Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:20

Chers lecteurs,


Nous nous apprêtons à partir vers l'Amérique du Sud, la zone de convergence intertropicale et les alizés de Sud Est. Nous

serons donc dans l'impossibilité matérielle de mettre à jour ce blog pendant les trois prochaines semaines. (au moins)


Abonnez vous à la newsletter pour être tenu au courant des prochaines modifications.

A nous le Brésil et l'aventure !

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 15:19

Nous voici au Cap Vert depuis maintenant presque une semaine et c'est pour l'instant une escale tout à fait sympathique.

Mindelo est un endroit agréable à vivre et y on a passé pas mal de temps à ne rien faire, à part aller au marché, se balader un peu, faire la sieste aux heures chaudes, prendre un verre de temps en temps et globalement regarder le temps passer tranquillement.
On a donc largement eu le temps de voir Mindelo sous toutes ses coutures: le "palais du peuple" rose et blanc avec des colonnes, la praça nova et son kiosque-café toujours fermé, la fausse tour de Belem, le marché aux légumes dans un ancien bâtiment colonial, le marché aux poissons où des étals sont à même le trottoir, les bazars chinois, les petites boutiques qui font épicerie-quincaillerie-tabac, les magasins d'électroménager, les rues pavées, la poussière, les taxis collectifs format pick-up, les bus bringuebalants, les gens qui se promènent en tongs et en T-shirt, les pêcheurs assis sous un arbre au bord de la plage et leurs barques tirées sur le sable, les maisons colorées sur le front de mer et dans beaucoup de rues, les petits bars un peu partout, les places avec des gens qui flânent ou qui jouent aux cartes... Bref, plein de choses à voir...

On a quand même fait l'effort de sortir de la ville pour aller au Monte Verde, sommet de l'île, à environ 25 minutes en aluguer (les taxis collectifs sus-cités). Le paysage de petites montagnes et de vallées était très joli, étonnament vert mais totalement dépourvu d'arbres, ce qui est embêtant à l'heure de la sieste. On a donc fait un peu de sport!

L'escale au Cap Vert a aussi été l'occasion de sociabiliser. La marina de Mindelo a accueilli pendant quelques jours un rallye humanitaire de bateaux français à destination du Sénégal (Ciotat-Africa), qui, avec la discrétion typique des français en groupe, ont mis de l'animation dans le port. Les gens étaient plutôt sympa et on a donc passé beaucoup de temps à comparer la taille des poissons pêchés pendant la traversée et les techniques de pêche, discuter des équipements de chaque bateau (il y en a qui ont des lave-vaisselle à bord!), raconter les escales et parler du vent et du beau temps. On a même été invités à leur soirée organisée à l'Alliance Française de Mindelo, avec cocktails et petits fours!


Avec tout ça nous avons quand même travaillé un peu puisqu'on en a profité pour pratiquer notre portugais. Maintenant nous savons dire bonjour et merci, commander une bière et un jus de fruit et poser des questions pas trop compliquées ("comment se cuisine ceci?", "où y a-t-il une librairie?"). Par contre nous ne sommes pas assez performants pour comprendre les réponses aux questions qu'on pose, ce qui est un peu embarrassant - en général chacun de nous hoche la tête d'un air entendu en espérant que l'autre ait mieux compris.
Mais bon, en s'en sort quand même: on a fait cuire nos découvertes gastronomiques comme des patates, ce qui a donné des résultats tout à fait mangeables, et quant à librairie, on a fini par la trouver même si on a d'abord tourné en rond dans le quartier pendant un certain temps. Pour ceux qui se demandent pourquoi diable nous cherchions une librairie alors que nous arrivons à peine à aligner trois mots de portugais, c'est tout simplement l'attrait irrésistible du livre, et la curiosité de voir à quoi ressemblait une librairie cap-verdienne (réponse: à une librairie normale, mais en tout petit). Et comme il m'est pathologiquement impossible de rentrer dans une librairie sans sortir avec au moins un livre, nous avons acheté la version portugaise du Club des Cinq, dont la syntaxe et le vocabulaire destinés aux enfants de moins de dix ans seront peut-être à notre portée...

 

Partager cet article

Repost0
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:33

Les deux premiers jours ont été durs pour le moral d'Axel, les alizés brillant encore par leur absence. C'est tout un monde de certitudes météorologiques qui s'écroule! Heureusement, à partir de jeudi (30) dans la nuit le vent a commencé à souffler, dans la bonne direction, suffisemment fort et suffisemment longtemps pour nous permettre de parcourir relativement rapidement les 850 milles qui nous séparaient du Cap Vert.

En ce qui me concerne, j'ai découvert que le comportement d'un bateau sur mer houleuse ressemble fâcheusement à celui d'un petit train sur une montagne russe (le roulis en plus), et donc mon moral est inversement proportionnel à la hauteur de creux des vagues. Mais bon, comme ça il y en a toujours un de nous qui est content...



La traversée a été rythmée par les diverses tentatives d'Axel pour pêcher. Longueur de la ligne, forme du leurre, poids du lest, tous les paramètres ont été testés. Mais ni poulpy-v1 (le leurre artisanal en sac en plastique jaune Gibert), ni poulpy-v2 (deuxième leurre artisanal, à base de laine cette fois), ni poulpinet (le leurre industriel) n'ont eu beaucoup de succès puisqu'on n'a réussi à ramener qu'un petit poisson jaune, bien loin des grands poissons qui sont censés fréquenter les eaux du large. Du coup Axel a provisoirement abandonné son activité de pêcheur et est passé à la cueillette des poissons volants qui ont le bon goût de s'échouer sur le pont et dans le cockpit pendant la nuit. Facile et efficace...
Ce n'est qu'avec le leurre "cuillère", testé en toute fin de traversée, qu'on a finalement réussi à pêcher plusieurs dorades coryphènes, qui ont avantageusement remplacé le thon en boîte pour les derniers repas avant l'arrivée.




Maintenant on est arrivés et il va quand même falloir qu'on termine notre dernière dorade (qui devrait pouvoir nous faire encore au moins quatre repas) avant de tester le marché aux poissons de Mindelo, voire même, qui sait, acheter de la viande...

 

Partager cet article

Repost0
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:05
Contrairement à ce que nous disions dans notre avant-dernière note de blog, nous ne sommes pas partis le dimanche 25 octobre pour le Cap Vert. En effet, après consultation de la météo nous avons constaté que les alizés avaient une fois de plus mystérieusement disparu, et nous avons préféré attendre dans un petit mouillage tranquille plutôt que d'être à l'arrêt au milieu de l'Atlantique.

Le petit mouillage tranquille en question se trouvait à La Gomera, île juste à l'Ouest de Tenerife, et plus précisément à Puerto Vueltas. Puerto Vueltas est un petit village sympathique, plein d'allemands, de hippys (maison troglotyte incluse), et probablement de pêcheurs espagnols mais ils sont plus discrets.
Le seul inconvénient est qu'il fallait ramer 20 minutes (j'ai chronométré) pour aller à terre. Cela nous a fait de l'exercice, certes, mais on s'en serait bien passé quand on est revenus d'une demi-heure de marche depuis la station-service avec nos bidons (10 et 20L) d'essence dans les bras (car notre diable s'était cassé). La vie est dure...

Axel a profité de cette attente forcée pour se faire couper les cheveux. Comme il n'y avait pas de coiffeur en ville (forcément, avec autant de hippys la demande ne doit pas être très forte) c'est son équipière préférée qui s'y est collée, avec la seule paire de ciseaux disponible à bord, c'est à dire des grands ciseaux à papier qui coupent comme ils y voient. Ma tâche n'était pas facilitée par Axel qui criait sans arrêt "mes oreilles, mes oreilles!" en mettant ses mains sur les dits appendices, mais j'ai tout de même finalement réussi à lui raccourcir les cheveux. Je vous laisse juger de ma possible reconversion (ou pas) dans la coiffure...

Tout ça pour dire que nous n'avons pas mis onze jours mais seulement sept pour arriver à Mindelo, à São Vincente au Cap Vert (départ le 28 octobre, arrivée le 4 novembre), ce qui représente une amélioration notable de notre vitesse moyenne par rapport à notre dernière grosse traversée gibraltar-madère. Je crois même qu'on a fait des pointes à plus de 13 km/h, pfiouu.

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:35

Merci à tous pour les commentaires sur les figues de barbaries. On reconnaît notre ignorance en la matière.

Cependant, est ce que quelqu'un pourrait éclairer nos lanternes sur le mode de préparation de ce "fruit", plein de pépins et au jus insipide. On a essayé nature, en jus, avec du rhum, avec de la liqueur de maracuja, et rien n'est vraiment très probant...

D'avance merci pour vos réponses et suggestions que nous espérons nombreuses !

ps : on est très déçu, en fait les canaries c'est pas du tout exotique. pfffff...

ps2 : on est au cap vert, à Mindelo, Jeanne s'occupe de la com' 

 

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:22

Eh oui, encore une note qui parle de manger... Il faut dire que c'est notre principale préoccupation, avec la météo et où se trouve le prochain café internet.

A Madère la spécialité la plus connue est bien sûr le vin - d'ailleurs, à ce sujet, saviez-vous que le goût particulier du vin de Madère était autrefois dû au long trajet en voilier sous la chaleur des tropiques, depuis Madère jusqu'en Europe? Maintenant le vin est légèrement chauffé pour lui donner le même goût. Nous, nous allons tester le double effet chauffage + long voyage sous la chaleur des tropiques, on verra ce que ça donne quand on ouvrira notre bouteille...

Moins connu mais cependant tout à fait appréciable, on trouve aussi le "bolo de mel", sorte de pain d'épice aux fruits secs et au vin de Madère. J'aurais bien mis une photo, mais le gateau a eu tellement de succès qu'il a été terminé avant que je pense à sortir l'appareil.


Le fruit national à Madère est le maracuja, ou fruit de la passion. On le trouve partout: il se décline en yaourt, pâte et jus de fruit, mais aussi en liqueur. Comme on est curieux on a testé la liqueur, qui s'est révélé un peu sucrée mais plutôt buvable.

La banane est aussi un fruit qu'on trouve beaucoup à Madère et aux Canaries. C'est une espèce plus petite que celle qu'on trouve généralement en France (qui viennent plutôt des Antilles) et Axel les trouve bien meilleures (moi je ne vois pas la différence). D'ailleurs il les trouve tellement bonnes qu'il a décidé d'essayer de les faire sécher pour les garder plus longtemps. Il y a donc depuis deux jours des petits morceaux noirâtres exposés au soleil dans le cockpit, il faudra faire attention à ne pas les confondre avec les vieux morceaux de bacon qu'il garde pour appâter les poissons.
Toujours dans la rubrique banane, j'ai tenté une spécialité de Madère: le poisson à la banane, et aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est plutôt bon.


Aux Canaries le plus marquant est la variété des fruits et légumes qu'on trouve dans les étals des marchés.
Nous avons testé au hasard divers espèces, du simplement exotique au franchement bizarre, avec des résultats inégaux:
- La mangue et la patate douce, encore du domaine du connu, sont tout à fait comestibles.
- Les oranges des Canaries sont proches des oranges "classiques" mis à part le fait qu'elles sont jaune-vert plutôt qu'orange (au début on pensait qu'ils ne les vendaient pas mûres, mais elles ont refusé obstinément de changer de couleur, et on a fini par les manger comme ça).
- La papaye, que je n'avais goûtée auparavant que sous la forme de petits morceaux séchés dans des cocktails de gateaux apéritif, a l'inconvénient sous sa forme naturelle d'être d'une taille peu propice à la dégustation. Maintenant qu'on l'a goûtée et constaté qu'elle a une texture bizarre et un goût très fort il reste environ les trois quart qui moisissent dans une boîte tuperware.
On rentre ensuite dans les espèces inconnues dont le nom n'est pas dans notre petit dictionnaire espagnol-français:
- le bubango sorte de courgette ronde à gros pépins, n'a d'exotique que le nom puisque ça ressemble vraiment à une courgette, même si on a douté pendant toute la cuisson et que l'expérience nous a appris qu'il vaut mieux enlevé les pépins.
- Le higo pico (ou "figue à pointe", qui serait la traduction littérale) remporte la palme de la bizzarerie. C'est le fruit d'un cactus, dont l'écorce (qui a effectivement des piquants) s'ouvre et dont on ne mange que l'intérieur. L'intérieur en question étant composé d'une grande quantité de pépins et d'une petite quantité de pulpe assez fade, on comprendra que sur les trois qu'on a achetés (courageux, mais pas téméraires) il y en a encore deux qu'on se promet de manger tous les jours.


Sinon, encore aux Canaries on a vu dans le rayon "produits locaux" des supermarchés, celui avec une taxe de 200% spéciale

touristes, du miel de canne, des sauces pour viandes et poissons à base de poivron, et un produit appelé "almogrote", du fromage à l'huile d'olive, au poivron et à l'ail qui se mange avec du pain en apéro, c'est un peu fort mais pas mauvais.


La gastronomie des prochains jours risque d'être moins palpitante puisque nous allons partir pour le Cap Vert d'ici la fin du week-end, on va donc se contenter des saucisses et du thon en boîte pendant un certain temps... ( à moins que notre pêche ne se révèle fructueuse )

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 18:33

Le premier avantage, logiquement, concerne la quantité comestible contenue dans le poisson en question. En l'absence de frigo, cela veut dire qu'on n'a pas besoin de se poser de question sur les menus des trois prochains jours.

Le deuxième avantage, plus inattendu, est que si on a un bon timing on peut récupérer deux poissons pour un hameçon: le petit poulpe rose qui a attrapé notre bonite lui servait manifestement de dessert puisqu'elle avait déjà une sardine entière dans son estomac. (en vrai, on n'a pas mangé la sardine, on avait quelques doutes sur sa fraîcheur, mais c'était tentant).

Je ne parlerai pas du problème d'avoir un poisson suspendu par la queue dans l'évier le temps qu'il soit mangé, on s'y habitue et ce n'est vraiment un souci que pour celui dont c'est le tour de vaisselle.

Le vrai inconvénient, revers de la médaille du premier avantage, est qu'il faut déployer des trésors d'imagination pour ne pas avoir l'impression de manger le même repas midi et soir (le matin, on reste aux tartines) pendant plusieurs jours.
Jusqu'à présent nous avons réussi à varier l'accompagnement du steak de bonite pour les trois premiers repas, on a une petite idée pour le quatrième, mais après ça va être dur...

 

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:50

PS

Les photos de Porto Santo et Madère sont sur le site!

A regarder le soir plutôt que le matin en arrivant au boulot:-)

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:57

Pour notre première nuit aux Canaries, nous avons mouillé dans une petite baie tout au nord de Ténérife. La côte à cette endroit est très belle et donnait envie d'aller se balader (surtout après trois jours de mer) mais Axel a refusé car nous n'avions pas encore fait les formalités d'entrée aux Canaries. Il craignait que les douaniers espagnols surgissent au premier pas à terre pour vérifier qu'on n'essayait pas de débarquer une cargaison de drogue ou d'immigrés clandestins... Axel nie fermement cette théorie, mais il est aussi possible que la quantité de bazar à déplacer pour sortir l'annexe de son coffre aie multiplié d'autant sa peur des douaniers...


Nous nous sommes donc contenté de regarder la côte, et le lendemain nous sommes allés à Santa Cruz de Tenerife, capitale de l'île, où nous avons pu faire les formalités d'entrée et descendre à terre.


Les premières journées de l'escale ont été consacrées comme d'habitude aux opérations d'intendances: courses diverses, découverte de la ville et repérage de l'office du tourisme, des cafés internet et des vendeurs de cartes postales (ça a l'air simple et rapide comme ça, mais pour le café internet par exemple il nous a fallu demander dans un bar après avoir parcouru sans succès la ville en long en large et en travers).
En parlant de courses, je suis partie à la recherche d'une jupe (Axel m'a tellement mis la pression pour réduire la taille de mes bagages que je n'en ai même pas emmené!) et j'ai été très étonnée de constater qu'ici comme à Paris on est passé à la collection d'hiver, et qu'ils ne vendent plus que des bonnets et des pulls. Comme dehors il fait pas loin de 30°, ils mettent la clim à 12° pour faire illusion et inciter les clientes en débardeur à acheter des vêtements chauds...
Plus sympa, il y a à Santa Cruz un très beau marché où la moitié des fruits et légumes sont totalement inidentifiables, heureusement les marchands sont tout prêts à expliquer comment se mange ou se cuisine telle ou telle espèce inconnue.


Nous avons ensuite loué une voiture pour le week-end, pour explorer un peu plus l'île.

Première destination: le parc naturel du Teide, dont la plus grande attraction est le pic du même nom, plus haute montagne de l'île (et de l'Espagne par la même occasion, à 3 717m, quand même). On peut la voir de très loin, comme nous avons pu le constater lors de nos arrêts à la totalité des (nombreux) miradors aménagés le long de la route - eh oui il fallait bien vérifier, photo à l'appui, si les quelques kilomètres parcourus entre chacun des points de vue n'avaient pas transformé complètement le paysage. Le tri des photos va être long et difficile...
Une fois arrivés au pied de la montagne, nous nous sommes trouvés confrontés au dilemme: téléphérique ou pas téléphérique? Le téléphérique nous amène presque en haut de la montagne avec vue sur tout l'archipel (quand il fait beau), par contre il coûte cher et il faut ensuite un permis spécial pour terminer l'ascension, permis que nous n'avons pas. Finalement et avec l'aide de la méthode Coué nous avons décidé d'économiser et de rester au fond du cratère qui forme la base du Teide (d'abord, il y des nuages, c'est sûr on ne voit pas grand chose, en plus c'est trop haut, ça doit écraser les montagnes des environs qui ne sont pas si hautes, d'ailleurs d'en bas c'est bien plus joli c'est certain, et puis c'est nul si on ne peut pas se balader une fois en haut).
Et finalement, le paysage désolé de rochers érodés et de coulées de lave que nous avons pu voir lors de notre balade était vraiment grandiose, donc il n'y avait pas de regrets à avoir (mais si quelqu'un a déjà vu le panorama du haut du Teide, je suis quand même curieuse de savoir si ça vaut le coup!).


Le lendemain, pour changer du paysage minéral de la veille, nous sommes allés faire une grande randonnée dans l'Anaga, un massif au nord de l'île qui est beaucoup plus vert, car c'est lui qui bloque tous les nuages arrivant du nord.
Et effectivement, nous avons eu des nuages (ou du brouillard, selon l'altitude) toute la journée. Au cours de cette rando, nous sommes passé d'une pente couverte de forêt à une route à flanc de falaise, en passant par un ravin creusé par une rivière, des champs de cactus et des cultures de vigne en terrasse. Le point commun? La capacité incroyable des habitants du coin à construire des maisons dans les coins les plus inaccessibles, l'accès se faisant par une piste à 45° de pente dans le meilleur des cas, et après 2h de marche ou plus pour les plus extrêmes. C'est très joli, mais je préfère faire ce genre de balade pour le plaisir plutôt qu'à chaque fois que je veux acheter du pain...


Nous prévoyons de quitter Santa Cruz de Ténérife aujourd'hui, mais nous devrions rester dans les environs (à Ténérife ou dans l'archipel) pour encore quelques jours.

 

Partager cet article

Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:17
Nous sommes arrivées à Ténérife, dans l'archipel des Canaries, mercredi après une traversée sans histoire mais avec un peu de vent.

J'en tire cependant quelques enseignements importants:
1. Il suffit de cinq jours d'escale pour se "désamariner", c'est à dire se déshabituer des mouvements du bateau. C'était la mauvaise surprise de la traversée.
2. Il me faut pas loin de trois jours pour m'amariner à nouveau (sur une traversée de 72 heures, c'est un peu agaçant).
3. Contrairement à toute attente, les knackis en boîte, c'est bon! Certes, le fait de n'avoir pu manger que du pain les deux jours précédant ce repas a peut-être influencé mon jugement, mais ce sera sur la liste du prochain avitaillement pour les repas "début de traversée".

En attendant nous allons visiter Santa Cruz de Tenerife (d'ailleurs, bonne nouvelle, cette fois le Corte Inglés n'est pas à l'autre bout de la ville et on va pouvoir refaire notre stock de turron).

Partager cet article

Repost0

Archives

Catégories

Liens