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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 18:10

10-05-20 - lessaintesNous voici aux Saintes, où nous essayons de trouver la motivation pour lever l'ancre vers les Açores. Il faut dire que le cadre ne s'y prête pas trop: jolie baie entourée de collines, petit village charmant, eau transparente et le soleil est même revenu après plusieurs jours d'absence pour nous encourager au farniente.
La date du départ a déjà été fixée (à aujourd'hui) puis repoussée (à demain), cette fois-ci nous devrions nous y tenir.

A bientôt donc, de l'autre côté de l'Atlantique!

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 00:07

10-05-17 - cartespostalesNous ne sommes pas restés assez longtemps, ni en Guadeloupe, ni en Martinique pour faire des comparaisons pertinentes, mais notons tout de même une volonté sur ces deux îles de confondre le touriste qui a la chance de les parcourir l'une après l'autre - à moins qu'il ne s'agisse du manque d'imagination des découvreurs-nommeurs.
En effet, la similarité des noms de lieu dans les Antilles Française est assez étonnante: après avoir quitté le Cul-de-Sac du Marin de Martinique, nous sommes entrés dans le Petit Cul-de-Sac Marin pour aller mouiller devant Pointe-à-Pitre; Rivière-Salée, Morne-rouge et le Lamentin sont des nom également partagés par différentes rivières, collines et villages. Et c'est sans parler des saints les plus populaires des Antilles françaises, Saint-François et Sainte-Anne, qui ont chacun une ville en Martinique et en Guadeloupe...
Même les vendeurs de cartes postales s'emmèlent les pinceaux puisqu'ils semblent confondre allégrement les deux îles, comme le montre la photo qui accompagne cette note de blog.
Heureusement, pour se démarquer (et rendre l'orientation du touriste encore plus intuitive) la Guadeloupe a son incongruité toponymique bien à elle, qui fait de Basse-Terre la partie de l'île au relief le plus haut, et de Grande-Terre la partie la plus petite et la plus plate.

Tout ceci ne nous a pas empêchés de visiter la Guadeloupe, à nouveau à bord d'une voiture de location - et sans nous perdre.

10-05-17 - basseterreNous avons commencé par aller à la découverte de Basse-Terre - là où se trouve le volcan de la Soufrière, si vous avez bien suivi -. Nous étions motivés pour faire l'ascension de la montagne, où à défaut, marcher jusqu'aux chutes de Carbet, grande attraction de cette partie de l'île, mais la fréquence des averses (toutes les quinze minutes environ) et le peu de visibilité (500 mètres maximum) ont refroidi notre enthousiasme et nous avons opté pour le plan B, c'est à dire, tour de Basse-Terre en voiture. Ce circuit, certes moins sportif, avait l'avantage d'être nettement moins humide. Ce plan B ne nous a pas emballés, avec une route qui n'offre que peu de jolies vues et des villages généralement sans grand intérêt. Il faut avouer que les paysages de mer sont toujours moins sympathiques quand il n'y a pas de soleil... On retiendra la route de la traversée et ses vues sur la montagne (entre les nuages), quelques anses étroites au fond desquelles sont mouillés des barques de pêcheurs, des pélicans qu'on voit voler au ras de l'eau ou flotter au gré des vagues, et des zones de forêt tropicale dense, étonnamment différente de celle qu'on a pu voir en Martinique.

10-05-17 - grandeterreContrairement à nos attentes, la visite de Grande-Terre s'est révélée plus agréable que celle de la partie montagneuse. Les paysages vallonés de champs de canne à sucre et de bananiers, avec la tâche plus sombre d'un arbre - souvent un manguier - qui vient réhausser tout ce vert clair sont vraiment jolis. De temps en temps on aperçoit un moulin à sucre, plus ou moins en ruines.
Lorsque l'on va tout au nord ou tout à l'est de Basse-Terre, on trouve des vues étonnantes, qui rappellent plus la Bretagne que les Caraïbes: falaises abruptes, grottes, écume blanche... et pluie, car le temps reste aux grains et autres averses.
Et puis il y a aussi les plages de carte postale ("celles qu'on voit sur les affiches dans le métro" nous dit notre dépliant touristique), qui sont effectivement très jolies et dont on a profité pendant les éclaircies.

10-05-17 - pointeapitreEt Pointe-à-Pitre? Nous y sommes tout de même restés 3 des 5 jours passés au mouillage... Pointe-à-Pitre nous a paru être une ville plutôt sympathique, avec un marché animé, une grande place, des petites rues pleines de commerces et même une librairie assez grande où nous avons refait notre stock de livres. Mais il faut avouer que nous n'avons fait que de rares et brèves promenades dans la capitale de Guadeloupe. Plusieurs raisons à cela: 1. c'est à une demi-heure à pied de la marina à l'entrée de laquelle nous mouillons (mais en temps normal cela ne nous effraie pas); 2. pour rejoindre le centre ville il faut soit emprunter l'autoroute soit traverser un quartier assez folklorique: petites cases en bois et tois de tôle dans divers états de délabrement, dames particulièrement aimables avec les hommes seuls et vendeurs de substances illicites. Ayant une fâcheuse tendance à imaginer des bandits de grand chemin un peu partout, j'ai moyennement apprécié la balade; et 3, motif peu avouable mais probablement le plus juste, nos besoins vitaux (superette et internet) étant remplis par des commerces à l'intérieur même de la marina, nous n'avons ressenti ni la nécessité ni la motivation de surmonter les obstacles sus-cités.

Mais maintenant, fini la pause flemmardise, nous quittons Pointe-à-Pitre demain (normalement) pour entamer notre grand trajet de retour, avec une dernière étape aux Saintes, petit archipel du sud de la Guadeloupe. A moins que ce ne soit notre avant-dernière escale, si nous nous arrêtons à nouveau dans une des îles du nord des Antilles. C'est que c'est long, 2500 miles jusqu'aux Açores...


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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:25

Pour changer et parce qu'aujourd'hui je suis trop feignante pour faire des transitions, notre séjour à la Martinique sera raconté par des chiffres:

10-05-12 - lemarin5 - le nombre de jours passés au mouillage du Marin, dans le sud. Nous en avons profité pour faire - entre autres - les formalités d'entrée et de sortie de la Martinique, le plein d'eau et de fioul, les courses, la lessive, et autres petites choses passionnantes de ce type.

23 - le nombre de bidons de 5 et 10 L utilisés pour faire le plein d'eau grâce à un plaisancier avec qui nous avons sympathisé et qui nous a permis d'utiliser son robinet. Economie réalisée: 1,56 € - mais on aime bien passer du temps à tenir des bidons sous un robinet trop haut.
(sachant que le coût de l'eau est de 1,2€ pour 100 litres, ceux qui sont fan de maths peuvent probablement en déduire le nombre respectif de bidons de 5 et 10L).

10-05-12 - fortdefrance3 - le nombre de cocktails au rhum lors de notre première soirée au bar du port qui nous ont suffit pour passer une très très mauvaise journée du lendemain - c'est fou comme ils les font chargés. La fois suivante nous avons été plus prudents et le résultat a été un retard de seulement une heure par rapport à l'heure de lever habituelle.

2 - le nombre de jours pendant lesquels nous avons troqué notre mode de transport à voile et vent pour un mode de transport à roue et à essence, moins écologique mais plus pratique pour aller explorer l'intérieur de l'île.

30 - le nombre de minutes qu'il nous a fallu pour trouver une place à Fort-de-France dans les rues étroites et les parkings encombrés de la grande ville de Martinique. Nous n'y sommes pas restés très longtemps après ça, peu emballés par la visite. Vue du haut d'une des collines de la ville, la baie de Fort-de-France est assez spectaculaire, mais une fois dans le centre on est un peu déçus : les rues sont colorées mais l'architecture est assez laide et les jolis bâtiments sont rares.

10-05-12 - montee4h30 - heure à laquelle on a mis le réveil pour aller faire une grande balade sur la montagne Pelée, pour ne pas arriver trop tard et éviter de marcher aux heures chaudes de la journée. En vérité, ce fut un échec, en partie à cause des embouteillages de Fort-de-France, par où la route passait, et en partie parce que dès 8h du matin le soleil tape comme en plein midi (c'est l'inconvénient d'être sous les tropiques). Mais tout de même, même en vacances prolongées on met le réveil de temps en temps...

1902 - l'année de l'éruption de la montagne Pelée qui a détruit le village de Saint-Pierre et constribué au développement de Fort-de-France. Maintenant Saint-Pierre est un village de pêcheurs un peu endormi où on peut voir au détour d'une rue les ruines d'anciens bâtiments (et aussi, paraît-il, la cellule d'un prisonnier, seul survivant de l'éruption dans la ville grâce à l'épaisseur des murs de sa prison, mais on ne l'a pas trouvée).

31% - la pente moyenne de la randonnée pour aller au sommet de la montagne Pelée. Pour notre première randonnée depuis l'Argentine nous croyions avoir choisi une balade tranquille - distance courte et dénivelé raisonnable - mais nous avions négligé de faire le calcul du ratio dénivelé/kilométrage, ce qui a son importance comme nous l'avons découvert un peu plus tard quand il a fallu s'aider des mains pour franchir les dernières centaines de mètres. 10-05-12 - montagnepeleeNous sommes tout de même arrivés au bout, et là nous avons crapahuté dans le cratère (qui contrairement à ce que nous pensions, n'est pas un cercle bien net et il y a encore plein de montées et de descente pour aller de l'autre côté) pour aller voir la splendide vue sur la Martinique.  En guise de splendide vue nous avons eu surtout de très beaux nuages, mais heureusement quelques éclaircies nous ont permis de distinguer quelques bouts de côte avec des jolies baies, des coulées de laves assez impressionnantes et beaucoup de vert partout.

11 - le numéro d'une petite route départementale que nous avons prise pour découvrir l'intérieur de la Martinique. On commence à repérer quelques espèces dans l'incroyable luxuriance de la végétation qui nous épate toujours autant: bananiers, balisiers, arbres à pain, manguiers, bambous... De temps en temps il y a des maisons et une église enfouies dans la verdure sur les pentes des collines, c'est très joli.

10-05-12 - tonneaux40% - le pourcentage d'alcool dans le rhum vieux de la distillerie que nous avons visitée. La visite, par audio-guide, n'était pas très palpitante mais nous avons tout de même appris la différence entre le rhum agricole et le rhum industriel (le premier est distillé directement à partir dus jus de canne tandis que l'autre est un sous-produit de la fabrication du sucre), et que le rhum, comme le whisky, est mis à vieillir dans des fûts de bourbon américain. La médiocrité de la visite a été heureusement compensée par la séance de dégustation qui a suivie.

2 - le nombre de distilleries où nous sommes allés faire des dégustations - pas du tout pour boire le plus possible, non, mais si on veut se faire un palais il faut bien tester différentes marques. A chaque fois c'était très instructif: possibilité de goûter le rhum blanc en ti-punch, des rhums vieux d'âge différent, du rhum vieilli "sous bois", du rhum "VSOP" (entre 4 et 5 ans), et même des versions assez prestigieuses. Je tiens à préciser que le conducteur a été très raisonnable et n'a fait que tremper ses lèvres dans quelques verres.

10-05-12 - baiegrenadexx (chiffre probablement illégal) - le nombre de litres de rhum achetés pour faire notre stock des dix prochaines années. Il faut bien profiter de notre mode de transport, certes très lent, mais qui au moins ne limite pas le poids des bagages...

1 - le nombre de voiliers rencontrés dans la baie de Grenade, sur la côte est de la Martinique. Ce contraste avec la surpopulation du mouillage du Marin s'explique par la mauvaise réputation de cette côte: hauts-fonds, récifs, rochers... Mais les courageux qui ne se laissent pas rebuter par ces difficultés découvrent des petites baies coincés entre des presqu'îles et des îlots tout à fait charmantes.

1,5 - la profondeur (en mètres) minimum rencontrée lors de nos slaloms entre les récifs pour rentrer dans la baie de Grenade. Le tirant d'eau de Coyotico étant de 1,6m, c'est là que les courageux cités ci-dessus ont eu quelques sueurs froides en se demandant s'ils n'auraient pas mieux fait de rester dans un mouillage confortable...
10-05-12 - nous
8 - le nombre d'îlots éparpillés dans la baie de Saint-François, toujours sur la côte est de la Martinique. Il y a une grande zone de hauts-fonds sableux entre certains de ces îlets, surnommée "la baignoire de Joséphine", particulièrement réputée pour se baigner, et paraît-il, boire le ti-punch le week-end avec les jambes dans l'eau. Nous n'avons pas sacrifié à la coutume car nous avons visité l'endroit un mardi matin vers huit heures, mais même sans ti-punch c'est plutôt agréable, et on peut y voir des gros concombres de mer et de magnifiques étoiles de mer jaune vif très impressionnantes.

10-05-12 - grain12 - le nombre (approximatif) de grains rencontrés pendant les vingt-quatre heures qu'il nous a fallu pour parcourir les 110 milles qui séparent la côte est de la Martinique de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, où nous sommes arrivés ce matin. De jour, de nuit, des gros nuages noirs qu'on voit venir de loin ou des petits nuages gris qui nous tombent dessus sans prévenir, on a eu le droit à toutes les versions... Le bon côté c'est que la traversée a été assez rapide et pleine d'action, l'inconvénient c'est que notre temps de sommeil a été sensiblement réduit par rapport à nos dix heures quotidiennes.

On devrait tout de même pouvoir trouver l'énergie d'aller faire les formalités d'entrée à la Guadeloupe, acheter un peu de frais et même peut-être trouver un café internet...

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 01:28

10-05-02 - lemarinCa y est, on a trouvé où s'étaient cachés les bateaux de plaisance qui sont censés parcourir les Antilles: ils se sont tous installés au Marin, grande baie au sud de la Martinique, où nous sommes arrivés hier après-midi.
La manoeuvre d'arrivée s'est apparentée à la circulation dans Paris le samedi après-midi: slalom entre les bateaux qui quittaient la baie à la queue leu leu et ceux qui venaient y mouiller, puis galère pour trouver une place raisonnablement grande dans cet immense parking à bateau et stationnement dans un créneau étroit entre quatre monocoques et deux catamarans.

 

10-05-02 - pitonssoufriereA part ça, la navigation depuis Bequia s'est déroulée sans difficulté. Seul incident: un sac poubelle jeté à la mer par erreur, qu'il a fallu aller chercher (on ne tue pas les bébés tortue, nous). Au moins cela nous a donné l'occasion de tester une nouvelle fois la manoeuvre de l'homme à la mer...


Comme le trajet est assez long depuis Port-Elizabeth, nous avons mouillé furtivement pour la nuit à Sainte-Lucie, dans la baie de la Soufrière. Furtivement, car nous sommes arrivés de nuit et repartis au lever du jour, sans faire les formalités d'entrée dans le pays (mais il paraît que si on ne descend pas à terre, on n'a pas besoin de faire les papiers). Le panneau "interdit de mouiller" que nous avons découvert sur la plage en nous levant, à 50 mètres de là où nous avions jeté l'ancre, nous a encore plus encouragés à ne pas nous attarder dans ce pays. Dommage, car nous avons tout de même eu le temps d'admirer les deux pitons qui surplombent cette baie, et la vue est vraiment jolie. On ne peut pas tout faire...

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:53

10-04-30 - catamaransPour nous qui venons du Brésil il est très dépaysant de faire de la croisière aux Antilles. Là où c'était un petit évènement de croiser un voilier au détour d'une rivière peuplée de pirogues, nous sommes supris de voir moins de ving-cinq bateaux dans un mouillage réputé (il paraît que c'est la fin de la saison). Là où tous les bateaux étaient des modèles souvent anciens, typés grande croisière, on rencontre surtout des énormes catamarans de location et autres gros bateaux flambant neuf. Mais là où l'eau était limoneuse voire franchement marron, on trouve de l'eau transparente, ce qui a tout de même certains avantages...

10-04-30 - tobago caysDu coup, on s'est mis à l'heure des Antilles. On se baigne plusieurs fois par jour et Axel a gratté un peu la coque pour donner au bateau l'air un peu plus présentable (et accessoirement, gagner quelques dizièmes de noeuds pour prochaines navigations). Mais les "boat-boys", qui viennent en barque proposer aux voiliers qui arrivent dans un mouillage une bouée pour s'amarrer ou des produits frais ne s'y trompent pas: ils ont compris que la manne à dollars était ailleurs et nous ne sommes pas trop sollicités, juste de quoi acheter du pain frais le matin quand il n'y a pas d'approvisionnement à portée d'annexe.

Aux Grenadines les îles sont plates et plutôt arides, et la principale attraction réside dans les lagons et récifs de corail. Nous sommes donc allés mouiller quelques jours aux Tobago Cays, petits îlots déserts avec un récif plein de poissons. 10-04-30 - tortueDans ce paysage de carte postale nous avons passé beaucoup de temps munis de nos masques, palmes et tubas, pour aller voir les poissons multicolores qui peuplent le récifs de corail: bleus, jaunes, verts, à rayures, à pois... Ils sont magnifiques et peu farouches, et on a presque l'impression de nager parmi eux, c'est vraiment impressionnant. Très impressionnant aussi le requin qu'on a aperçu, même si c'est un "dormeur" qui est censé être inoffensif (et de fait, il avait l'air assez paisible). Du côté des plages on a vu plein de tortues brouter des algues au fond de la mer, c'est assez magique aussi. Et même si on voit régulièrement des tortues venir respirer non loin du bateau (y compris dans des baies peuplées de bateaux comme celle de Bequia) nous ne nous sommes pas lassés et il y a toujours un de nous deux pour crier "là! une tortue!".
10-04-30 - plongee

 

10-04-30 - annexeLes villages aussi ont leur intérêt: à Clifton, sur le bout de caillou qu'est Union Island, nous avons trouvé un gars qui a réparé la moteur de l'annexe, et ça, ça vaut son pesant d'or: maintenant on peut sillonner les mouillages pour aller d'un récif à l'autre et faire un aller-retour au village voisin si on a oublié d'acheter des citrons verts.
Port-Elizabeth, à Bequia, est un village fort sympathique, mais ce qui nous a vraiment plu, ce sont les manguiers qu'on trouve sur le bord des routes. On peut y ramasser sans souci des quantités de mangues, ce qui nous a occupé pendant une bonne demi-journée: ramasser les mangues, les peler, et faire la confiture. Entre ça et les conserves du poisson que nos voisins de mouillage nous ont donné, nous n'avons même pas eu le temps de nous baigner. La vie est dure...

10-04-30 - conservesContrairement à ce que nous avions entendu dire sur l'amabilité des Antillais, les habitants des Grenadines sont plutôt sympathiques: on discute avec les vendeurs de fruits des mérites comparées des graviolas du Brésil et de ceux de Bequia,
on ramasse les mangues dans un jardin dont on nous a ouvert le portail, et on se fait même remettre dans le droit chemin par un gars qui voyait bien qu'on avait pris une route qui ne menait pas à la plage. Ambiance plutôt agréable donc, à voir si ça se confirme dans les îles françaises.

Nous devrions d'ailleurs nous diriger demain vers la Martinique, avec probablement une pause rapide à Saint-Lucie pour éviter la navigation de nuit.


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