroché à l'extrémité du fruit, nous avons été très déçus: il n'y avait qu'une bouillie marron complètement immangeable. On s'est dit qu'il fallait les faire sécher et elles ont donc rejoint les bananes qui noircissaient dans le cockpit.

Ce n'est que bien plus tard qu'un des guides que nous avons eu dans la Chapada Diamantina nous a expliqué qu'il fallait faire brûler la coque pour que la noix à l'intérieur prenne l'aspect qu'on lui connaît. L'expérience a confirmé la théorie: nous avons bien obtenu des noix de cajou après avoir fait flamber la coque au-dessus de l'évier. L'opération est amusante (flammes et étincelles en quantité) mais ça reste plus rapide (et plus rentable) de les acheter toutes prêtes aux vendeurs de rue.  


Bref, à part quelques fruits un peu trop exotiques et autres petites choses à éviter, on mange (et on boit) très bien au Brésil. Un peu trop bien, peut-être, ça devient difficile de garder des abdos plats et une taille de guêpe...

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:12

2010-01-14 - monastereAprès notre retour de Lençois, nous n'avons fait qu'une courte pause à Salvador avant de repartir, cette fois pour remonter le Rio Paraguaçu en bateau.

Encore une rivière, me direz-vous, mais vous n'en n'avez pas marre??? Eh bien non, car certes, c'est encore une rivière, mais ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... On retrouve les mangroves et les cocotiers qui forment des paysages familiers, mais on découvre des collines verdoyantes et des falaises rouges, qui font des beaux reflets sur l'eau calme du petit matin. On retrouve les pirogues et les villages de pêcheurs, mais on découvre un vieux monastère au détour d'un méandre, grand fantôme noirci oublié des routes touristiques qui trône au milieu des cahutes d'un petit village.

2010-01-14 - sportPas mal de contemplation, donc, mais pas seulement. Quand nous nous sommes lassés de regarder défiler le paysage, nous sommes revenus à des activités plus terre à terre: baignades, water polo (à trois), concours de plongeons. On a même testé le ski nautique sans les skis, nouveau sport qui consiste à se faire traîner derrière le bateau, attaché à une corde. C'est très marrant mais je ne suis pas sûre que ça ait beaucoup d'avenir comme discipline olympique.

Et puis ce n'est pas parce qu'on est en mode "vacances sous les tropiques" qu'on ne travaille pas, et on a donc profité des eaux calmes de la Baie de tous les Saints pour changer la drisse du génois, qu'on testera lors d'une prochaine navigation à la journée.


2010-01-14 - autravail

PS les photos de la Chapada Diamantina sont ici, celles du Rio Paraguaçu les suivront dès que je les aurai triées...

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:16

10-01-12 - paiinacioNos aventures dans la Chapada Diamantina ont commencé à 4h30 le jour de notre arrivée à Lençois, centre touristique de la région. Notre plan "on prend le bus de nuit et on arrivera bien à se débrouiller sur place" nous a paru tout d'un coup un peu moins brillant lorsque le bus nous a déposé dans une petite gare routière déserte, de nuit, et qu'il nous a fallu partir à la recherche d'une pousada, sans plan et sans réservation - tout ça le week-end le plus chargé de l'année (mais heureusement, ça, on ne le savait pas encore). Il y a probablement un dieu pour les voyageurs optimistes car une agence de tourisme du coin avait décidé de se faire de la publicité en proposant aux touristes sans hébergement de les aider à trouver une pousada. Après de nombreux arrêts infructueux à des pousadas toujours pleines nous avons fini par échouer dans une pousada sans nom, simple maison de particulier, où vu l'état des chambres et de la salle de bain il n'était manifestement pas prévu que des touristes y soient hébergés.


10-01-12 - fouleEnsuite l'aventure a été un peu plus standardisée puisque pour visiter la région il faut passer par des agences qui fournissent transport et guides. Difficile dans ce cas de sortir des sentiers battus...
Cela dit, certains sentiers sont plus battus que d'autres, le nombre de personnes au mètre carré étant directement dépendant du mode de transport utilisé pour la balade: lorsque nous avons pris le circuit en minibus qui fait le tour des grottes et cascades de la région, les rivières ressemblaient furieusement à une piscine parisienne un dimanche d'été (les bulles en plus).
Par contre, lorsqu'il y a plus de trois heures de marche ou qu'on s'éloigne des grandes attractions la foule se fait moins dense, les groupes sont plus petits, et les guides sont moins occupés à essayer de retrouver leurs ouailles parmi la foule de touristes et plus disponibles pour nous parler de la région.

10-01-12 - chevalC'est à pied que nous avons vu les habitants de Lençois faire leur lessive dans la rivière qui traverse leur ville, et aussi à pied que nous avons découvert les plantes locales et leur utilisation, grâce à un guide qui s'arrêtait toutes les dix minutes pour nous montrer une fleur, nous parler de l'histoire de la région ou chercher un fruit mûr pour qu'on puisse le goûter.
Et c'est à cheval que nous avons exploré l'ancienne région de production de diamants, où nous avons croisé des garimpeiros qui continuent à tamiser le sable des rivière dans l'espoir de trouver une grosse pierre, et qui nous ont montré leur seule trouvaille: un tout petit caillou brillant d'environ un millimètre de diamètre. C'est aussi lors de cette balade que nous avons découvert qu'il est possible de manger une mangue sans couteau: il suffit de ramasser le fruit bien mûr, d'enlever la peau qui s'arrache toute seule et de mordre dedans. Après on est tout barbouillé de jaune et on a les mains un peu gluantes, mais il aurait été dommage de rater les meilleurs mangues de la région (dixit notre guide) parce qu'on avait oublié d'emmener un couteau...


10-01-12 - cascadeEn tout cas, que ce soit à pied, en voiture ou à cheval, la région vaut vraiment le coup: vue du Morro Pai Inacio, sommet de la région; balades dans les vallées entre des montagnes-plateau; baignades dans des rivières et sous des cascades; visite de la grotte de Lapa Doce, pleine de formation calcaires qu'on entrevoit à la seule lueur de la lampe à gaz du guide; ascension jusqu'au sommet de la Cachoeira da Fumaça, plus grande cascade du Brésil, où, les normes de sécurité n'étant pas encore ici ce qu'elles sont en France, on peut s'allonger sur un rocher surplombant 450 mètres de vide pour voir en contrebas le petit lac où la cascade se jette - le guide ayant une main sur notre cheville pour assurer la sécurité... Finalement c'est un peu l'aventure quand même!

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:13
Nous voici revenus à Salvador, après dix jours passés à vadrouiller dans la Chapada Diamantina puis sur le fleuve Paraguaçu. J'ai pris un peu de retard dans mes notes de blog, mais je travaille dur (si, si) pour rattraper tout ça, en commençant par un petit mot sur notre visite de la Chapada Diamantina. Les photos devraient bientôt suivre sur le site!

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 23:57

Une petite note de blog pour vous souhaiter à tous une très bonne année, que 2010 soit pleine de soleil et de projets. Et surtout, amusez-vous bien!


Pour notre soirée de nouvel an nous avons revêtu nos habits les plus clairs - car à Salvador la plupart des gens s'habillent tout de blanc pour le réveillon - et nous sommes allés au phare de Barra, au sud de la péninsule de Salvador. Là il y avait plein de monde, de musique, et un feu d'artifice pour célébrer le passage à l'année 2010. On a cependant un peu raté le compte à rebours car juste à côté de nous la police était en train de séparer puis arrêter deux gars qui se tapaient dessus. Nous avons pu constater à cette occasion que la méthode d'arrestation préférée des policiers brésiliens est la prise à la gorge, ce qui a l'air tout à fait efficace.
Heureusement à minuit pile des gens autour de nous ont commencé à ouvrir des bouteilles et à arroser leur entourage, ce qui nous a rappelé qu'il était l'heure de crier, d'applaudir et/ou agiter les mains, et de souhaiter bonne année à nos voisins. Soit dit en passant, le liquide qu'ils ont ainsi dispersé et qu'ils appellent cidre est tout à fait infâme et se rapproche plus du jus de fruit chimique que de la pomme fermentée. Mais bon, on ne peut pas avoir le sens du ryhtme ET faire du bon champagne, ce serait trop injuste.
Le début de l'année 2010 a été un peu moins marrant puisqu'il a fallu trouver un taxi pour rentrer à la marina, ce qui n'est pas plus facile qu'à Paris après la fermeture du métro. Mais à force de patience on a réussi à éviter ceux qui essayaient de doubler leurs tarifs et à en trouver un qui, certes, ne savait pas où était la marina, mais qui au moins était très sympa.


Nous partons ce soir pour le parc naturel de Chapada Diamantina, à environ 400 km de Salvador, où il paraît qu'il y a des paysages magnifiques et des belles balades à faire. Une bonne manière de commencer l'année...

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 22:09

riomarauNous voici de retour à Salvador!
Après avoir quitté Morro São Paulo, nous avons passé quelques jours paisibles dans la baie de Camamu et sur le rio Marau. C'est une variation sur le même thème qu'à Morro São Paulo, en plus valloné et encore plus tranquille, car plus éloigné des routes touristiques. Nous avons donc continué notre exploration des petits et gros villages de pêcheurs et des mangroves pleines de crabes.

Le retour a été un peu moins paisible: en plus de devoir faire les 75 miles qui nous séparaient de Salvador contre le vent et le courant (ce qui est particulièrement lent), nous avons eu quelques petits soucis, entre les feux de position qui refusent de fonctionner à moins que l'on ne donne des grands coups sur le balcon pour rétablir le faux contact, et la drisse, cassée sur le chemin, remplacée pendant la pause technique qui a suivi et à nouveau abimée à la fin d'une deuxième journée de navigation. La palme revient quand même au moteur qui nous a lâché juste en arrivant à Salvador, vers 23 heures, après plus de 12 heures à tirer des bords et juste au moment où on pensait arriver au bout de nos peines (oui, j'essaie de nous faire plaindre, là).

moteurNous avons donc dû mouiller en vrac dans la rade de Salvador, et le lendemain, après plusieurs tentatives infructueuses pour réparer le moteur nous nous sommes résignés à faire appel aux services de la marina d'à côté. La première étape a été de remorquer le bateau jusqu'à la marina - sans moteur et sans vent, c'est un peu compliqué de manoeuvrer dans un port. Cela  peut sembler simple mais ça ne l'est pas du tout; la marina (qu'on avait pourtant choisie parce qu'elle était censée avoir de bons services) a refusé d'envoyer un zodiac et il nous a fallu négocier (en brésilien!) avec le propriétaire d'un bateau pour qu'il accepte de venir nous tirer avec son annexe.
Une fois amarrés au ponton nous avons eu la chance de pouvoir embaucher un mécanicien qui travaillait sur le bateau d'à côté. La communication n'a pas été facile, mais à l'aide du portugais approximatif d'Axel, du dictionnaire, et d'une bonne dose de gestes plus ou moins explicites, le problème a été réglé en moins d'une heure (il s'agissait en fait d'un tuyau bouché par des bactéries dans le fioul).
Pour ceux qui se demandent ce que je faisais pendant ce temps, eh bien j'étais à plat ventre au fond de la couchette arrière babord, le bras dans une trappe, pour ouvrir et fermer le robinet de fioul à chaque fois que le mécanicien voulait vérifier le circuit de carburant. Chacun participe à la hauteur de ses capacités...

drisseLe point positif, c'est que tout ça nous a donné l'occasion de visiter l'autre marina de Salvador, celle qui est privée et qui est réputée (justement) coûter deux fois plus chère que celle que nous avions choisie au début. Contrairement au Terminal Nautico, fréquenté principalement par des voiliers de grande croisière, la Bahia Marina est essentiellement destinée aux (très) riches brésiliens, et on a l'impression que le bateau (à moteur surtout) n'est qu'un prétexte et que c'est un club social pour l'élite plutôt qu'une association sportive. Dans l'enceinte de la marina (femrée par des barrières et surveillée par des vigiles tous les dix mètres) il y a tout un monde, bien loin du reste de la ville: magasins (y compris un architecte, allez voir le rapport), bars et restaurants très chics, et même une borne de taxis. Le style vestimentaire des gens est loin du short-T-shirt qui prédomine dans le reste de la ville et lorsque le soir on va prendre sa douche, en tongs et serviette sur l'épaule, on croise des gens sur leur trente-et-un qui vont passer leur soirée au restaurant...
Sociologiquement c'est très intéressant mais budgétairement ça l'est un peu moins donc dès que notre problème de moteur a été réglé nous nous sommes empressés de retourner au Terminal Nautico, où nous devrions rester jusqu'au 1er de l'an. D'ici là nous ferons les guides touristiques pour Sébastien, qui est venu passer ses vacances à Salvador.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 00:00

2009-12-25 - perenoelA notre grande déception, les brésiliens n'ont pas remplacé le père Noël barbu par une mère Noël en bikini rouge, pas plus qu'ils ne mettent de guirlandes dans les cocotiers à défaut de sapins. A vrai dire, vu de l'extérieur, la célébration de Noël  a l'air d'être sensiblement la même qu'en Europe. Le père Noël a sa grande barbe et son vêtement rouge (curieusement, on n'a vu personne déguisé en père Noël, par contre les caissiers du supermarché où on a fait nos courses avaient des gilets rouges bordés de fausse fourrure, sans manches pour s'adapter au climat brésilien) et dans les publicités il y a de la neige et du houx. On a même vu un père Noël grimper dans un cocotier!
Les références à Noël sont cependant bien moins denses qu'en France à la même époque. Certes les supermarchés de Bahia vendent des guirlandes, des boules et des petits sapins en plastiques, et il y a quelques décorations dans les rues mais le thème de Noël n'est pas aussi omniprésent que ce qu'on peut voir en Europe.


Finalement, la seule vraie différence qu'on a pu constater réside dans les spécialités de Noël.
Tout d'abord, ils ne mangent pas de chocolat - ce n'est pas très étonnant vu le climat mais c'est un peu dur pour moi, heureusement que notre sac de 3kg n'est pas encore terminé. On a vu des chocolats seulement dans un grand supermarché à Bahia, et ils sont tous importés d'Europe (pas du meilleur, car on l'a tout de même testé), ce qui montre le peu de cas qu'ils en font puisque sur la quasi totalité des aliments de consommation courante il y a écrit un fier "Industria brasileira".

2009-12-25 - panettoneEn fait, LE gateau de Noël, c'est le panettone. Au début on n'y croyait pas et puis à force d'en voir des tas près des caisses dans tous les magasins d'alimentation, on a finit par en acheter un, et voilà ce que dit le petit texte sur le côté de la boîte: "dans les années 50, un immigrant a amené d'Italie la vraie et traditionnelle recette du panettone. Depuis ce jour, trois générations de sa famille ont transformé le dessert traditionnel italien en une nouvelle coutume brésilienne. Aujourd'hui c'est le panettone qui annonce dans nos foyers l'heureuse arrivée de Noël". Sur Coyotico le panettone a annoncé l'arrivée de Noël dès le 21 décembre, puisqu'il fallait bien le goûter avant de décider s'il était digne de remplacer la bûche pour le repas de Noël.




Cela dit, avec rarement moins de 30° au thermomètre et sans sapin ni chocolats à l'horizon on a du mal à réaliser que c'est Noël... Mais on a quand même un oeil sur le calendrier donc on vous souhaite à tous un très joyeux Noël! Feliz Natal!

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