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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 19:05

Nos repas au Portugal et en Espagne étaient moins exotiques que de l'autre côté de l'Atlantique, mais on a tout de même très bien mangé, et plusieurs bonnes surprises méritent d'être signalées.

10-08-21 - bacalhau a brasAu Portugal, parmi les nombreuses manières d'accomoder le poisson (surtout les sardines et la morue), on a bien aimé le plat qui s'appelle "bacalhau a bras", sorte de mélange de riz, morue, oeuf et autres ingrédients, pour former un tout pas très présentable mais très bon.
En Espagne, nous avons adopté la mode des tapas que ce soit au restaurant ou sur Coyotico. A côté des classiques tortilla, jambon, fromage, nous avons découvert le salmorejo, sauce qui ressemble à du gazpacho épais, à manger avec des oeufs durs et des lardons, et les patatas bravas, pommes de terre frites dans des épices et accompagnées d'une sauce piquante.

10-08-21 - tapas
10-08-21 - patisseriesPour terminer le repas, tant le Portugal que l'Espagne proposent d'innombrables patisseries en tout genre, dont nous avons testé un assez large échantillon (pure curiosité scientifique, bien sûr). On retiendra le délicieux pastel de Belem, typqiue de Lisbonne, avec sa pâte feuilletée remplie de crème; les "tortas de aceite", sortes de galettes parfumées à l'anis qu'on trouve dans le sud de l'Espagne et qui sont meilleures que ne laisse supposer leur nom ("tarte à l'huile").
Enfin, on a trouvé une patisserie nommée "turron de Cadix" (c'est un gros bout de pâte d'amande à l'oeuf) mais on a des doutes sur l'authenticité de cette spécialité : on soupçonne la boulangerie qui les vend d'avoir donné ce nom à cette patisserie dans le but d'attirer le touriste friand de couleur locale et non parce qu'elle est effectiviement répandue dans la région, car on n'en a jamais trouvé ailleurs (en tout cas, leur stratégie a fonctionné avec nous...).

10-08-21 - turron cadiz
10-08-21 - gazpachoEnfin, abordons le chapitre des boissons, qui pour une fois ne parle pas que d'alccol!
Dans la catégorie "boissons fraîches", la plus répandue est le "granizado", mélange de jus de fruit (souvent du citron) et de glace pilée. La plus insolite est le gazpacho : cette "soupe froide" de tomate, poivron et concombre est généralement servie dans un verre et est effectivement très rafraîchissante, d'autant plus que ce n'est pas du tout sucré. 10-08-21 - granizado et horchataMais le prix du plus bizarre revient à la horchata, boisson à base de "chufa" (souchet en français, pour ceux que la traduction aide) qui est une sorte de tubercule (je crois). Cela donne une boisson à l'aspect lacté, au goût assez étrange et différemment sucrée selon les endroits (plus en Andalousie, moins à Barcelone). Car poussée par l'esprit aventurier de l'exploratrice, j'ai goûté plusieurs fois cette chose bizarre, pour en étudier tous les aspects. Mais je dois dire qu'à chauqe fois j'ai lorgné avec envie sur la boisson d'Axel, moins exotique mais plus apétissante...

Pour l'apéro, nous avons bu en Espagne de la sangria (forcément) et au Portugal du vinho verde, sorte de vin blanc sec légèrement pétillant et plutôt sympa, et aussi du Porto, plus classique mais très bon aussi. Avec modération bien sûr!

 

 

 

10-08-21 - amandesJe ne peux pas terminer cette note de blog sans aborder le sujet des amandes, qui représentant la grosse déception gastronomlique de cette étape. Nous en avons trouvé en quantité sur des arbres sur les collines autour du Guadiana. Comme les amandiers étaient sur les bords de la route, sans clôture et sans maison à proximité, nous avons rempli nos poches, tout contents et en nous demandant pourquoi diable personne ne les avaient pas ramassées avant nous. Nous avons eu la réponse dès notre retour su le bateau, quand les amandes se sont avérées très amères. Un petit tour sur internet nous ayant appris que les amandes amères contiennent un poison assez méchant, nous nous sommes résignés à les jeter (non sans les avoir gardées un petit moment, en espérant que miraculeusement elles finissent par prendre un goût normal).

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:26

10-07-13 - gateauxAux Açores nous avons retrouvé une gastronomie plus familière, la preuve en est que les spécialités marquantes de l'archipel tournent autour du trio (je dirai bien trinité mais j'ai peur de dire une hérésie) pain-vin-fromage.

Pour être tout à fait exact, le pain açorien n'a rien d'extraordinaire, par contre il font des brioches tout à fait honnêtes (qu'ils appellent massa sovada), des biscuits quelques peu bourratifs mais qui ont remporté l'adhésion d'Axel, et des sortes de madeleines rondes, les queijadas, qui sont elles franchement délicieuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10-07-13 - fromages

Le fromage, quant à lui, est partout; il faut dire que les vaches sont nombreuses et que s'il y a un seul bâtiment typé "usine" sur une île, c'est une coopérative laitière. Chaque île a son type de fromage: plus ou moins affiné, à pâte plus ou moins dure et au goût plus ou moins marqué. Faial par exemple fait du mou parfait pour faire fondre sur les pâtes ou dans les croque-monsieurs, tandis que São Miguel fait du dur au goût prononcé. Le rayon fromage dans les supermarchés est un plaisir pour les yeux et on y trouve même des grosses tommes de 10 kg - on en aurait bien ramené une mais malheureusement avec l'humidité le fromage a tendance à moisir pendant nos navigations.

10-07-13 - vinEn ce qui concerne le rayon alcool, nous avons dédaigné les diverses liqueurs locales (il faut dire qu'on n'a toujours pas terminé notre bouteille de liqueur de maracuja de Madère) par contre nous avons goûté le vin fait sur Pico à partir des vignes qui poussent sur des coulées de lave. Et pour une fois, j'ai reconnu un des arômes annoncés sur l'étiquette de la bouteille, car même avec le nez bouché on ne peut pas manquer le parfum soufré dégagé par ce vin. Nous avons essayé d'émettre un avis sur cette spécialité de Pico, mais il est difficile de dire si c'est bon ou mauvais, et après chaque gorgée on répète seulement : "c'est... bizarre". Une vraie curiosité!

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:19

Nous voici enfin arrivés aux Açores! En attendant le récit de la traversée depuis la Guadeloupe, encore quelques mots sur les Antilles et plus précisément sur la gastronomie.

 

10-06-16 - fruitpainLes marchés et supermarchés des Antilles françaises ne nous ont pas offert de découvertes majeures; on y trouve beaucoup de produits (frais ou pas) venant de métropole, et pour la première fois depuis les Canaries le prix de la patate douce est supérieur à celui des pommes de terre.

Malgré tout, nous avons encore profité des fruits et légumes tropicaux. D'abord parce qu'aux grenadines l'approvisionnement est plus local, et ensuite - et surtout - parce qu'il suffit de lever les yeux au bord des routes pour faire son marché. Nous avons de cette manière fait ample provision de mangues et de noix de coco, et c'est aussi comme cela que nous avons découvert le fruit de l'arbre à pain, curieusement introuvable sur les étals des marchés. Comme d'habitude, nos premières expérimentations n'ont pas été très concluantes: les fruits cueillis ou ramassés trop verts ont moisi sans passer par la phase mangeable. Mais une fois que nous avons su les choisir (il faut attendre que la sève blanche coule sur le fruit, merci internet!) nous avons obtenu un résultat fort sympathique, avec un léger goût d'artichaud quand le fruit est juste mûr, plus sucré quand on le laisse ramollir.

10-06-16 - corossolJe précise tout de même quie nous avons pris soin à chaque fois de choisir des arbres (à pain, cocotiers ou manguiers) au bord de la route, non clôturés et sans propriétaires apparents.

Toujours dans la catégorie fruit, nous avons redécouvert aux Grenadines le graviola, écarté comme fruit immangeable depuis une expérience malheureuse au Brésil. Nous en avons goûté sur le marché de Clifton et nous nous sommes rendu compte que le specimen acheté au Brésil était bien trop vert et qu'une fois mûr, le fruit est en fait délicieux. Nous l'avons ensuite retrouvé sous le nom de corossol en Martinique et en Guadeloupe, en particulier sous forme de parfum pour yaourt et jus de fruit (et c'est toujours aussi bon).
Le jus de canne, que nous avons rencontré régulièrement depuis le Brésil et que nous avons enfin goûté, nous a bien moins convaincus: ce liquide ultre-sucré et franchement écoeurant a fini à l'eau après avoir traîné quelques semaines au fond d'un placard.

 

 

10-06-16 - accrasNous avons évidemment profité de notre escale aux Antilles françaises pour goûter les célèbres spécialités locales.
En tête, le rhum et ses nombreux cocktails à base de jus de fruits exotiques, ou simplement en ti-punch, ou même tout seul lorsqu'il est vieux. Je ne m'étends pas sur ce sujet car on va encore me faire remarquer que l'alcool prend beaucoup de place dans mes notes sur la gastronomie locale; notons seulement qu nous avons pu constater qu'il existe des différences de goût étonnamment marquées entre des rhums de différentes marques, et qu'ils ne font pas tous le même ti-punch.
Pour accompagner le ti-punch, rien de mieux qu'une assiette d'accras de morue (ou faudrait-il inverser les termes?). On peut éventuellement ajouter à ces beignets épicés des boudins pour compléter la touche typique créole mais il faut de mon point de vue avoir l'estomac relativement solide pour absorber tout ça (surtout avec le ti-punch).
Dans le genre spécialité on a aussi goûté avec plaisir quelques plats récurrents sur la carte des restaurants: cabri en sauce, poulet au colombo (mélange d'épices local qui ressemble un peu au curry), brochettes de poissons...

10-06-16 - tourmentsdamourAutre spécialité, très locale celle là puisqu'elle se limite aux Saintes, le tourment d'amour. Lorsqu'on a vu le pancarte pour la première fois on a cru qu'il s'agissait d'une diseuse de bonne aventure, mais en fait le tourment d'amour est une tartelette qui contient une couche de confiture (ananas, banane, coco, goyave...) sous une couche de pâte type quatre-quart. Ce n'est pas mauvais mais on n'a pas su déterminer si le nom de la patisserie provient de sa capacité à consoler des peines de coeur ou bien de ses propriétés bourratives, qui incitent plus à faire la sieste qu'à conter fleurette.



10-06-16 - viandefumeeDernière découverte antillaise (chronologiquement parlant), la viande fumée sous vide. Nous en avons acheté un gros morceau (1,6kg) juste avant de partir pour la deuxième partie de la traversée, lorsque nous aurions épuisé notre stock de saucisson. Nous l'avons donc ouvert deux semaines après le départ et la viande s'est avérée très bien conservée - on avait un doute malgré la date de péremption qui était indiquée pour août; d'expérience on a pu constater que les dates limite d'utilisation ne sont pas toujours prévues pour un stockage à 30° (c'est vrai qu'on est loin de l'"endroit frais et sec" habituellement recommandé). Bref, pendant quelques jours on a pu manger de la viande à tous les repas. Ca n'a pas le charme des accras mais ça change agréablement du pâté et autres conserves, surtout quand on la fait revenir avec des pruneaux et une sauce au vin, ou sous forme de lentilles à la dijonnaise. Ben oui, ce n'est pas parce qu'on est en traversée qu'on se laisse aller...

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 20:45

Notre dernière étape en Amérique du Sud s'est avérée aussi intéressante sur le plan gastronomique que sur le plan touristique.

10-04-24 - fruitsTout d'abord, nous avons encore goûté de nombreux fruits exotiques - vraiment exotiques, de ceux dont on se demande si ce sont des fruits et des légumes et dont le nom nous est complètement étranger :
- la pomme cannelle, qui a une vague tête d'artichaut mais l'intérieur laiteux au goût léger de cannelle.
- la caïmite, fruit rond à la peau violette et à la pulpe blanche qui se mange à la petite cuillère
- le ramboutan, variété de litchi à peau épaisse et à poil dru
- le paré-pou, fruit d'un palmier, qui a une consistance et un goût proche de la chataîgne, mais un gros noyau.
- le comou, autre fruit de palmier, qui est très bon en glace et rappelle le goût de l'açai que nous avions découvert au Brésil.

Voilà pour les nouveautés. Mais nous avons aussi découvert des aspects inédits de fruits que nous pensions connaître. Ainsi, la papaye verte râpée s'est avérée excellente en salade, et nous avons trouvé une sorte de banane, la banane à cuire, qui se mange en légume, bouillie ou revenue à la poêle. Ca, c'est la théorie. Mais les premières papayes que nous avons achetées, vendues comme vertes par la marchande, étaient en réalité assez mûres, ce qui fait que notre première salade de papaye râpée avait le goût de la papaye mûre10-04-24 - couac (à la vinaigrette) et la couleur de la carotte, au lieu de ressembler à une salade de chou blanc râpé comme attendu; quant à nos premières bananes, pas assez cuites, elles avaient le consistance farineuse de la patate à moitié crue. Finalement, à force de tentatives plus ou moins infructueuses, nous avons fini par obtenir des résultats tout à fait excellents.

Côté protéines, on a testé plusieurs des poissons pêchés dans les rivières guyanaises, en particulier l'acoupa, à la chair fine qui ressemble un peu au bar. Nous les achetions à la halle aux poissons de Kourou, à environ cent mètres du ponton où les pêcheurs viennent décharger le produit de leur pêche...
Moins frais, le poisson boucané a un fort goût de fumé mais reste tendre et constitue un excellent pique-nique.

Le couac est une autre découverte majeure de notre séjour en Guyane. Sous ce nom curieux se cache une sorte de semoule de manioc, faite à partir d'une variété de manioc dont le jus est toxique et qu'il faut presser pour rendre comestible. Avec du citron, des oignons et des sardines, c'est vite fait, très bon et, paraît-il, très utilisé par les gens qui vont explorer la forêt amazonienne. Nous on l'a testé en début de traversée quand personne ne veut faire la cuisine et ça marche très bien aussi!

10-04-24 - soupeOutre ces aliments spécifiques de la Guyane - ou du moins de la région de l'Amazone - on trouve aussi de nombreux restaurants et cantines qui proposent de la cuisine laotienne, apportée par les Hmongs. Soupes au pâtes, beignets et divers gâteaux sont une étape à part entière d'un circuit gastronomique guyanais.
Et puis bien sûr, il ne faut pas oublier la gastronomie française! Notre escale en Guyane a été l'occasion de retrouvailles émouvantes avec des produits tels que camembert (même si ceux qu'ils vendent ne sont pas tous bons, en particulier je vous conseille de vous méfier de la marque "Gérard" si un jour vous croisez un spécimen), saucisson, sans oublier la vraie moutarde de Dijon... c'est fou comme ça transforme une vinaigrette.

 

10-04-24 - fromages

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 00:15

10-02-23 - empanadasEn Argentine, faute d'avoir une cuisine disponible, nous avons fréquenté plus souvent les restaurants et les fast-foods que les marchés (mince alors). L'avantage, c'est qu'on peut goûter les spécialités locales sans risque de manger une version approximative pour cause de foirage dans la réalisation de la recette. L'inconvénient, c'est que ce n'est pas toujours très varié... et vraiment pas facile de garder la ligne!
 
Petit aperçu de ce qu'on peut trouver sur la carte:

Sans surprise, la star des restaurants argentins, c'est la viande, et en premier lieu, le steak. Aussi tendre et bon que le veut le cliché, il existe sous de nombreuses variantes, chacune avec son petit nom, mais est toujours servi en portions pantagruéliques (400g, c'est le petit format).
Les autres options les plus courantes sont la milanesa, steak fin frit dans de la chapelure; ou bien les saucisses, l'agneau, le poulet, tous cuits au barbecue.
Avec tout ça ils servent généralement des frites, mais si on a des scrupules on peut aussi demander de la salade.


10-02-23 - locro et carbonadaSi on n'aime pas la viande, ou qu'on souhaite varier un peu, ou qu'on veut pour une fois faire un repas léger, on a le choix entre les pâtes et la pizza - immigration italienne oblige. Autant dire que pour le repas léger, ce n'est pas gagné...

L'autre possibilité est de descendre dans le sud de la Patagonie, où on commence à voir apparaître sur le menu du poisson (truite et saumon) ou des plats typiques patagons comme le locro et la carbonada, espèces de ragoûts à base de viande  (quand même), mais aussi de haricots blancs, de pommes de terre et de potiron. Dit comme ça ce n'est peut-être pas très enthousiasmant, mais quand dehors il fait 5° avec de la pluie et du vent, ça fait du bien!


Si on veut manger rapidement l'option pizza est toujours valable, mais l'aliment fast-food typique, ce sont les empanadas. Plus petites que leurs cousines espagnoles, elles sont fourrées à la viande, au poulet, au fromage, aux épinards...




10-02-23 - sucreSi après tout ça on veut prendre encore quelques kilos supplémentaires, on peut s'attaquer aux desserts. On retrouve en Argentine des gâteaux dignes de ce nom (énormes parts de tarte au chocolat ou de gâteau aux pommes) mais l'incontournable, c'est le dulce de leche. Il est partout: en pot pour étaler sur des tartines, en glace, sur des crêpes, avec des flans, et dans tout un tas de biscuits et gâteaux. Le plus répandu est l'alfajor, énorme biscuit rond fourré au dulce de leche et recouvert de chocolat ou de sucre glace.
En Patagonie on trouve aussi beaucoup de bons chocolats, grâce aux nombreux allemands et suisses venus s'installer dans la région. On a donc pu compenser notre manque de chocolat de la période de Noël...
Plus spécial mais pas mal non plus, ils font des mélanges fromage - pâte de fruit qui ne sont pas mauvais. Ca existe avec la pâte de coing, mais moi je n'ai peur de rien et j'ai testé la version au "dulce de batata" ("pâte de pomme de terre"). Et une fois qu'on a réussi à oublier que c'est de la patate, c'est tout à fait mangeable - en fait ça se rapproche de la confiture de marron.


10-02-23 - vinEt puis pour accompagner tout ça, on a bien sûr testé les vins argentins. Ni Axel ni moi ne sommes des spécialistes en oenologie donc on ne va pas pouvoir faire une analyse approfondie de ce qu'on a bu, mais dans notre grille d'évaluation tous les vins qu'on a goûtés allaient de "tout à fait buvable" à "franchement pas mauvais".
Toujours dans la catégorie de l'alcool (ben oui, on pourrait faire une analyse comparative des eaux en bouteille des différents pays, mais c'est quand même moins intéressant) on a goûté le pisco sour au Chili. C'est un cocktail à base de pisco, l'alcool local, de sucre, de citron et de blanc d'oeuf. J'ai un peu fait la grimace en apprenant les ingrédients mais en apéro c'est très bon - et difficile de croire qu'il y a de l'oeuf dedans!
Une mention aussi pour les brasseurs de Patagonie, qui font des bières brunes tout à fait buvables.



10-02-23 - mateSinon, toujours dans la catégorie boisson mais plus au restaurant, on a essayé la boisson nationale, le maté. C'est une infusion d'herbe qui se boit partout et tout le temps: les réceptionnistes dans les hôtels, les vendeurs de rue, les promeneurs du dimanche, les conducteurs de bus... tout le monde a sa tasse à maté et sa thermos d'eau chaude.
Il a d'abord fallu s'équiper: le maté se fait dans un récipient appelé calabaza, qui peut être de diverses matières, mais originellement la calabaza est la coque du fruit (type courge) du même nom. Ensuite il faut la bombilla, qui est une sorte de grosse paille en métal dont le bout fermé est percé de petits trous, et qui sert à boire tout en filtrant l'herbe (qu'on laisse dans l'infusion, au contraire du thé). Et enfin, il faut de l'herbe à maté, qu'on trouve en grandes quantités dans tous les magasins d'alimentation. On a même acheté un petit livre qui explique comment faire du bon maté.
Malgré tout, le résultat de nos expérimentations est mitigé: pour l'instant, on a trouvé ça très amer et pas particulièrement bon... Mais il paraît qu'il faut faire plusieurs fois du maté dans une calabaza neuve, sinon elle accentue l'amertume du maté, donc ça va peut-être s'arranger. Si on a la motivation pour se préparer de l'infusion bouillante par 35° à l'ombre...

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:47
Boire et manger au Brésil est une longue série de découvertes, car non, la nourriture brésilienne ce n'est pas que la caipirinha et les haricots noirs! La preuve avec cette note de blog-fleuve.

 

10-01-16 - sucosLes fruits

 

On en trouve partout sur les marchés, sur les étals des vendeurs à la sauvette dans les rues de Salvador. En plus des fruits "exotiques" qu'on connaît en France et qui ont ici un goût merveilleux (ananas et mangue en particulier, sans oublier la noix de coco fraîche, que contrairement à ce que je croyais, on ne cueille pas marron sur les cocotiers...) on découvre tout un tas d'autres fruits aux formes bizarres et aux noms intraduisibles (en tout cas pas par notre petit dictionnaire acheté au Portugal). Pour la plupart, on comprend cependant qu'ils n'aient pas eu de succès à l'exportation, car à quelques exceptions près leur goût va généralement du franchement bizarre au carrément immonde (voir le paragraphe sur le caju, dans le chapitre "expérimentations hasardeuses").

 

10-01-16 - bebidasLe meilleur moyen de tester les fruits locaux est de goûter les jus variés proposés par tous les restaurants, bar et stands de vente à emporter. Parmi les plus exotiques: la goyave (Axel a testé pour vous, apparemment ce n'était pas fantastique), l'acerola (sorte de cerise), le graviola (on n'a pas terminé la bouteille), l'açai (au goût de fruit rouge, vraiment bon). Je m'arrête à ceux qu'on a testé, mais il y en a encore plein de variantes (chaque région ayant en plus ses fruits locaux), qu'ils servent en particulier en cocktail avec de la cachaça ou de la vodka.

 

Un autre fruit typique du Brésil (et plus précisément d'Amazonie) est le guarana, il n'y en a pas sur les étals de Salvador, par contre il a beaucoup de succès en tant que soda. Il est censé avoir tout un tas de propriétés merveilleuses et il est au moins aussi populaire que d'autres boissons à bulles plus connues (mais tout de même moins populaire que la grande bouteille de bière, servie dans une thermos pour qu'elle ne se réchauffe pas trop vite).

 

 

Manger

 

10-01-16 - havanaComme on ne vit pas seulement d'amour et de jus de fruit, il faut aussi penser à manger. On peut faire ses courses, mais les supermarchés sont loin de centre et il est plus facile et moins cher d'acheter de la nourriture toute faite. On peut acheter à un vendeur de rue des brochettes de viande, des coxinhas (beignets en forme de goutte, à la pomme de terre fourrés à la viande) ou des pasteis, sorte de beignets plats, fourrés au fromage ou au poulet; ou bien on peut aller dans cette merveilleuse institution qu'est le restaurant au kilo. On prend une assiette, on y met tout ce qui nous fait envie (crudités, riz, haricots, salade de fruit, beignets de toutes sortes, plats de viandes, lasagnes...) et la balance à la sortie nous dit combien on doit payer. C'est fantastique, car on peut goûter tout un tas de plats différents, par contre cela a l'inconvénient de pousser la personne peu raisonnable à composer des assiettes gargantuesques. Mais j'ai fait beaucoup d'efforts, et maintenant j'arrive à manger le contenu de mon assiette sans avoir besoin de faire la sieste dans la demi-heure qui suit.

  10-01-16 - pastel

 

Les spécialités

 

Outre les coxinhas et pasteis, nous avons testé une autre sorte de beignet, typique de Salvador: l'acarajé. C'est un beignet frit dans l'huile de dendê (huile de palme) et fourré avec le vatapa, une sauce aux fruits de mer, quelques morceaux de tomate et des crevettes séchées. Cette spécialité vaut plus pour les stands, tenus par des bahianaises en vêtements et coiffe blancs, que pour le goût (mais peut-être qu'on n'a pas testé les meilleurs).

 

Une autre spécialité typique, servie dans tous les restaurants à touristes du Pelourinho est la moqueca, sorte de ragoût aux fruits de mer et servi avec du farofa (farine de manioc parfumée avec de l'onion), des haricots, du riz et du vatapa. Le farofa, le riz et les haricots accompagnent d'ailleurs à peu près tous les plats. Le tout est plutôt bon.

 

10-01-16 - docesEt en dessert, quand on en a marre de manger des fruits, on peut tester une des innombrables sucreries produites par l'industrie brésilienne.

La goiabada, sorte de pâte de goyave, a son rayon dans toutes les supérettes. C'est un peu la confiture d'ici, d'ailleurs Axel l'a bien compris et il en mange avec ou sans pain à toute heure de la journée. Si on préfère la noix de coco, il y a la cocada, sorte de bonbon à base de noix de coco et de sucre. Il y a aussi la version banane (séchée ou sous format pâte) et la version à base de palmier ("doce de boliti"). Si on trouve que tout ça a encore trop goût de fruit on a la rapadura, qui est fabriquée exclusivement à base de canne à sucre et qui est parfait en randonnée pour son rapport poids/calories. Et puis, moins typique du Brésil mais tout de même bien répandu, on a le "doce de leite", sorte de caramel en barre.

 

 

Les expérimentations (plus ou moins) hasardeuses

 

Quand on n'y connaît rien et qu'on tente des expériences culinaires inédites, on a parfois des surprises...


Dans la catégorie "bonnes surprises", on a:

10-01-16 - queijo- l'açai na tigela (littéralement: "açai dans un bol"): on a testé ça alors qu'on ne savait ni ce qu'était l'açai, ni ce qu'était la tigela, mais on venait d'arriver au Brésil et on n'avait pas encore été refroidis par des expériences douteuses. On a eu l'agréable surprise de se retrouver avec un bol rempli de jus de fruit épais, de granola (sorte de muesli local) et de glace pilée. Dit comme ça ça n'a peut-être pas l'air terrible mais en vrai c'est rafraichissant et ça cale bien, en plus d'être bon.

- les brochettes au fromage: lorsqu'on a vu des vendeurs réchauffer des brochettes de fromage sur le petit réchaud rempli de braises, posé à même le trottoir, on s'est méfié. Puis Axel a décidé de tenter l'aventure, et il s'est avéré que leur fromage, pourtant pas sensationnel froid, est franchement bon une fois fondu, légèrement grillé et saupoudré d'herbes...

- les frites d'aipim: qui aurait dit que ce légume, qui a l'air d'être une sorte de manioc (je n'ai pas compris la différence avec l'autre racine qu'ils vendent sous le nom de mandioca et qui est également traduit par "manioc" dans les menus des restaurants), ferait des frites aussi bonnes que des frites de pommes de terre?

Dans la catégorie "avis partagés" on a le bolo de carima, gâteau à base d'amidon de manioc particulièrement dense. Pour Axel c'est bien trop lourd, moi j'aime beaucoup mais c'est vrai qu'il ne faut pas en prendre une tranche (ils les font très généreuses) à quatre heures, c'est un coup à sauter le repas du soir.

10-01-16 - graviolaDans la catégorie "expériences ratées" on a eu:

- Le farofa: c'est bon avec des morceaux de viande ou un plat en sauce. La première fois qu'on en a mangé, on a pris ça pour accompagner des coquillages et du crabe, et ça n'allait pas du tout: on n'a pas trop su quoi en faire et à la fin du repas on s'est retrouvés avec un grand bol de farine presque intact.

- Le graviola: ce fruit, vert à piquants à l'extérieur et blanc à l'intérieur, n'a pas l'air d'être fait pour être mangé cru: il n'a pas vraiment de goût et une texture franchement bizarre. 10-01-16 - acarajeNos voisins de mouillage nous ont conseillé de faire du jus, mais il aurait fallu un mixeur car la pulpe du fruit n'était pas juteuse du tout. Nous avons fini par le jeter, mais pas encore découragés, nous avons acheté du jus de graviola pour tester le goût. Il reste encore les deux tiers de la bouteille et on a définitivement abandonné les tests sur le graviola...

- Les acarajés: avant d'acheter la vraie version du célèbre beignet bahianais, nous avons voulu en fabriquer nous même. Nous avons donc acheté une boîte qui disait "préparation pour acarajé", avec la recette derrière. Nous avons suivi scrupuleusement les indications, nous avons battu la pâte pendant quinze minutes, nous avons enfumé le bateau avec les vapeurs d'huile de dendê, mais nous ne savions pas à l'époque qu'il fallait aussi préparer du vatapa pour fourrer les beignets, et nous avons trouvé ça un peu fade... Une autre expérience, cette fois avec la boîte de "préparation pour vatapa" nous a convaincus qu'il valait mieux les acheter tout faits.

 

Dans la catégorie "expériences hasardeuses", le caju mérite un paragraphe à lui tout seul.

10-01-16 - cajusNotre premier contact avec le caju a été dans un supermarché, en voyant des bouteilles de jus de caju côtoyer celles de mangue nous avons été intrigués et nous avons décidé d'expérimenter la chose. Plus tard, nous avons reconnu sur les étals de Salvador ce même fruit, à l'aspect d'un poivron rouge-orangé avec une excroissance bizarre, en forme de croissant, à son extrémité. Ce n'est qu'en voyant que les noix de cajou, vendues non loin, avaient le même nom que le fruit, que nous avons fait le rapprochement entre l'excroissance en question, et la noix qu'on mange à l'apéritif.

Décidément, ce fruit devenait de plus en plus marrant, et nous avons donc décidé d'en acheter quelques uns, pour les examiner de plus près. Ils ne les vendaient que par lots de dix, mais nous étions confiants et nous sommes repartis avec nos dix cajus. Nous avons alors senti leur odeur et on a commencé à se dire qu'on avait peut-être été un peu téméraires...

10-01-16 - metamorphposesducajuLa texture du fruit, visqueuse et assez répugnante, ne donnait pas envie de le manger tel quel, nous avons donc opté pour l'option "jus de fruit frais", jus qui avait le goût de l'odeur et une texture vaguement rapeuse. Il nous restait alors neuf cajus et une grande bouteille de jus concentré... Axel a trouvé ça moins mauvais que moi, il s'est donc dévoué pour boire le jus en bouteille et presser quelques fruits, mais il en est resté quatre qui doucement moisi avant qu'on ne se résolve à les jeter.

Restait les noix: nous avions dix noix de cajus disponibles pour notre prochain apéro. Mais lorsque nous avons essayé d'ouvrir la coque en bois qui est accroché à l'extrémité du fruit, nous avons été très déçus: il n'y avait qu'une bouillie marron complètement immangeable. On s'est dit qu'il fallait les faire sécher et elles ont donc rejoint les bananes qui noircissaient dans le cockpit.

Ce n'est que bien plus tard qu'un des guides que nous avons eu dans la Chapada Diamantina nous a expliqué qu'il fallait faire brûler la coque pour que la noix à l'intérieur prenne l'aspect qu'on lui connaît. L'expérience a confirmé la théorie: nous avons bien obtenu des noix de cajou après avoir fait flamber la coque au-dessus de l'évier. L'opération est amusante (flammes et étincelles en quantité) mais ça reste plus rapide (et plus rentable) de les acheter toutes prêtes aux vendeurs de rue.  


Bref, à part quelques fruits un peu trop exotiques et autres petites choses à éviter, on mange (et on boit) très bien au Brésil. Un peu trop bien, peut-être, ça devient difficile de garder des abdos plats et une taille de guêpe...

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 19:24

Je profite de cette escale à Fernando de Noronha pour faire une petite note sur nos découvertes culinaires au Cap Vert.

A part les bananes il y avait très peu de fruits au marché de Mindelo, par contre nous y avons trouvé deux nouveaux légumes, l'igname et le manioc:

Je ne me rappelle plus lequel est lequel, mais je ne doute pas que nos lecteurs spécialistes en botanique sauront nous éclairer. Nous, on les appelle le long mince et le gros poilu, et c'est ce dernier qui a eu notre préférence, l'autre étant un peu trop filandreux à notre goût. C'est une alternative pas désagréable à la pomme de terre, mais avec moins de goût que la patate douce.


Les autres spécialités du Cap Vert que nous avons eu l'occasion de goûter sont leur fromage, sorte de fêta qui résiste étonamment bien à la chaleur, sans ramollir ni rendre de jus (très utile vu les températures qu'il fait), et le grogue, qui est leur rhum local. Acheté au marché de Mindelo dans une bouteille de Martini recyclée, il ne payait pas de mine mais s'est révélé très parfumé et plutôt bon. D'ailleurs vous pouvez constater sur la photo que le niveau a bien baissé depuis le Cap Vert...

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:35

Merci à tous pour les commentaires sur les figues de barbaries. On reconnaît notre ignorance en la matière.

Cependant, est ce que quelqu'un pourrait éclairer nos lanternes sur le mode de préparation de ce "fruit", plein de pépins et au jus insipide. On a essayé nature, en jus, avec du rhum, avec de la liqueur de maracuja, et rien n'est vraiment très probant...

D'avance merci pour vos réponses et suggestions que nous espérons nombreuses !

ps : on est très déçu, en fait les canaries c'est pas du tout exotique. pfffff...

ps2 : on est au cap vert, à Mindelo, Jeanne s'occupe de la com' 

 

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:22

Eh oui, encore une note qui parle de manger... Il faut dire que c'est notre principale préoccupation, avec la météo et où se trouve le prochain café internet.

A Madère la spécialité la plus connue est bien sûr le vin - d'ailleurs, à ce sujet, saviez-vous que le goût particulier du vin de Madère était autrefois dû au long trajet en voilier sous la chaleur des tropiques, depuis Madère jusqu'en Europe? Maintenant le vin est légèrement chauffé pour lui donner le même goût. Nous, nous allons tester le double effet chauffage + long voyage sous la chaleur des tropiques, on verra ce que ça donne quand on ouvrira notre bouteille...

Moins connu mais cependant tout à fait appréciable, on trouve aussi le "bolo de mel", sorte de pain d'épice aux fruits secs et au vin de Madère. J'aurais bien mis une photo, mais le gateau a eu tellement de succès qu'il a été terminé avant que je pense à sortir l'appareil.


Le fruit national à Madère est le maracuja, ou fruit de la passion. On le trouve partout: il se décline en yaourt, pâte et jus de fruit, mais aussi en liqueur. Comme on est curieux on a testé la liqueur, qui s'est révélé un peu sucrée mais plutôt buvable.

La banane est aussi un fruit qu'on trouve beaucoup à Madère et aux Canaries. C'est une espèce plus petite que celle qu'on trouve généralement en France (qui viennent plutôt des Antilles) et Axel les trouve bien meilleures (moi je ne vois pas la différence). D'ailleurs il les trouve tellement bonnes qu'il a décidé d'essayer de les faire sécher pour les garder plus longtemps. Il y a donc depuis deux jours des petits morceaux noirâtres exposés au soleil dans le cockpit, il faudra faire attention à ne pas les confondre avec les vieux morceaux de bacon qu'il garde pour appâter les poissons.
Toujours dans la rubrique banane, j'ai tenté une spécialité de Madère: le poisson à la banane, et aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est plutôt bon.


Aux Canaries le plus marquant est la variété des fruits et légumes qu'on trouve dans les étals des marchés.
Nous avons testé au hasard divers espèces, du simplement exotique au franchement bizarre, avec des résultats inégaux:
- La mangue et la patate douce, encore du domaine du connu, sont tout à fait comestibles.
- Les oranges des Canaries sont proches des oranges "classiques" mis à part le fait qu'elles sont jaune-vert plutôt qu'orange (au début on pensait qu'ils ne les vendaient pas mûres, mais elles ont refusé obstinément de changer de couleur, et on a fini par les manger comme ça).
- La papaye, que je n'avais goûtée auparavant que sous la forme de petits morceaux séchés dans des cocktails de gateaux apéritif, a l'inconvénient sous sa forme naturelle d'être d'une taille peu propice à la dégustation. Maintenant qu'on l'a goûtée et constaté qu'elle a une texture bizarre et un goût très fort il reste environ les trois quart qui moisissent dans une boîte tuperware.
On rentre ensuite dans les espèces inconnues dont le nom n'est pas dans notre petit dictionnaire espagnol-français:
- le bubango sorte de courgette ronde à gros pépins, n'a d'exotique que le nom puisque ça ressemble vraiment à une courgette, même si on a douté pendant toute la cuisson et que l'expérience nous a appris qu'il vaut mieux enlevé les pépins.
- Le higo pico (ou "figue à pointe", qui serait la traduction littérale) remporte la palme de la bizzarerie. C'est le fruit d'un cactus, dont l'écorce (qui a effectivement des piquants) s'ouvre et dont on ne mange que l'intérieur. L'intérieur en question étant composé d'une grande quantité de pépins et d'une petite quantité de pulpe assez fade, on comprendra que sur les trois qu'on a achetés (courageux, mais pas téméraires) il y en a encore deux qu'on se promet de manger tous les jours.


Sinon, encore aux Canaries on a vu dans le rayon "produits locaux" des supermarchés, celui avec une taxe de 200% spéciale

touristes, du miel de canne, des sauces pour viandes et poissons à base de poivron, et un produit appelé "almogrote", du fromage à l'huile d'olive, au poivron et à l'ail qui se mange avec du pain en apéro, c'est un peu fort mais pas mauvais.


La gastronomie des prochains jours risque d'être moins palpitante puisque nous allons partir pour le Cap Vert d'ici la fin du week-end, on va donc se contenter des saucisses et du thon en boîte pendant un certain temps... ( à moins que notre pêche ne se révèle fructueuse )

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 17:33
Ceci est une note pour rassurer tous ceux qui pensent que nous ne mangeons que des boîtes de conserve.

Il est vrai que ça représente une part de notre régime alimentaire, mais on profite quand même des escales pour faire le plein de frais et de produits locaux, sans oublier bien sûr les poisson qu'on pêche qui améliorent bien l'ordinaire!

Parmi les aliments qui nous ont marqués depuis que nous sommes partis de Bandol:

Notre dernier cammenbert, emporté de France! C'est avec émotion que nous l'avons terminé, bien obligés car il menaçait de s'enfuir traitreusement de sa boîte.


Le produit de notre pêche: avouez qu'il a l'air tout à fait comestible, accompagné de sa sauce tomate-oignon et de ses pois cassés! (oeuvre d'Axel)


Les escales à Alicante et Cartagène nous ont permis de découvrir plein de spécialités espagnoles toutes plus bonnes les unes que les autres.

Le classique mais toujours bon turron en particulier a eu un franc succès. Par contre on ne l'a trouvé facilement qu'à Alicante, du coup lorsque nous avons voulu renouveler notre stock à Cartagène, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir qu'il n'en vendaient pas en supermarché... Il a fallu aller jusqu'au Corte Inglés à l'autre bout de la ville (du moins à l'échelle de nos jambes) pour enfin en trouver. Depuis, on le mange petit bout par petit bout pour le faire durer...


On a aussi découvert les empanadas, sortes de chaussons fourrés à divers parfums, généralement salés. La version au "pisto" (sorte de ratatouille) a eu tellement de succès auprès d'Axel qu'il s'arrêtait ensuite devant toutes les boulangeries pour voir s'ils en vendaient.


Dans les autres classiques espagnols, on a goûté le brandy de jerez, pas mauvais en apéro, et le fromage de brebis sec ("curado") qui est vraiment très bon. d'ailleurs on en a acheté au moins deux kilos pour tenir la traversée jusqu'à Madère. Je n'oublie pas non plus la charcuterie: on a bien envisagé d'emporter un jambon entier (il y en a des beaux dans tous les supermarchés) mais on a renoncé, c'est un coup à se découper des doigts à chaque fois qu'on voudrait une tranche. On y repensera au retour!


Enfin, dans un genre tout à fait différent et plus du tout espagnol, on a craqué en passant au Morrison's de Gibraltar:


PS on est toujours coinces a Gibraltar pour cause de vent inexistant...

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