Nous sommes partis (enfin!) vers 14h30 mardi. Le vent soufflait dans la bonne direction, pas trop fort, il faisait beau et chaud. Tout allait donc bien, jusqu'à ce que le mal de mer se fasse ressentir. On était encore en vue des côtes que j'étais déjà couchée dans les cockpit, et Axel, s'il résistait un peu mieux que moi, ne faisait pas vraiment le malin non plus. Heureusement, dans notre grande prévoyance, nous avions fait la cuisine avant de partir, nous avons donc quand même pu manger quelque chose.
L'après-midi fut principalement consacrée à la lutte du cerveau et de l'oreille interne, qui impose une position couchée et n'a pas laissé place à d'autres activités. Des opérations aussi basiques qu'aller aux toilettes ou se brosser les dents nécessitent une grande auto-motivation et un long moment de récupération (position "baleine échouée") ensuite.
Par contre, le soir venu, il a bien fallu s'organiser pour les quarts de nuit. Heureusement pour moi, j'ai découvert qu'on peut veiller allongée: il suffit de se redresser toutes les 15 minutes, vérifier qu'il n'y a pas de lumières à l'horizon, et hop on peut se recoucher. L'évènement principal de mon quart fut l'apparition d'une grosse tâche orange très lumineuse à l'horizon. Aucune de mes hypothèses (une très grande voile? des fumigènes?) ne me paraissant crédible, j'ai réveillé Axel qui a identifié la chose au bout de quelques secondes : c'était la lune qui se levait...