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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:10

10-08-18 - costabravaLa navigation entre Barcelone et le nord de l'Espagne est plutôt agréable : la côte est jolie, avec des calanques, des collines escarpées et des villas cachées dans la verdure. Mais quand on se rapproche on se rend compte que chaque petite anse est bondée de bateaux, à moteur ou à voile, et dans notre recherche chimérique du "petit mouillage tranquille" nous sommes arrivés plus vite que prévu au Cabo Sebastian, et nous avons même poussé jusqu'à Cadaqués, où nous sommes actuellement.

Cadaques est un village tout à fait charmant mais un peu décevant pour l'autoproclamée "ville de Dali": nous n'avons réussi à voir que deux tableaux de lui, tout les deux format carte postale ou à peine plus grand. Nous qui n'étions venus (presque) que pour lui, on est un peu frustrés!

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 11:07

10-08-18 - barceloneEn bons touristes nous avons fait le tour des principales attractions de la ville de Barcelone.

Nous avons d'abord parcouru le centre ville : Las Ramblas, ses restaurants et ses hommes-statues; la cathédrale et son cloître planté de palmiers (inattendu mais très joli); les petites rues de la vieille ville bordées de vendeurs de glace et de magasins branchouilles (et aussi celles avec tags sur les portails et linge aux fenêtres)...

L'étape suivante dans notre exploration de Barcelone a été - forcément - le circuit Gaudi. Nous avons fait le tour des principaux lieux et bâtiments liés à l'artiste Barcelonais, en commençant par le parc Güell, un grand jardin décoré par Gaudi. On y trouve un peu de tout, de l'affreux comme du plutôt joli : des maisons aux formes bizarroïdes, des bancs couvertes de mosaïques aux motifs colorés, des arcades imitant des formations rocheuses et/ou d'arbres (ce n'était pas très clair)... Nous aurions aussi pu admirer un célèbre dragon-lézard s'il n'avait pas été masqué par des foules de gens en train de se faire prendre en photo face à la bête. Heureusement, pour compenser, dans un tout autre genre mais tout aussi exubérant que du Gaudi, nous avons croisé au détour d'un chemin un guitariste en marcel et pantalon léopard qui avait presque autant de succès que le lézard-dragon.

10-08-18 - parcguell
10-08-18 - sagradafamiliaNous avons ensuite fait un tour à la Sagrada Familia, impressionnante construction sans plan bien reconnaissable, et très hétéroclite : tours et flèches à volonté, des fenêtres gothiques, quelques statues très stylisées, de la mosaïque... La palme du bizarre revenant aux grappes de pamplemousses et autres fruits (on a cru reconnaître des bananes) qui couronnent certaines tourelles. Un ensemble assez déconcertant, donc, qui nous a laissé sceptiques tous les deux.
Après ça, les deux maisons dessinées par Gaudi qui étaient les dernières étapes de notre circuit, nous ont paru presque normales, bien que leur façade soit franchement... bizarre (c'est fou comme ce mot revient fréquemment quand on parle de Gaudi).

Et puis comme Barcelone est réputée pour sa vie nocturne, nous avons aussi fait un tour du centre ville by night. Les rues étaient à peu près aussi animées qu'en plein jour, surtout sur la place de la cathédrale où il y avait un bal (oui oui, un bal, avec merengue et cha cha cha). De restaurant en bars à tapas le temps passe vite, mais nous ne sommes pas restés jusqu'au bout de la nuit, seulement jusqu'aux environs de 1h du matin. Petits joueurs pour une soirée espagnole, mais suffisamment tard pour observer les policier barcelonais qui à cette heure parcourent les rues de la ville pour vérifier que personne ne boit plus dehors. On les a même vu fouiller les palmiers du port à la lueur de la lampe torche pour voir si personne n'avait planqué d'alcool dedans, ça ne rigole pas!

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 16:55

10-08-11 - ruecadizCadix a une cathédrale, des gros remparts et des forts qui donnent sur la mer, des jolies rues étroites dans le quartier médiéval, des patios plein de verdure et d'azulejos, des rues piétonnes et des beaux bâtiments du temps où la ville était le port pour le Nouveau Monde.
Mais en fait Cadix est une ville à vivre plutôt qu'à voir : il faut se promener dans les petites rues qui donnent presque toutes sur la mer, faire du lèche-vitrine au milieu des gens qui vont à la plage ou reviennent du marché, visiter l'exposition d'un peintre péruvien dans un des vieux fort, faire de la balançoire dans un jardin peuplé de dinosaures en plastiques (étonnament réussis), applaudir au tournage de la chorégraphie géante (la moitié de Cadix y a participé) d'un clip pour une marque de rhum cubain sur la place de la cathédrale, suivre les "itinéraires touristiques" tracés en bleu, orange ou violet sur les trottoirs, qui tournent parfois en rond ou disparaissent mystérieusement, manger des glaces et regarder les pêcheurs des remparts lancer leurs lignes et nourrir les chats du port avec des bouts de poissons.


10-08-11 - alcazarSéville, que nous sommes allés visiter en train, est plus flamboyante : il y a l'imposante cathédrale et son clocher, la célèbre Giralda; l'Alcazar, son jardin et ses magnifiques patios de l'époque arabe, qu'on dirait sortis de l'Alhambra; le quartier Santa Cruz, dédale de ruelles si pittoresques... Mais malgré l'accumulation d'attractions touristiques Séville est loin de la ville-musée qu'on pourrait attendre. Seuls les touristes ont l'idée saugrenue de se promener sous le soleil de plomb de midi (44° au termomètre de la place Don Juan de Austria) mais on découvre régulièrement des indices d'une vie locale : dans l'ombre des minuscules bars qui sont presque aussi nombreux que les églises, dans la fraîcheur (relative) des jardins, ou à l'abri des bâches tendues d'un immeuble à l'autre dans les rues étroites du centre commerçant. Cette impression se précise vers la fin de l'après-midi, quand Séville se réveille de la sieste et s'anime tout d'un coup : la chaleur est plus supportable, les cafés se remplissent et la foule qui déambule devant les magasins du centre se densifie.
Mais nous n'avons eu qu'un bref aperçu des différents visages de Séville, puisque notre train nous a ramenés à Cadix vers 20h. On reviendra...
10-08-11 - seville

Ce n'est pas en train mais en ferry que nous sommes allés à Puerto de Santa Maria, une des trois villes habilitées à produire du vin de Jerez (ou Sherry, pour les anglais qui ont du mal à prononcer la Jota), où nous avons visité une des caves, ou "bodegas".

10-08-11 - bodegaLa visite de la cave est courte et peu spectaculaire : ce n'est qu'un grand hangar où l'on peut voir des rangées de tonneaux, empilés sur trois étages. La partie de la production réservée à la famille et aux amis du propriétaires n'a rien de remarquable non plus, à part sa taille (assez considérable) et la présence de dédicaces plus ou mojns lisibles sur un grand nombre de tonneaux.
Heureusement, le discours de la guide était très intéressant; on apprend entre autres choses que l'appellation "Jerez" recouvre en fait au moins cinq sortes de vins bien distinctes, et que la caractéristique principale de leur élaboration (outre la variété de raisin et le lieu géographique) est un curieux système à base de transvasements annuels d'une partie du vin d'un tonneau dans un autre.

Mais la meilleure partie de cette visite a été (sans surprise, me direz-vous) la dégustation : à l'heure idéale (un peu avant 14h, parfait pour l'apéro), nous avons pu goûter aux cinq principaux types de vin dont le mode de fabrication nous avait été expliqué un peu plus tôt, du plus sec (le "fino") au plus doux (le "pedro jimenez", tellement sucré que l'on dirait de la liqueur de raisin sec). Et, délicate attention, pour accompagner tout ça et éviter qu'on se cogne dans les murs en repartant, nous avions aussi des cacahuètes, chips et autres biscuits à grignoter.
Seul bémol : au vu de la quantité servie il nous aurait fallu un peu plus de temps entre chaque vin pour ne pas avoir à se dépêcher de vider son verre pour avoir droit au suivant. Mais bon, on ne peut pas tout avoir...

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 16:52

Surprise!
Nous ne sommes pas aux Baléares, mais à Barcelone.
Après plus de 24 heures à tirer des bords avec une efficacité toute relative (60 milles en ligne droite ce n'est vraiment pas beaucoup pour un jour de navigation), et avec un vent qui refusait obstinément de tourner de l'est au sud-est malgré ce qu'annonçait la météo, nous avons finalement jeté l'éponge et décidé d'emprunter un itinéraire bis, qui longe la côte espagnole et passe par la capitale de la Catalogne.
Cet itinéraire bis nous a cependant pris plus de temps que prévu car avant de traverser le golfe de Valence nous nous sommes arrêtés quelques jours pour tester les mouillages de la Costa Blanca, à défaut de ceux des Baléares (verdict: la côte est jolie autour du Cabo de la Nao mais il y a un peu trop de gros bateaux à moteurs qui ne savent pas respecter les distances polies de mouillage).
Ces journées n'ont tout de même pas été complètement dédiées au farniente puisque la note de blog sur notre séjour à Cadiz (si si, rappelez-vous, il y a quinze jours) est enfin terminée.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 15:48

10-07-29 - horaires siesteNous voici donc arrivés en Espagne (à Cadix) depuis quelques jours. On n'est pas si loin du Portugal, et pourtant l'ambiance est tout à fait différente. Le changement le plus frappant est dans le rythme de vie : on a beau savoir que les espagnols font la sieste, l'ampleur du phénomène est surprenante. Le premier jour nous avons voulu faire les courses à partir de 15h, grave erreur! Non seulement il fait encore beaucoup trop chaud (il est midi heure solaire) mais tous les magasins sont fermés jusqu'à 17h30 au moins et les rues désertes ont une atmosphère de dimanche après-midi assez sinistre. Ce n'est que vers 18-19h que l'animation revient, ce qu'on a pu constater le deuxième jour (le premier jour la chaleur nous a un peu assommés et on est revenus se cacher dans le bateau au moment où les gens un peu plus futés que nous sortaient).
Evidemment, les repas sont décalés en conséquence : il n'est pas rare de voir des gens attablés devant des assiettes bien fournies à cinq heures de l'après-midi (et pas pour dîner), et quand à 22h nous sortons pour notre promenade digestive on voit les restaurant se peupler peu à peu. Nous faisons des efforts pour nous adapter aux horaires espagnols mais pour l'instant notre meilleure performance est 14h30 pour le déjeuner (pas terrible) et 21h30 pour le soir (pas mal, mais peut mieux faire).

10-07-29 - cafe charcuterieD'autres détails plus ou moins subtils accentuent le changement d'atmosphère: la chaleur sèche, bien loin de l'humidité de l'Atlantique, qui donne l'impression d'être dans un four surtout quand on traverse la rue; les charcuteries-bar qui fleurissent à tous les coins de rue - assemblage étonnant à première vue mais pas tant que ça quand on pense aux tapas de jambon; il y a aussi le niveau sonore des conversations qui a gagné quelques décibels par rapport au Portugal (c'est particulièrement spectaculaire dans un train silencieux). Et puis la culture musicale du flamenco est bien vivante et n'existe pas seulement sur les cartes postales et dans les spectacles pour touristes: on le croise dans une salle d'attente de ferry, où un groupe de petites vieilles passe le temps en improvisant une séance de sévillanes au rythme des palmas; ou quand un vendeur de rue échange quelques ay aaaaaay ay ay! avec les archéologues du champ de fouilles d'à côté. On est bien en Andalousie...


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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 11:36

Nos quelques jours de navigation le long de la côte sud du Portugal ne nous ont pas beaucoup plus plu que Portimão: encore des longues plages plates et des alignements d'immeubles. Seules quelques falaises ocres percées de grottes, et un mouillage derrière une île isolée de la lagune de Faro, à côté d'un petit village de pêcheurs reconverti en paisibles maisons de vacances nous ont plu.

 

10-07-23 - guadianaMais tout a changé quand nous somme arrivés sur le Guadiana, le fleuve qui marque la frontière entre le Portugal et l'Espagne. L'estuaire ne paie pas de mine - les plages laissent place aux marécages mais les barres d'immeubles sont toujours là, certaines même abandonnées avant d'être terminées - mais au fur et à mesure qu'on remonte le fleuve le paysage devient bien plus sympathique : collines couvertes d'oliviers et d'amandiers, petits villages aux toits de tuiles, maisons en ruines au bord du fleuve, vieilles barques accrochées à des minuscules pontons... C'est même terriblement romanesque, on s'imagine bien quelques centaines d'années en arrière, avec les contrebandiers qui traversent le Guadiana, de nuit, pour faire passer des cigarillos de l'autre côté de la frontière...

 

Pas besoin d'imagination pour apprécier nore mouillage, environ 25 km à l'intérieur des terres. Le tableau est idyllique: au détour d'un méandre il y a de chaque côté de la rivière un joli village aux maisons blanches, adossé aux collines jaunes et sèches parsemées des taches gris-vert des oliviers, chacun avec sa forteresse qui surplombe le fleuve. Il faut encore ajouter à l'image le vert plus clair des herbes qui poussent au bord de l'eau, les couleurs vives des voiliers au mouillage, 10-07-23 - sanlucarle bleu du ciel et les jolies formes des deux moulins qu'on aperçoit côté espagnol. 

 

Les deux villages qui bordent le fleuve sont à la hauteur du paysage. Du côté espagnol, à Sanlucar de Guadiana, on a l'impression de se trouver dans un décor de cinéma, un croisement entre l'Andalousie profonde de Garcia Lorca et les villages fantômes des westerns spaghettis: rues désertes, murs blancs épais, grilles aux fenêtres, portails qui grincent, rues poussiéreuses parmi les oliviers... On pourrait presque entendre les volets se fermer sur notre passage et imaginer les regards soupçonneux des rares passants. Seuls le pavage des rues, un peu trop neuf, et les voitures, assez nombreuses, gâchent un peu cette ambiance très irréelle.

 

10-07-23 - alcoutimDu côté portugais, Alcoutim est village très pittoresque aussi mais dans un sens très différent. Les rues irrégulièrement pavées à peine carrossables, les fleurs aux fenêtres, le vieux château fort, la petite église et les vieilles femmes qui papotent assises sur un banc pourraient donner l'impression de se balader dans un endroit figé dans le passé, oublié au fond de la campagne portugaise, mais en réalité on a la sensation qu'à Alcoutim le présent se mélange très bien au passé, et que les touristes (beaucoup de plaisanciers) se mélangent très bien aux habitants. Il y a autant d'enfants que de personnes agées, et il paraît tout aussi naturel de se perdre dans les petites ruelles que de se connecter au hot-spot wifi du centre culturel, aussi normal d'aller écouter un concert de musique brésilienne sur la place du village que de regarder le fleuve couler depuis un des petits bars qui vendent de la bière et de la sangria.

 

C'est un endroit un peu hors du temps, où on aurait bien passé quelques jours de plus, mais il faut bien continuer et nous devrions donc partir d'ici peu pour Cadiz.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 11:03

10-07-19 - lisbonneNotre première semaine au Portugal a été plutôt active (d'où l'inactivité sur ce blog pendant ce temps). Nous étions mouillés à Cascais, à l'embouchure du Tage, ce qui est un excellent point de départ pour visiter Lisbonne, qui se trouve à quelques kilomètres, et sa région.
Nous avons beaucoup aimé Lisbonne. On y trouve un peu de tout : des rues commerçantes animées et touristiques (mais pas trop) et aussi des ruelles étroites pleines d'escaliers, de vieux immeubles couverts d'azulejos (ces carreaux de céramique à motifs souvent bleus) et de linge pendu aux fenêtres; il y a des grandes places parcourues par les tramways jaunes caractéristiques et des jolis points de vue sur les collines qui parsèment la ville, et puis il y a beaucoup de musées et de bâtiments anciens à visiter: le château de São Jorge, la tour de Belem, le musée de la marine... Mais on retiendra surtout le monastère des Jéronimos, magnifique exemple de l'architecture manuéline typique du Portugal, avec un cloître où la pierre dorée, taillée en dentelle, forme des motifs incroyables.

 

10-07-19 - tramway

 

10-07-19 - jeronimos

 

10-07-19 - sintra

Pour continuer dans nos visites de vieilles pierres - nous étions un peu en manque après notre séjour dans le nouveau monde - nous sommes allés à Sintra, non loin de Lisbonne, qui concentre un nombre incroyable de palais royaux, de forme et de style variés. Nous y avons visité la construction la plus ancienne: le "castelos dos mouros", ensemble de fortifications construites par les maures au Xème siècle et restaurées au XIXème. C'est un endroit qui réveille en nous l'enfant qui a joué aux chevaliers et contruit des châteaux-forts en lego: on grimpe les escaliers en grosses pierres, on parcourt le chemin de ronde, on observe les environs entre les créneaux, on se cache dans les tours de garde... La forêt dense d'où émergent les murailles ajoutent encore à l'aspect magique du lieu.

 

 

 

 

 

 

10-07-19 - cascaisCette escale au Portugal est également l'occasion de se replonger dans l'ambiance "vacances d'été dans une station balnéaire". La version haut-de-gamme, à Cascais: petites plages au coeur de la ville et barques de pêcheurs, rues piétonnes pavées animées et maisons rénovées, avec ce qu'il faut d'azulejos et ornements divers pour leur donner l'air tellement pittoresque que ça en devient à peine crédible, mais c'est charmant quand même. La baignade dans les eaux de l'Atlantique est un peu plus difficile qu'aux Antilles mais aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est la moitié parisienne de l'équipage qui s'est jetée à l'eau (plusieurs fois!) tandis que la moitié nantaise restait frileusement à se chauffer au soleil dans le cockpit.
10-07-19 - portimaoMaintenant nous testons la version "tourisme de masse" à Portimão, à l'occasion d'une escale technique: plages interminables, rangées d'énormes immeubles aux multiples étages non moins interminables, rue commerçante remplie exclusivement de restaurants, magasins de souvenirs et vendeurs de maillots de bain... même les nombreux hôtels de luxe n'arrivent pas à contrecarrer l'impression sinistre et impersonnelle que dégage cet endroit.
Heureusement, nous ne devrions pas rester très longtemps ici et nous devrions très prochainement (demain, probablement) reprendre la mer pour nous diriger vers Vila Real de Santo Antonio, non loin de la frontière espagnole.

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