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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:41
cafeOn a abandonné les grands espaces, les pick-up poussiéreux et les gros pulls pour retrouver les grandes avenues, les boutiques de mode et les moustiques.
Nous avons passé une bonne partie des quatre jours à Buenos Aires à flaner dans les rues, à profiter des cafés et de leurs patisseries, et à chercher les petites boutiques sur le thème du tango - certaines si bien cachées que seule une plaque dans le hall de l'immeuble nous indiquait qu'au fond d'un couloir du cinquième étage se trouvait bien ce que nous cherchions.

Car bien sûr, le tango est partout : tango au marché aux puces où nous avons déambulé dimanche et où des danseurs faisaient des démonstrations ; tango dans la déco de nombreux cafés et restaurants ; tango dans les rues touristiques où on se voit proposer des dîner-spectacle tous les cinquante mètres.
tangoNous, nous avons trouvé LE spectacle de tango où il n'y avait pas que des touristes, sans dîner mais dans un centre culturel où au moins la moitié des spectateurs parlaient espagnol. C'était très bien, d'autant plus qu'il ne mettait pas que la danse en valeur, mais aussi la musique et le chant.

Il y avait aussi du tango dans notre auberge de jeunesse et, fait incroyable, nous avons même pris une leçon de tango ! Après une longue négociation (j'en parle depuis le Brésil) j'ai réussi à convaincre Axel de consacrer une heure et demie à apprendre les pas de base. Il a passé les deux heures précédant le cours à se mordre les doigts en disant "Mais qu'est-ce que j'ai fait, mais qu'est-ce que j'ai fait" mais cela ne s'est pas si mal passé que ça puisqu'il en a conclu que "finalement, ce n'était pas aussi horrible que prévu".
Je n'ai malheureusement pas de photos pour immortaliser cet évènement exceptionnel, mais je ne désespère pas que cela se reproduise... Pour ma part, j'en ai profité pour étrenner mes magnifiques chaussures toutes neuves, achetées le matin même dans une petite boutique du centre.
chaussures
Après cette escale citadine nous voici à nouveau au coeur de la forêt pour voir les chutes d'Iguazu.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:58
Depuis Buenos Aires où nous sommes depuis quelques jours, une photo de la balade à cheval que nous avons faite pour notre dernier jour dans le grand sud:
cheval
Avec les guêtres et les étriers en cuir on a presque l'air de vrais gauchos... Dommage que les bombes ruinent un peu l'effet !

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 13:35
P1070844Pour aller voir l'attraction-phare de El Calafate, le glacier du Perito Moreno, nous avons choisi un jour ensoleillé et le bus de l'après-midi, pour profiter de la fin de la journée, moment où la foule est censée être moins dense.
Mais au fur et à mesure que le bus parcourait les 80 km qui séparent El Calafate du fameux glacier, le beau ciel bleu a cédé la place à des gros nuages, et c'est finalement sous une pluie fine mais persistante que nous sommes descendus du bus. Quant à la foule annoncée, on l'a bien cherchée; on a parcouru toutes les passerelles qui donnent différents points de vue sur le glacier, mais on a seulement croisés quelques touristes aussi transi que nous.

La glacier en lui même est très impressionnant: on se trouve devant un énorme bloc de glace qui s'étend jusqu'à l'horizon, traversé par des grandes fissures, avec des teintes qui vont du blanc au bleu intense en passant tous les dégradés possibles. De temps en temps on entend des grands craquements et si on a la chance de regarder au bon endroit à ce moment-là, on voit des petits blocs de glace s'effondrer dans l'eau.
Après avoir passé autant de temps à attendre un grand effondrement que la pluie et le froid nous permettaient ("mais si je t'assure, la grande aiguille là-bas est sur le point de tomber, regarde cette grande fissure") il nous restait encore trois heures à attendre avant le bus du retour - eh oui, la compagnie de bus qui dessert l'endroit estime qu'il ne faut pas moins de cinq heures pour apprécier le glacier dans toute sa profondeur, et il est impossible de rentrer à El Calafate avant. En vrai, je pense qu'ils ont un contrat avec l'unique café du coin, où nous avons échoué avec la quasi-totalité du bus du retour dans l'espoir de se réchauffer un peu. Le seul hic c'est que le café a fermé à 19 heures alors que le bus ne partait qu'à 20h30. Nous avons donc eu une heure et demie pour méditer dans le froid sur la stupidité des horaires proposés, et aussi (quand même) pour contempler longuement le glacier, qui nous a offert quelques craquements impressionnants (mais sans effondrement spectaculaire) pour nous réconforter.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 19:24
P1070571Le parc de Torres del Paine a été à la hauteur de sa réputation: temps variable (vent, pluie, neige, parfois du soleil) et paysages magnifiques - quand on pouvait les voir à travers les nuages.
Pour découvrir les différentes vallées du massif, les lacs bleu laiteux, les glaciers et les pics, nous avons fait plusieurs dizaines de kilomètres et surmonté de nombreuses épreuves. Nous avons affronté le vent et le froid (marche en polaire, bonnet et parka systématique), nous avons affronté la neige pour accéder aux points de vue les plus spectaculaires (malheureusemenbt qui dit neige dit nuages, donc un paysage spectaculairement blanc), et nous avons même affronté des rats géants. Pour être tout à fait honnête, on ne les a pas vraiment affronté (on dormait) et on ne sait pas quelle taille ils faisaient, mais ils étaient suffisemment costauds pour faire un trou dans la tente puis dans deux couches de sacs en plastique pour venir manger nos fruits secs, les sales bêtes.
La dernière épreuve a été de résister à l'eau annoncée potable par les guardaparques ("100% naturelle, directe du glacier") et qui s'est avérée en fait plutôt désastreuse pour nos petits estomacs d'européens. C'est du moins l'explication qu'on a trouvée pour expliquer la façon peu glorieuse dont s'est terminée notre randonnée à Torres del Paine.

P1070644Depuis, nous sommes revenus en Argentine (puisque le parc est au Chili) et nous avons fait une courte pause à El Calafate, juste le temps d'assister à un rodéo. C'était très impressionnant, tant les performances des meilleurs gauchos (en habits traditionnels, avec ceinture large, bottes et béret) que les chutes des moins chanceux.

Nous sommes maintenant à El Chaltén, dans le parc naturel des Glaciers, où nous profitons du temps typique patagon: vent à décorner les boeufs, ciel bleu au-dessus de nos têtes, neige venue de nulle part et gros nuages pile poil sur les glaciers et les montagnes. Je songe à poursuivre les marchands de cartes postales pour publicité mensongère, je crois qu'ils retouchent leurs photos...P1070703

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 22:04
Parce qu'entre deux trajets en bus on profite quand même de l'Argentine, quelques photos du parc Nahuel Huapi, juste à côté de Bariloche, où nous avons fait deux belles randonnées:
bariloche1-copie-1

bariloche3

bariloche4
Notre prochaine étape randonnée est le parc de Torres del Paine, dès demain. Nous sommes actuellement à Puerto Natales, à environ 100 km du parc, et nous nous apprêtons à profiter de notre dernière nuit dans un lit avant quatre jours... Il fait environ 10 degrés, on sort en polaire et parka, et ça fait une semaine qu'il pleut à Torres del Paine... Mais on est quand même content d'être là!

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 02:59
surlaroute1Ces derniers temps nous avons fait quelques kilomètres en bus, d'abord pour aller de Buenos Aires à Mendoza (1050 km, 14h), ensuite pour faire Mendoza - Bariloche (1200 km, 18h), et enfin pour le trajet Bariloche - El Calafate (1850 km,  28h).

Le confort est plutôt bon, mais la distribution de repas est variable selon les compagnies. Nos prévisions sur ce sujet étant systématiquement fausses, nous nous sommes retrouvés plusieurs fois à manger deux repas, ou bien à ne pas manger du tout faute de provisions. Comme ici ils ne connaissent pas la pause-repos toutes les deux heures (c'est plutôt un arrêt toutes les six heures, sur le bas-côté, pour changer de chauffeur), il a fallu parfois se nourrir de biscuits et de barres céréales. Et ce n'est pas lors des (nombreux) contrôles de police, avec vérification d'identité et fouille aléatoire des bagages, que nous avons eu l'occasion de descendre pour se dégourdir les jambes ou pour acheter un paquet de chips!

surlaroute3Ces petits inconvénients mis à part, le bus est un très bon moyen de découvrir l'Argentine. Les paysages sont un peu monotones, mais hypnotisants: nous avons vu défiler des kilomètres et des kilomètres de pampa, une plaine plate couverte de buissons et de touffes d'herbe sèche, avec parfois des collines, une maison isolée, des sommets enneigés à l'horizon. De temps en temps il y a sur le bas-côté de la route des petits autels où les conducteurs viennent prier et déposer des offrandes pour s'assurer un bon voyage. Certains sont dédiés au Gauchito Gil, personnage argentin légendaire, d'autres ont des croix et sont plus catholiques.
Plus rarement, on aperçoit aussi des animaux: vaches, moutons et chevaux, bien sûr, mais aussi des gros oiseaux qui ressemblent à des autruches et des sortes de lamas (probablement des guanacos, qu'on avait déjà vus lors de notre passage à Mendoza).
Lorsque l'on approche d'une ville ou d'un village, on commence à voir des peupliers, plantés là pour protéger les habitations et les cultures du vent, et des maisons basses étalées autour de la route. Mais même les villes ont le même aspect désolé que la plaine déserte qui les entoure.

surlaroute2Nous avons d'autant plus l'occasion de profiter du paysage qu'il y a régulièrement des déviations qui obligent le bus à prendre une piste gravillonnée où la vitesse maximum est d'environ 40 km/h et où chaque croisement avec un camion oblige les deux véhicules à se serrer sur le bord de la route. La pampa argentine a beau être belle, des fois on aimerait aller un peu plus vite...

Maintenant que nous sommes à El Calafate, nous devrions rester dans le coin les deux prochaines semaines, avec pour explorer la région seulement des trajets de quatre à cinq heures - trop facile!

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:41
aconcaguaMendoza était décrite par notre guide comme "stunningly picturesque", d'où notre passage par ici. En réalité, si la ville est très agréable (grandes places ombragées et rues piétonnes), le principal intérêt réside dans la célèbre cordillière qui s'étend à l'ouest. Nous avons aperçu les premiers sommets enneigés en arrivant en bus mais une fois en ville, il est impossible de les revoir, même en grimpant sur la plus haute colline de la ville : ils sont cachés par une chaîne de montagnes plus basse mais plus proche.

Autant la plus haute colline de la ville était à notre portée, autant la haute montagne est un peu trop loin (150 km), nous nous sommes donc résignés à y aller en bus avec un guide. L'intérêt du guide c'est qu'on apprend plein de choses : saviez vous qu'un chemin de fer traversait les Andes jusqu'en 1975, année où il a été détruit côté Chilien par Pinochet qui craignait une attaque des Argentins ? Et que les condors mâles se suicident en se laissant tomber du haut de la montagne quand leur femelle meurt ? (pas par amour, mais parce qu'ils sont aveugles et ont besoin d'elle pour se nourrir ; c'est décevant, hein ! )

L'inconvénient, c'est qu'on voit le paysage depuis les fenêtres du bus : collines arides de la précordillière, vallées encaissées de la cordillière frontale, et enfin, cerise sur le gâteau, l'Aconcagua (plus haut sommet de l'Amérique du sud) est sorti des nuages juste au moment où nous faisions nos vingt minutes de marche dans le parc naturel du même nom - juste assez pour nous donner envie d'y revenir.

Heureusement notre prochaine étape est Bariloche, où nous devrions pouvoir randonner sans guide ni bus.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 22:25
P1060669A notre arrivée à Buenos Aires, le choc linguistique fut rude. Pour nous qui avions l'habitude d´avoir au moins une semaine de préparation psychologique avant d'aborder une nouvelle langue, devoir dire merci aux hôtesses en portugais et bonsoir au douanier en espagnol a été difficile!
La transition est d'autant plus compliquée que les argentins ont une prononciation particulière, qui fait ressembler certains de leurs mots plus au portugais qu'à l'espagnol, et qui rend pas mal d'autres franchement incompréhensibles. Mais on ne désespère pas, on va bien finir par ajuster notre oreille et arrêter de dire "obrigado/a" à la place de "gracias".

Le premier contact avec Buenos Aires est très dépaysant quand on vient du Brésil tropical, probablement moins quand on arrive d'Europe. Les avenues sont larges et goudronnées, les immeubles pourraient être haussmaniens et il y a des cafés et des librairies à tous les coins de rue: on se croirait presque revenus à Paris, si la majorité des hommes ne portaient pas leurs cheveux ondulés mi-longs (ce qui ne leur va pas si mal que ça).

Nous visiterons Buenos Aires plus longuement lorsque nous reviendrons en février, car nous partons dès ce soir pour Mendoza, à l'ouest de l'Argentine. On va à cette occasion pouvoir tester les fameux bus argentins et leurs sièges inclinables.

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