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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 15:19

Nous voici au Cap Vert depuis maintenant presque une semaine et c'est pour l'instant une escale tout à fait sympathique.

Mindelo est un endroit agréable à vivre et y on a passé pas mal de temps à ne rien faire, à part aller au marché, se balader un peu, faire la sieste aux heures chaudes, prendre un verre de temps en temps et globalement regarder le temps passer tranquillement.
On a donc largement eu le temps de voir Mindelo sous toutes ses coutures: le "palais du peuple" rose et blanc avec des colonnes, la praça nova et son kiosque-café toujours fermé, la fausse tour de Belem, le marché aux légumes dans un ancien bâtiment colonial, le marché aux poissons où des étals sont à même le trottoir, les bazars chinois, les petites boutiques qui font épicerie-quincaillerie-tabac, les magasins d'électroménager, les rues pavées, la poussière, les taxis collectifs format pick-up, les bus bringuebalants, les gens qui se promènent en tongs et en T-shirt, les pêcheurs assis sous un arbre au bord de la plage et leurs barques tirées sur le sable, les maisons colorées sur le front de mer et dans beaucoup de rues, les petits bars un peu partout, les places avec des gens qui flânent ou qui jouent aux cartes... Bref, plein de choses à voir...

On a quand même fait l'effort de sortir de la ville pour aller au Monte Verde, sommet de l'île, à environ 25 minutes en aluguer (les taxis collectifs sus-cités). Le paysage de petites montagnes et de vallées était très joli, étonnament vert mais totalement dépourvu d'arbres, ce qui est embêtant à l'heure de la sieste. On a donc fait un peu de sport!

L'escale au Cap Vert a aussi été l'occasion de sociabiliser. La marina de Mindelo a accueilli pendant quelques jours un rallye humanitaire de bateaux français à destination du Sénégal (Ciotat-Africa), qui, avec la discrétion typique des français en groupe, ont mis de l'animation dans le port. Les gens étaient plutôt sympa et on a donc passé beaucoup de temps à comparer la taille des poissons pêchés pendant la traversée et les techniques de pêche, discuter des équipements de chaque bateau (il y en a qui ont des lave-vaisselle à bord!), raconter les escales et parler du vent et du beau temps. On a même été invités à leur soirée organisée à l'Alliance Française de Mindelo, avec cocktails et petits fours!


Avec tout ça nous avons quand même travaillé un peu puisqu'on en a profité pour pratiquer notre portugais. Maintenant nous savons dire bonjour et merci, commander une bière et un jus de fruit et poser des questions pas trop compliquées ("comment se cuisine ceci?", "où y a-t-il une librairie?"). Par contre nous ne sommes pas assez performants pour comprendre les réponses aux questions qu'on pose, ce qui est un peu embarrassant - en général chacun de nous hoche la tête d'un air entendu en espérant que l'autre ait mieux compris.
Mais bon, en s'en sort quand même: on a fait cuire nos découvertes gastronomiques comme des patates, ce qui a donné des résultats tout à fait mangeables, et quant à librairie, on a fini par la trouver même si on a d'abord tourné en rond dans le quartier pendant un certain temps. Pour ceux qui se demandent pourquoi diable nous cherchions une librairie alors que nous arrivons à peine à aligner trois mots de portugais, c'est tout simplement l'attrait irrésistible du livre, et la curiosité de voir à quoi ressemblait une librairie cap-verdienne (réponse: à une librairie normale, mais en tout petit). Et comme il m'est pathologiquement impossible de rentrer dans une librairie sans sortir avec au moins un livre, nous avons acheté la version portugaise du Club des Cinq, dont la syntaxe et le vocabulaire destinés aux enfants de moins de dix ans seront peut-être à notre portée...

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:05
Contrairement à ce que nous disions dans notre avant-dernière note de blog, nous ne sommes pas partis le dimanche 25 octobre pour le Cap Vert. En effet, après consultation de la météo nous avons constaté que les alizés avaient une fois de plus mystérieusement disparu, et nous avons préféré attendre dans un petit mouillage tranquille plutôt que d'être à l'arrêt au milieu de l'Atlantique.

Le petit mouillage tranquille en question se trouvait à La Gomera, île juste à l'Ouest de Tenerife, et plus précisément à Puerto Vueltas. Puerto Vueltas est un petit village sympathique, plein d'allemands, de hippys (maison troglotyte incluse), et probablement de pêcheurs espagnols mais ils sont plus discrets.
Le seul inconvénient est qu'il fallait ramer 20 minutes (j'ai chronométré) pour aller à terre. Cela nous a fait de l'exercice, certes, mais on s'en serait bien passé quand on est revenus d'une demi-heure de marche depuis la station-service avec nos bidons (10 et 20L) d'essence dans les bras (car notre diable s'était cassé). La vie est dure...

Axel a profité de cette attente forcée pour se faire couper les cheveux. Comme il n'y avait pas de coiffeur en ville (forcément, avec autant de hippys la demande ne doit pas être très forte) c'est son équipière préférée qui s'y est collée, avec la seule paire de ciseaux disponible à bord, c'est à dire des grands ciseaux à papier qui coupent comme ils y voient. Ma tâche n'était pas facilitée par Axel qui criait sans arrêt "mes oreilles, mes oreilles!" en mettant ses mains sur les dits appendices, mais j'ai tout de même finalement réussi à lui raccourcir les cheveux. Je vous laisse juger de ma possible reconversion (ou pas) dans la coiffure...

Tout ça pour dire que nous n'avons pas mis onze jours mais seulement sept pour arriver à Mindelo, à São Vincente au Cap Vert (départ le 28 octobre, arrivée le 4 novembre), ce qui représente une amélioration notable de notre vitesse moyenne par rapport à notre dernière grosse traversée gibraltar-madère. Je crois même qu'on a fait des pointes à plus de 13 km/h, pfiouu.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:57

Pour notre première nuit aux Canaries, nous avons mouillé dans une petite baie tout au nord de Ténérife. La côte à cette endroit est très belle et donnait envie d'aller se balader (surtout après trois jours de mer) mais Axel a refusé car nous n'avions pas encore fait les formalités d'entrée aux Canaries. Il craignait que les douaniers espagnols surgissent au premier pas à terre pour vérifier qu'on n'essayait pas de débarquer une cargaison de drogue ou d'immigrés clandestins... Axel nie fermement cette théorie, mais il est aussi possible que la quantité de bazar à déplacer pour sortir l'annexe de son coffre aie multiplié d'autant sa peur des douaniers...


Nous nous sommes donc contenté de regarder la côte, et le lendemain nous sommes allés à Santa Cruz de Tenerife, capitale de l'île, où nous avons pu faire les formalités d'entrée et descendre à terre.


Les premières journées de l'escale ont été consacrées comme d'habitude aux opérations d'intendances: courses diverses, découverte de la ville et repérage de l'office du tourisme, des cafés internet et des vendeurs de cartes postales (ça a l'air simple et rapide comme ça, mais pour le café internet par exemple il nous a fallu demander dans un bar après avoir parcouru sans succès la ville en long en large et en travers).
En parlant de courses, je suis partie à la recherche d'une jupe (Axel m'a tellement mis la pression pour réduire la taille de mes bagages que je n'en ai même pas emmené!) et j'ai été très étonnée de constater qu'ici comme à Paris on est passé à la collection d'hiver, et qu'ils ne vendent plus que des bonnets et des pulls. Comme dehors il fait pas loin de 30°, ils mettent la clim à 12° pour faire illusion et inciter les clientes en débardeur à acheter des vêtements chauds...
Plus sympa, il y a à Santa Cruz un très beau marché où la moitié des fruits et légumes sont totalement inidentifiables, heureusement les marchands sont tout prêts à expliquer comment se mange ou se cuisine telle ou telle espèce inconnue.


Nous avons ensuite loué une voiture pour le week-end, pour explorer un peu plus l'île.

Première destination: le parc naturel du Teide, dont la plus grande attraction est le pic du même nom, plus haute montagne de l'île (et de l'Espagne par la même occasion, à 3 717m, quand même). On peut la voir de très loin, comme nous avons pu le constater lors de nos arrêts à la totalité des (nombreux) miradors aménagés le long de la route - eh oui il fallait bien vérifier, photo à l'appui, si les quelques kilomètres parcourus entre chacun des points de vue n'avaient pas transformé complètement le paysage. Le tri des photos va être long et difficile...
Une fois arrivés au pied de la montagne, nous nous sommes trouvés confrontés au dilemme: téléphérique ou pas téléphérique? Le téléphérique nous amène presque en haut de la montagne avec vue sur tout l'archipel (quand il fait beau), par contre il coûte cher et il faut ensuite un permis spécial pour terminer l'ascension, permis que nous n'avons pas. Finalement et avec l'aide de la méthode Coué nous avons décidé d'économiser et de rester au fond du cratère qui forme la base du Teide (d'abord, il y des nuages, c'est sûr on ne voit pas grand chose, en plus c'est trop haut, ça doit écraser les montagnes des environs qui ne sont pas si hautes, d'ailleurs d'en bas c'est bien plus joli c'est certain, et puis c'est nul si on ne peut pas se balader une fois en haut).
Et finalement, le paysage désolé de rochers érodés et de coulées de lave que nous avons pu voir lors de notre balade était vraiment grandiose, donc il n'y avait pas de regrets à avoir (mais si quelqu'un a déjà vu le panorama du haut du Teide, je suis quand même curieuse de savoir si ça vaut le coup!).


Le lendemain, pour changer du paysage minéral de la veille, nous sommes allés faire une grande randonnée dans l'Anaga, un massif au nord de l'île qui est beaucoup plus vert, car c'est lui qui bloque tous les nuages arrivant du nord.
Et effectivement, nous avons eu des nuages (ou du brouillard, selon l'altitude) toute la journée. Au cours de cette rando, nous sommes passé d'une pente couverte de forêt à une route à flanc de falaise, en passant par un ravin creusé par une rivière, des champs de cactus et des cultures de vigne en terrasse. Le point commun? La capacité incroyable des habitants du coin à construire des maisons dans les coins les plus inaccessibles, l'accès se faisant par une piste à 45° de pente dans le meilleur des cas, et après 2h de marche ou plus pour les plus extrêmes. C'est très joli, mais je préfère faire ce genre de balade pour le plaisir plutôt qu'à chaque fois que je veux acheter du pain...


Nous prévoyons de quitter Santa Cruz de Ténérife aujourd'hui, mais nous devrions rester dans les environs (à Ténérife ou dans l'archipel) pour encore quelques jours.

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:16

Tout d'abord, un peu d'histoire et de géographie.
Porto Santo et Madère sont les deux îles principales de l'archipel de Madère, découvert au début du XVème siècle par un dénommé Zarco (je le sais parce qu'à force de voir que la moitié des rues et des hôtels des deux îles, plus un supermarché, portaient ce nom, j'ai fini par aller chercher sur internet ce que ça voulait dire).
Malgré leur proximité (moins de 100km), les deux îles, volcaniques toutes les deux, n'ont pas du tout le même climat: autant Porto Santo est jaune et sèche, autant Madère est verte et humide.
(Fin de l'introduction historico-géographique).


Pour nous, le contraste fut rude entre les derniers jours de la traversée (pendant lesquels nous avons passé pas mal de temps allongés, si vous vous rappelez) et la visite de Madère, île volcanique caractérisée (entre autres) par son absence de terrain plat.
Nous avons pourtant essayé de nous mettre en jambe en commençant par une petite randonnée tranquille sur la côte de Porto Santo (falaises noires et eau bleue), avec une pointe à 163 mètres d'altitude (ben oui, j'ai dit une petite rando tranquille), mais cela n'a pas été suffisant.
Car à Funchal, port principal de Madère, non seulement nous avons parcouru la ville (où la moindre visite d'église ou de château nécessite l'ascension d'une colline escarpée) mais en plus nous avons exploré les montagnes environnantes (avec un sommet à 1129 mètres cette fois, c'est plus honorable, même si nous avons fait la moitié de la montée en téléphérique).


J'aimerais dire que le paysage valait le coup d'avoir des courbatures pendant les deux jours suivants (y compris aux mollets, où je ne savais pas que c'était possible) mais hélas les sommets de Madère ont la fâcheuse tendance d'accumuler les nuages à partir de 500 mètres d'altitude. On a donc eu des magnifiques panoramas blancs, où l'oeil imaginatif pouvait distinguer des variations dans l'opacité du brouillard (voir photo).

A plus basse altitude il faisait beau, donc on a quand même profité des levadas, chemins typiques bordés d'un canal d'irrigation, et des jardins encore très fleuris malgré la saison.











Aujourd'hui nous partons pour les Canaries. Avec un peu de chance et si nous continuons sur la même moyenne, nous devrions y être avant le mois de novembre...

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