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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:22

10-07-13 - setecidadesSão Miguel est une île beaucoup plus grande que Faial et Pico. Déjà, il n'y a pas qu'une route qui fait le tour de l'île, et on a réussi à se perdre en sortant de Ponta Delgada, sur notre mobylette de location. Cela nous a permis de visiter le magnifique aéroport de São Miguel ainsi que la superbe 2x2 voies qui y mène  - c'est d'ailleurs la seule autoroute que je connaisse qui se termine par un cul-de-sac.
Après ce petit détour tout à fait intéressant nous avons repris notre itinéraire touristique, avec comme objectif de faire le tour des lacs volcaniques qui parsèment l'île. Le premier arrêt  a été aux lacs de Sete Cidades, justement considérés comme la principale attraction de l'île: les deux lacs aux formes irrégulières qui remplissent le fond d'une cuvette, forment un très joli tableau.

10-07-13 - lagoadofogoNous avons ensuite rejoint notre deuxième étape, Lagoa do Fogo, via les petites routes de campagnes. L'idée était d'admirer un paysage qu'on aurait moins bien vu de la grande route, mais outre le fait qu'on s'est encore perdus (enfin, pas vraiment, et pas très longtemps, mais on a  tout de même eu un moment de doute sur la route qu'on suivait) on a pu constater que la campagne de São Miguel est parsemée de grosses fermes et de zones industrielles, ce qui est plutôt bon pour l'économie locale mais moins pour la beauté du paysage.
Les vues sont certainement plus jolies dans la zone montagneuse où se trouve le Lagoa do Fogo, mais la couverture nuageuse étant assez basse ce jour-là nous n'avons vu que du blanc. Nous avons attendu longtemps en face du point de vue (théorique) sur le lac, espérant que les nuages se lèvent et essayant d'évaluer par les variations dans l'opacité du blanc qui nous entourait l'épaisseur de la couche de nuages, et finalement nous avons réussi à apercevoir la moitié inférieure du bout du lac le plus proche de nous, ce qui est assez peu (et assez loin de la jolie photo vue sur une carte postale) mais suffisemment pour nous décider à renoncer à attendre et à aller voir le troisième lac sur notre liste: le Lagoa das Furnas.

10-07-13 - lagoadasfurnasCe lac est moins joli que les deux autres (enfin, moins joli que ceux de Sete Cidades, et moins joli que la carte postale du Lagoa do Fogo) mais comme son nom l'indique on peut voir juste à côté une zone d'activité volcanique assez impressionnante: sol chaud, bassins d'eau bouillante, fumerolles et vapeurs de soufre. Il paraît qu'ils font cuire des repas dans des trous creusés dans le sol et que ça donne un goût particulier aux plats préparés de cette manière, mais à mon grand dépit l'endroit était désert quand nous y étions et cette curiosité ne figurera donc pas dans la rubrique gastronomie.
Quand nous en avons eu assez de respirer des odeurs de soufre (c'est marrant mais pas trop longtemps) nous sommes revenus vers Ponta Delagada, en nous arrêtant dans les petites villes qui parsèment la côte sud de l'île. Partout on trouve des rues étroites, des maisons colorées, et toujours les bâtiments blancs à bordures noires, églises ou bâtiments officiels.



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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:07

La météo annoncée pour les prochains jours est favorable pour notre navigation vers le Portugal, le départ des Açores a donc été fixé à demain matin.


Comme d'habitude, je suis un peu en retard (note du correcteur : grave à la bourre) dans mes notes de blog et le récit de nos palpitantes aventures sur l'île de São Miguel n'apparaîtra sur ce site que dans environ une semaine, quand nous serons arrivés à Porto (à moins que ce ne soit Lisbonne, ça va dépendre du vent).


A bientôt!

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 20:58

Cela fait maintenant trois jours que nous sommes arrives à Ponta Delgada, sur l'île de São Miguel et j'ai un scoop: en fait, les Açores, c'est dans l'hémisphère sud. Cela dit, pour un hiver, on est pas trop mal lotis: certes, il pleut tous les jours, mais la température ne descend que rarement sous les 20°.


Entre les gouttes on arrive à se balader dans la ville - qui est plutôt sympathique, d'ailleurs -  mais nous attendons des prévisions météo un peu meilleures pour nous éloigner un peu plus du bateau. Nous nous consacrons donc à des activités d'intérieur: grâce à un entraînement intensif, Axel est en train de devenir très fort au scrabble, et il a également peaufiné l'étanchéité des hublots (vu le temps, ça commençait à devenir critique). De mon côté, j'en ai profité pour commencer une nouvelle série de dessins, dont le premier épisode est publié dans la note qui suit.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 06:30

10-06-24 - workinprogressLa coutume veut que chaque bateau en escale à Horta laisse, comme trace de son passage, une peinture sur le sol ou les murs du port.
Nous n'avons pas voulu déroger à la tradition (en plus, il paraît que si on ne le fait pas, on n'est pas sûrs d'arriver à bon port) et nous avons donc passé une partie de notre dernière journée à Horta à apporter notre contribution à la décoration de la marina. Malgré la difficulté de la chose  - allez faire des motifs avec un pinceau large de deux centimètres, sur une surface qui en plus d'être terriblement rugueuse, a une inclinaison propice aux coulures, fléau du peintre maladroit - malgré ces difficultés, disais-je, notre peinture est la plus belle du port, et aussi la plus kitsch romantique.

10-06-24 - peinturehorta


Nous sommes maintenant en partenance vers São Miguel, dans le groupe oriental des Açores, où nous devrions arriver d'ici 48 heures.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:38

10-06-23 - hortaLes premiers jours à Faial ont été consacrés à la visite d'Horta, la ville principale de l'île. Non qu'elle soit très grande, mais le temps maussade voire franchement mauvais nous a confiné une bonne partie du temps sur le bateau, et comme nous avons une fâcheuse tendance à choisir les moments où il pleut pour aller se promener, nous avons évité de partir à l'aventure trop loin d'abris potentiels.
Entre deux averses nous avons donc parcouru les petites rues en pente avec la mer au fond, admiré les jolies maisons colorées, vu de nombreuses églises blanches bordées de noir et profité des jardins ombragés (le peu de fois où il y avait du soleil qui faisait de l'ombre). On a même visité une exposition d'art moderne (une fois où il faisait vraiment mauvais).

10-06-23 - scrimshawA la fin de la semaine la météo a enfin commencé à annoncer un temps un peu meilleur - moins humide, en tout cas. Nous en avons donc profité pour prendre le ferry et aller visiter Pico, dont on aperçoit le sommet (2300 mètres) depuis le mouillage lorsque le temps est clair.
La visite de Pico se fait sur le thème de la baleine. En effet, Pico était le centre de la chasse à la baleine lorsqu'elle se pratiquait aux Açores; maintenant de nombreuses agences installées dans les anciens ports baleiniers proposent d'aller voir les cétacés qui sont nombreux dans la zone et il n'y a pas moins de trois musées consacrées à divers aspects de cette activité. Nous les aurions volontiers tous visités, mais nous avons fait le tour de l'île dans le mauvais sens, ce qui fait qu'on est arrivés aux musées du sud, ouverts l'après-midi, le matin, et au musée du nord, ouvert le matin, l'après-midi. Pour ne pas repartir sur cet échec, nous sommes retournés au sud visiter le musée sur les baleiniers (heureusement, l'île n'est pas très grande). Nous avons donc pu admirer un film montrant les açoréens sur leurs longues barques partant à l'assaut des cachalots, c'était assez impressionnnant. A ce propos, saviez-vous qu'ils utilisaient deux types d'armes: le harpon pour accrocher la barque au cachalot, et une sorte de javelot, qu'ils lançaient de nombreuses fois sur le cétacé jusqu'à le tuer? On a aussi pu voir quelques exemplaires d'art sur dent de cachalot (scrimshaw), typique du coin et dont on peut acheter de multiples exemplaires dans les magasins de souvenirs (mais curieusement, les dents qu'ils vendent maintenant sont en plastique).

10-06-23 - campagnepicoCela dit, si la baleine est le principal argument touristique de l'île, c'est loin d'être le seul intérêt de Pico. Sur une île plutôt petite (environ 50km de long sur 20 de large), la diversité de paysages est vraiment impressionnante.
Les côtes sont colorées par le noir des roches volcaniques: rochers qui se jettent dans la mer en formant des petits ports et piscines naturels, murets qui protègent les vignes plantées sur les anciennes coulées de lave, petites maisons aux toits de tuile: tout a la même couleur sombre. Seules les habitations plus récentes sont plus claires.
Un peu plus loin de la mer, on trouve des jolis paysages de bocage: la route passe entre des bosquets de hortensias blancs, des vaches paissent dans des prés bordées de haies et on aperçoit des cultures sur des petites parcelles.
Un peu plus haut, sur le plateau qui surplombe la mer, on découvre une espèce de lande très vallonée, pleine de brume, où les nuages dévoilent parfois un lac ou un petit sommet.

10-06-23 - landepico

10-06-23 - scooterNous avons ensuite attendu une fenêtre météo à nouveau favorable pour visiter Faial. Comme la fenêtre météo en question était vraiment très favorable (grand soleil annoncé) nous avons décidé de changer de moyen de transport, et après la voiture, detenter la moto, moins confortable mais plus pratique pour s'arrêter sur le bord des petites routes de l'île. Le premier engin proposé par l'agence de location était une 125 cc, modèle orienté plus moto-cross que balade en ville. Elle plaisait bien à Axel, mais l'absence de compteur de vitesse, de jauge à essence, et de rétroviseurs, sans compter la fumée qui s'élevait du démarreur lorsqu'on la mettait en marche nous ont incité à l'échanger contre un scooter, moins pratique pour prendre les petites routes mal pavées mais plus rassurant.
L'île est principalement axée vers l'agriculture et l'élevage, et on retrouve des paysages champêtres semblables à ceux de Pico, à ceci près que les hortensias et autres fleurs qui bordent les routes sont plutôt bleus que blanc. On retrouve aussi les mêmes ports microscopiques, coincés entre deux rochers au pied de la falaise, et qui paraissent déjà tellement peu pratiques par temps calme qu'on se demande comment ils font pour mettre leurs barques à l'eau quand il y a un peu de mer.

10-06-23 - capelinhosSi le tourisme à Pico est orienté vers les baleines, celui de Faial l'est plutôt sur les phénomènes volcaniques. Il faut dire qu'ils ont à disposition Capelinhos, un volcan de moins de cinquante ans, qui a ajouté quelques kilomètres carrés à l'île, modifié le tracé de la côte et rendu un phare inutilisable. Et effectivement, l'endroit est assez impressionnant, avec des coulées de lave bien visibles, des collines de cendres et des quantités de "bombes volcaniques", ces gros cailloux ejectés lors d'une éruption. Tout est gris ou noir, en contraste frappant avec les alentours, très verdoyants comme tout le reste de l'île.

Plus ancien, mais tout aussi spectaculaire, la caldeira du centre de l'île. C'est un grand cratère, d'environ huit kilomètres de périmètre (c'est en tout cas la longueur de la balade qui en fait le tour), aux pentes abruptes et au fond occupé par des petits lacs, un mini-volcan et beaucoup de verdure. C'est vraiment magnifique, surtout avec la lumière de fin d'après-midi qui fait ressortir les ombres.
10-06-23 - caldeira

 

Le dernier jour à Horta (aujourd'hui, en théorie) est moins passionnant puisqu'il est consacré aux courses et aux formalités - nous restons aux Açores mais en changeant d'île il faut à nouveau faire tamponner les papiers remplis à l'arrivée.

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