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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:25

Sauf annonce d'une nouvelle tentative de lancement d'Ariane 5 avant ce soir, nous devrions quitter la Guyane demain pour nous diriger vers les Antilles, et plus précisément les Grenadines.

 

Les dernières notes sur la Guyane et la suite de la série sur la pêche seront donc publiées dans environ une semaine, sous les cocotiers des Caraïbes...

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:06

Voici le deuxième épisode de cette série sur la pêche. On parle maintenant du moment délicat où le moulinet émet ce cliquetis caractéristique qui indique qu'un poisson est en train de tirer à l'autre bout de la ligne. Le stress est alors à son comble car cela ne veut pas dire que nous aurons du poisson au dîner, le nombre de poisson ramenés à bord étant largement inférieur à la quantité qui goûtent nos leurres...

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 15:11

Voici une nouvelle série de dessins, cette fois sur la pêche à la traîne telle qu'elle est pratiquée à bord de Coyotico.
Le premier épisode (sur quatre prévus) concerne la première étape de la pêche, et généralement la plus longue: il s'agit des techniques déployées pour inciter les poissons à mordre à l'hameçon...

 

Comme d'habitude, toute ressemblance avec des personnes existantes est un vrai coup de bol!

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 20:41

Face à cette rumeur persistante - tout le monde nous en parle! - nous avons décidé de mener l'enquête.
 
10-04-11 - kourouLa ville en elle-même ne correspond pas vraiment à l'idée qu'on pourrait se faire du "port spatial de l'Europe". C'est un assemblage hétéroclite de quartiers divers : le vieux bourg et ses maisons basses, souvent en bois, le "bidonville brésilien" et ses maisons en tôle, les quartiers de logements sociaux et leurs immeubles à deux étages tout neufs, et plein d'autres quartiers aux contructions plus ou moins salubres nommés d'après leur population (quartier "Saramaca" pour les descendants des noirs marrons, quartier Amérindien). Le tout s'étale autour du des trois boutiques qui forment le centre-ville.
 
Malgré cet aspect peu encourageant nous avons persévéré dans notre étude et nous sommes allés visiter le Centre Spatial Guyanais. Là, on rentre dans une autre ambiance en commençant par les mesures de sécurité: ouverture des sacs (y compris les poches latérales), fouille de chaque visiteur avec un détecteur à main... on se croirait presque dans un aéroport. Les nombreux comptages du groupe et les messages réguliers transmis par la guide via sa radio ("nous quittons la zone de lancement Ariane 4, nous nous dirigeons maintenant vers le CDL3") ne sont pas fait pour dissiper cette impression.
 
10-04-11 - ecransPar contre, les bâtiments que l'on voit depuis le bus sont loin de l'image ultra-moderne et perfectionnée qu'on associe habituellement à l'industrie spatiale: ce sont des grands hangars qu'on dirait faits de tôle ondulée, perdus au milieu de terrains envahis par la végétation. Il faut toute l'éloquence de la guide pour nous convaincre que il y a dedans des salles propres pour la manipulation des satellites, et qu'on y assemble les éléments d'Ariane 5.
Les salles de contrôle n'ont pas non plus un look très moderne avec leurs ordinateurs qui datent des années 80 (eh oui ils sont plus durables que nos PC de bureau) même si les diverses horloges au mur (heure locale, TU, horloge du décompte) et l'alignement d'écrans ont un fort pouvoir suffestif : on imagine bien l'effervescence des dernières vérifications avant l'heure H.
 
10-04-11 - rails

 

10-04-11 - tourC'est la zone de lancement d'Ariane 4 (celle d'Ariane 5 était innaccessible pour cause de lancement imminent), bien que désaffectée, qui est la plus impressionnante. On peut voir les deux voies ferrées séparées par une route qui servent à remorquer la fusée depuis les bâtiments de préparation, la base sur laquelle la fusée repose au moment du lancement, les parafoudre, la grande tour mobile qui permet de remplir les réservoirs d'oxygène et d'hydrogène liquides et de charger le programme de lancement dans le cerveau électronique de la fusée, et aussi le chateau d'eau qui sert à déverser des milliers de m3 d'eau sur la base de lancement au moment du décollage, pour protéger la base de la chaleur et la fusée des vibrations sonores.
 
Bref, à l'issue de cette visite nous étions prêts à croire qu'une fusée allait décoller ce vendredi 9 avril, comme annoncé par le CSG. Le soir du décollage, nous nous sommes donc rendus sur une colline proche de Kourou, située à environ 12km de la base de lancement et aménagée spécialement pour l'observation de la fusée, avec écran géant pour retransmettre le compte à rebours. En plus du compte à rebours on voyait aussi la liste des paramètres à vérifier avant d'autoriser le lancement (météo, état de la fusée, absence d'avions ou de bateaux autour de la zone de décollage...), en vert s'ils étaient validés et en rouge s'il y avait un souci. 
10-04-11 - fuseeLe décompte, entamé un peu avant l'heure annoncée, s'est tout d'un coup arrêté à - 7:00 minutes, et le paramètre "ensemble de lancement" est passé au rouge. Au bout de vingt minutes d'arrêt du décompte les enfants s'étaient désintéressés depuis longtemps de cette histoire de fusée tandis que les adultes surveillaient avec anxiété ces quatre chiffres qui refusaient obstinément de bouger. Puis, miracle! le compte à rebours est reparti et on a vu s'égrener les minutes et les secondes. A moins d'une minute tous les appareils photos et camescopes étaient sortis, la mise au point faite sur le petit point lumineux qu'on apercevait au loin et l'excitation à son comble. A 42 secondes le paramètre "ensemble de lancement" est repassé au rouge et le décompte s'est arrêté. C'est sans trop d'espoir que nous avons attendu encore - la fenêtre de lancement n'étant pas encore close, le lancement était toujours théoriquement possible - mais lorsque le président d'Ariane Espace a annoncé que le lancement n'aurait pas lieu pour cause de "problème de pressurisation sur les boosters", on a tout de même été très déçus.
 
Conclusion de tout ça, on ne sait toujours pas s'ils lancent vraiment des fusées depuis Kourou ou s'ils font seulement très bien semblant...

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 22:10

Nous avons passé le week-end de Paques à Cayenne, chez des amis qui nous ont permis de découvrir la capitale de la Guyane et ses environs. Chantal et Paulo, si vous nous lisez, merci encore pour votre accueil!

 

10-04-06 - marchecayenneNous avons commencé par visiter le centre-ville, avec ses vieilles maisons à arcades et balcons qui bordent les rues commerçantes et les places ornées de palmiers. Les trottoirs comme les bâtiments ne sont pas toujours dans un état impeccable (il n'est pas toujours sans risque de se balader le nez en l'air) mais le vieux centre est plutôt agréable, avec de temps en temps des taches de couleurs vives (jaune, orange...) lorsqu'une maison a été restaurée.

Le centre de l'animation le samedi matin se situe au marché. Tous les stands de choses comestibles (on ne distingue pas toujours bien ce qui est fruit et ce qui est légume) sont tenus par des Hmong, dont la communautée basée au sud de Cayenne s'occupe de la quasi totalité de l'agriculture guyanaise. Entre les formes bizarroïdes de beaucoup de produits et le type asiatique des vendeurs on pourrait se croire en Extrême-Orient plutôt qu'en Amérique du Sud... heureusement les prix (même pour la production locale) sont là pour nous rappeler que nous sommes bien dans un département d'Outre-Mer. Mais l'exotisme, l'animation, la profusion de couleurs vives (rouge, jaune, vert, et même violet pour les patates douces) font oublier ce petit inconvénient - au moins pour le touriste de passage.

 

10-04-06 - routecacaoNous avons ensuite pris une route qui s'enfonce dans l'intérieur des terres, pour aller visiter le village de Cacao, un des villages Hmong créés par des réfugiés politiques dans les années 1970. Cela a été l'occasion d'avoir un bon aperçu de la forêt tropicale guyanaise, d'autant plus qu'au contraire des quelques autres routes qui traversent la région, celle qui mène à Cacao est dans un état de délabrement avancé. Selon les endroits on a la version "goudron plein de trous" ou bien la version "piste de terre avec des plaques de goudron", la transition entre les deux étant parfois subtile. Conduire une voiture dans ces conditions relève du parcours d'obstacle, surtout quand les flaques d'eau masquent la profondeur réelle des trous, et nous avons donc eu tout le loisir d'admirer la végétation incroyablement luxuriante qui borde la route. Feuilles, fleurs, arbres, lianes, palmiers divers et variés se mèlent pour former une masse verte et compacte.
Grâce à nos guides nous avons pu apprendre à reconnaître quelques espèces: le palmier Awara qui donne des fruits très utilisés dans la cuisine guyanaise, le ficus étrangleur qui se développe autour d'un arbre support jusqu'à le faire mourir, le balisier qui donne des belles fleurs rouges, l'arbre du voyageur et ses palmes en forme d'éventail... mais ce n'est évidemment qu'une microscopique fraction de l'immense diversité qu'on trouve dans la forêt tropicale. 10-04-06 - forêtLes fréquentes averses (torrentielles) et la brume que l'on aperçoit au-dessus de la forêt lorsqu'on se trouve un peu en hauteur achèvent de créer l'ambiance.

 

C'est dans ce décor que se niche le petit village de cacao, mélange de vieilles maisons en bois (souvent sur pilotis et avec un balcon au premier étage) et de bâiments plus modernes, tous noyés au milieu de la végétation d'où émerge de temps en temps un arbre fruitier reconnaissable, un enclos à poule ou un gros tracteur. Là encore c'est autour du marché que gravite l'animation du village - au moins le dimanche, jour des touristes. On peut y trouver des broderies typiques, d'autres objets d'artisanat d'aspect plus ou moins authentique et surtout, plusieurs petits stands qui vendent des spécialités laotiennes, dont une soupe aux pâtes qui semble être la base de leur alimentation.

 

10-04-06 - cacaoPlus "local" on trouve aussi à Cacao un petit musée sur les insectes guyanais, en particulier les papillons et les araignées. Nous avons appris à cette occasion que les mygales guyanaises sont les plus grandes (jusqu'à 25 cm!) mais les moins dangereuses du monde, et qu'on peut les manipuler certaines d'entre elles dans tous les sens sans déclencher de réaction agressive, malgré leurs crocs qui font jusqu'à deux centimètres de long, et leur venin tout à fait opérationnel. Pour nous convaincre, le guide a sorti plusieurs specimens de taille tout à fait respectable et les a fait courir sur ses mains et son T-shirt. Je ne suis pas sûre qu'il ait complètement vaincu la répugnance de tout son public, mais il est certain que l'expérience modifie un peu l'image qu'on se fait de la mygale. En tout état de cause, on ne verra plus jamais "un indien dans la ville" et Fort Boyard de la même façon.
Tout comme pour les araignées, la caractéristique la plus impressionnante des insectes guyanais est leur taille - ce qui apparaît plutôt sympathique lorsqu'il s'agit des magnifiques papillons bleus qu'on appelle Morpho mais un peu moins lorsque l'on voit des cafards géants ou autres bestiole à antennes sur-dimpensionnées (il existe en particulier une sorte de guêpe qui s'attaque aux mygales sus-citées, vous imaginez la bête).

 

10-04-06 - paletuvierNous avons continué notre étude de la flore et de la faune guyanaise lorsque nous sommes revenus sur Cayenne, cette fois pour explorer les rivages - plage et mangroves - de la péninsule de Cayenne.
Les palétuviers qui poussent dans des zones où l'eau de mer pénètre sont très impressionnants avec leurs racines aériennes (d'ailleurs, saviez-vous que certaines espèces filtrent le sel directement au niveau des racines, tandis que d'autres le rejettent par leurs feuilles?) mais ce qui nous a fait sortir à la tombée de la nuit et au lever du soleil, et parcourir les plages de Cayenne en long et en large, ce sont les tortues luth. En effet, c'est la saison de la ponte et ces énormes tortues viennent tous les jours avec la marée montante pour pondre et enterrer leurs oeufs sur la plage. Malheureusement, en ce moment la marée est très bien synchronisée avec la nuit, ce qui fait que malgré toutes nos déambulations sur les plages nous n'avons vu que les nombreuses traces du passage des tortues: l'aller-retour en forme de pneus de tracteur, et la zone de ponte où le sable est retourné sur environ 1m50 de diamètre. Axel seulement a entr'aperçu une tortue au moment où elle rentrait dans l'eau, malheureusement je ne regardais pas au bon endroit à ce moment-là et le temps que je tourne la tête elle avait disparu dans les vagues.
En guise de lot de consolation on a tout de même pu admirer (de loin) quelques ibis rouges, qui forment un beau tableau sur le fond de vase beige et de mangrove verte où ils cherchent leur nourriture.

10-04-06 - tracestortues

 

10-04-06 - pluieDepuis, nous sommes revenus à Kourou, où nous sommes en train de nous rendre compte de la signification deu terme "saison des pluies". Jusqu'à présent, les quelques averses quotidiennes, certes diluviennes, mais espacées nous avaient portés à croire que cette histoire de pluie avait été largement surestimée. Mais depuis cette nuit la pluie tombe sans interruption, avec une intensité qui varie entre la grosse pluie qui mouille et le déluge qui applatit l'eau de la rivière et résonne sur le toit du bateau. Temps peu riant donc, mais c'est l'occasion remplir nos soutes. Tous les récipients disponibles ont été sortis: seaux, casseroles, poêles, bassines, et même la cocotte sont mis à contribution pour récupérer l'eau qui dégouline le long des tauds. En ciré et maillot de bain on créé des gouttières, on filtre, on transvase des casserole aux bidons et des bidons aux soutes, au fur et à mesure que nos réservoirs de fortune se remplissent (c'est à dire très rapidement). A ce rythme là nos deux soutes vont bientôt être pleines, avec suffisemment d'eau en plus pour pouvoir faire toute notre lessive - il ne restera plus qu'à trouver un moyen de faire sécher le linge...

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:35

2010-04-01 - pluieLa navigation de João Pessoa à Kourou s'est faite sous les nuages: nous avons dit adieu aux grands ciels bleus du Brésil et sommes rentrés dans une zone de grains, avec rafales, pluies diluviennes et vents relativement faibles. Moins agréable, cela a tout de même permis à Axel de manoeuvrer un peu plus que pendant la traversée de l'Atlantique : prendre des ris, larguer des ris, mettre le tangon, enlever le tangon...  Sans oublier: ouvrir les capots et les hublots, fermer les capots et les hublots au gré des averses.
 
A part cela, nos occupations ont été celle de toute traversée: lecture, repas, sieste, pêche, contemplation de l'horizon ou des étoiles selon l'heure de la journée. Nous avons d'ailleurs vu disparaître progressivement la constellation de la croix du sud, qu'on a définitivement perdue au milieu de la traversée lorsque nous sommes revenus dans l'hémisphère nord.
2010-04-01 - thonLe seul évènement marquant est dû à la pêche, puisque nous avons réussi à attraper un énorme thon, si gros qu'il a fallu se mettre à deux pour le remonter à bord. Il nous a nourrit pendant quelques jours, mais malheureusement le temps trop humide ne nous a pas permis de le faire sécher convenablement et il a fallu en jeter une bonne partie. Pour la prochaine traversée, c'est promis, on répare la cocotte et on fait des conserves.
 
Bref, malgré le temps irrégulier la navigation a été plutôt paisible (même si relativement lente, bien qu'on ait eu du courant favorable), même de mon point de vue car nous avons eu du vent arrière pendant la majeure partie, ce qui est une allure particulièrement confortable.
 
2010-04-01 - ilessalutL'arrivée à Kourou, par contre, a été un peu plus sportive. Le vent est devenu suffisemment fort pour qu'on sorte le foc 1 (pour la première fois depuis notre départ) et dès le petit matin, Axel m'avait préparée au pire en m'expliquant la difficulté de naviguer avec un vent fort, une mer hachée, des vagues qui déferlent, du courant, des fonds peu profonds et des bancs de sables un peu partout. Il a conclu en disant "et si on part au surf et que le bateau met le mat dans l'eau, accroche-toi bien même si tu as l'impression qu'il ne va jamais se relever". Gulp. Autant dire que malgré la très faible probabilité de cette éventualité j'étais très motivée pour faire des allers-retour toutes les trois minutes entre la table à carte et le cockpit pour étudier avec attention la carte et diriger le plus précisément possible Axel, qui était à la barre.
Nous sommes tout de même arrivés à bon port sur la rivière Kourou, où nous nous sommes mis au mouillage faute de place au ponton. Pour fêter l'occasion, nous avons même rangé notre drapeau français tout délavé et tout déchiré et accroché un flambant neuf.
 
2010-04-01 - kourouMais pour nous qui nous attendions a retrouver la civilisation dans le centre économique de Guyane française, la déception a été grande: de la rivière on ne voit que de la mangrove et des arbres, quelques bateaux qui rouillent au ponton ou qui se décomposent dans la vase qui borde la rivière, et un ou deux bâtiments bas qui auraient l'air un peu miteux même au Brésil. Pire encore, on ne capte pas un seul wifi du bateau! Le lancement de la fusée Ariane d'ici paraît comme une vaste blague (c'est sûr, ils n'ont que des studios de cinéma et c'est Kubrick qui a filmé les lancements).
Mais tout ceci n'est qu'une impression depuis le mouillage, il est probable qu'une fois à terre l'apparence de la ville sera différente (d'ailleurs, si vous lisez ceci c'est qu'il y a au moins un café internet, tous les espoirs sont permis!)

 

 

2010-04-01 - drapeau

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:34

10-03-17 - marinaNous venons de passer notre dernière semaine au Brésil dans le mouillage de Jacaré sur le rio Paraiba, non loin de João Pessoa qui se trouve à la pointe est de l'Amérique du Sud.

Cette semaine a été l'occasion de profiter une dernière fois de tout ce qui fait le charme du Brésil: la musique à fond, qu'on entend même depuis le mouillage - en particulier le week-end entre minuit et quatre heures du matin; la plage, la mangrove et les cocotiers; la petite ville avec des beaux bâtiments coloniaux et des rues animées par les vendeurs de bricoles; les jus de fruits et la caipirinha; sans oublier les formalités interminables.


10-03-17 - joao pessoaIl y a tout de même quelques variations: en plus des rythmes de samba on a eu la surprise d'entendre tous les soirs à 17h15 le boléro de Ravel joué au saxophone; au contraire de ce qu'on voit à Salvador, les rues de João Pessoa ne sont pas encombrées de touristes et les policiers qui patrouillent ne sont équipés que d'une matraque (ceux de Salavdor ont en plus deux pistolets et un gilet pare-balles). Quant aux formalités de sortie du territoire, elles sont faites dans des bureaux aux heures d'ouverture aléatoires (il faut parfois secouer la grille du bâtiment pour qu'on vienne nous ouvrir) et par des gars en marcel et short tâché (dire qu'on se met en pantalon-chemise-chaussures fermées pour venir!). Autre nouveauté: le train, qui dessert quelques villes le long de la côte. Il fonctionne plutôt bien, avec un taux de retard à peine plus grand que celui de la RATP et une seule panne constatée lors de notre séjour.


On a aussi profité de cette dernière escale avant le retour à l'hémisphère nord pour faire un peu de bricolage sur le bateau (entre autres il a fallu mettre une deuxième drisse pour le génois, car que celle que nous avons mise à Salvador s'abîme vite, on en a maintenant une de secours) et sociabiliser (le bar de la marina étant une excellente base pour papoter avec les nombreux français et quelques étrangers qui fréquentent la marina et le mouillage).
10-03-17 - nousOn a aussi fait pas mal de sport, grâce au fort courant qui a la fâcheuse manie de nous entraîner loin de là où on veut aller (la terre ou le bateau, selon le moment de la journée). Après un épisode peu glorieux où nous voyant en difficultés, deux plaisanciers généreux sont venus nous remorquer jusqu'à Coyotico, nous avons décidé de 1. attendre l'étale pour faire des trajets à la rame et 2. réparer le moteur de l'annexe. La deuxième résolution n'a hélas pas pu être accomplie jusqu'à présent, pourtant ce n'est pas faute d'y avoir passé du temps (je parle d'Axel, là, bien sûr).


Nous sommes maintenant fin prêts à faire les 1400 miles qui nous séparent de la Guyane Française (autant que pour traverser l'Atlantique!). Il paraît que le vent et le courant sont avec nous, mais après notre dernière traversée, je demande à voir!

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:28
Et voilà le dernier épisode, cette fois sur la popote à bord. J'ai essayé de représenter un personnage masculin (avec beaucoup de difficultés, Axel n'étant pas un modèle patient!) car en traversée c'est Axel qui s'occupe de faire à manger (l'épisode 2 explique pourquoi...).
Pour une meilleure compréhension, il faut savoir que c'est la cale qui nous sert de frigo, et quand l'eau est à 29°, le pouvoir réfrigérant est assez limité...
petitstracas3

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 21:18
Deuxième épisode de la série: le mal de mer (forcément, je ne pouvais pas passer à côté).
Le premier épisode est .
petitstracas2

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:28
Voici un petit dessin, le premier d'une série de trois (en théorie, si je ne me dégonfle pas avant de les avoir terminés), qui donne ma vision (subjective!) de ces petites choses qui font qu'on est content d'arriver au port à la fin d'une grande traversée...
Premier épisode: économiser l'eau douce.

petitstracas1

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